FACULTÉS INTELLECTUELLES
leur, le repos et le mouvement ; pratiquer en un mot la loi d'oscillation (Despine);
A apprendre à subordonner l'imagination à l'intelligence ;
A développer l'intelligence et à faire soigner l'éducation ;
A empêcher de s'occuper avec un soin excessif de sa personne et de l'existence physique, et de se renl'ermer dans l'égoïsme qui même à l'hypocondrie, et à maintenir une corrélation entre les occupations physiques et morales et les dilTérentes heures du jour et de la nuit.
Le médecin doit, en outre, quelquefois rappeler aux individus mal pondérés que si la vie confère des droits, elle impose aussi des devoirs.
L'oubli de ces principes et la façon d'être déplorable de pères, mères, maris et femmes, mènent si souvent aux affections mentales et nerveuses, que je ne saurais trop appeler votre attention sur ces divers points dans votre pratique médicale.
Revenons à l'étude des facultés dont le médecin doit connaître le fonctionnement, atin d'être à même de donner des avis lorsqu'il redoute chez un de ses clients l'évolution d'une maladie mentale ou nerveuse.
Notre entendement se compose, vous le savez, de facultés intellectuelles et morales, et il faut yjoindre les penchants inférieurs et les facultés industrielles et artistiques.
Les facultés intellectuelles comprennent :
La perception, la mémoire, la parole, l'attention, le raisonnement, le jugement, l'imagination et le libre arbitre. Les facultés morales comprennent :
Les sentiments affectifs, la vénération, l'ambition, le courage, la volonté, l'estime de soi, la bienveillance, la sociabilité, le sentiment du merveilleux, la pudeur, le sentiment du beau, le sentiment du bien et du mal ou sens moral.
Nous devons tenir compte des penchants inférieurs et des instincts conservateurs dont les manifestations dominantes sont si fréquentes dans les affections mentales et nerveuses : le besoin d'alimentation, l'instinct génésique, le savoir-faire, la dissimulation, le sentiment de la propriété, l'instinct de destruction, l'irascibilité.
Soyez convaincus, Messieurs, que ces facultés et ces penchants