PENCHANTS INFÉRIEURS
aliénés et qui m'en parlaient à chaque visite que je leur faisais.
8" La résolution, la fermelé de caractère sont bien souvent diminuées; ces individus sont craintifs, pusillanimes, irrésolus, on a beaucoup de peine à obtenir d'eux un acte de volonté et de décision pour travailler ou pour lutter contre les entraînements au mal.
9" V humeur est très iiiétjale et passe d'un extrême à l'autre. Sandras a dit avec raison de ces individus : « que c'étaient des gens des extrêmes passant de la gaieté à la tristesse et réciproquement. > Cette disposition rend ces individus très peu sociables.
C. E/iide des peuchauts inférieurs. — L'instinctivité est fréquemment développée d'une façon excessive; on observe souvent, dès l'enfance, de la perversion dans la manifestation des actes instinctifs.
1° \J instinct de destruction est quelquefois anormalemtmt développé ; on voit de ces individus détruire sans raison des animaux inoffensifs ou des objets usuels.
J'ai été consulté pour un jeune homme qui déchirait des toiles de tableaux et les mettait au feu.
"i" Ils sont parfois très rusés, dissimulés et vagabonds. Ils sont souvent voleurs ou chipeurs; j'en ai connu un qui avait volé et puis collectionné un certain nombre de pièces d'argent et de billets sans s'en servir et qui les avait enveloppés, étiquetés et rangés avec ordre dans une boite.
Il devint sujet à des absences épileptiques et à du somnambulisme. Un autre, très riche, avait volé des pots de pommade à trente centimes et des bottines de femme.
Une jeune fille de quatorze ans volait la domestique de sa mère.
8" La tendance à boire des liqueurs alcooliques est un des symptômes que l'on observe chez ces individus, aussi bien chez les femmes, ciiez les jeunes filles que chez les hommes, et il n'est pas étonnant que les excès de boissons augmentent leur surexcitation et les poussent à la colère. J'ai été consulté pour des jeunes filles de la meilleure société qui buvaient en cachette des liqueurs fortes et même des eaux dentifrices ; un de mes maîtres envoyait récemment à ma consultation une jeune femme qui, après avoir présenté