INFLUENCE DES DOULEUKS SUR LA FOLIE
En décembre, elle ne se sent pas encore maîtresse d'elle-même, comme autrefois, mais îlle se rappelle co ([n'clie a dit et fait; ne rêve plus être dans l'eau, n'a plus d'idées do suicide et commence à comprendre l'exagération de ses idées. — 9 cciiligr.
Après l'injection elle éprouve une sensation de chaleur et de hicn-ètre rpii lui permet le travailler. La dose est élevée progressivement jusqu'à HO centigr. pai' jour en deux "ois. A cette dose, toute trace de délire cesse. La malade la supporte bien, quoiqu'elle iommence à éprouver des nausées. La dose est maintenue quinze jours, puis abaissée iropressivement jusqu'au 20 mai 1877. Le l" juin la médication est suspendue. La maade va bien; elle recoimaît avoir été malade et nous raconte toutes les idées déli- •antes qu'elle a eues et les sensations qu'elle a éprouvées. Elle sort le IT» juin 1877.
Juillet 1880. Depuis sa sortie, la guérison ne s'est pas démentie; elle est venue me roir plusieurs fois à la Salpêtrièrc. Elle s'est mariée il y a un an.
Obs. XL. — Homme de cinquante et un ans. Depuis six ans, douleur à la base du i-land, survenant tous les jours, accompagnée de teinte violacée et de chaleur de l'ori-ane. La douleur se porte dans les lombes. Elle dure quelquefois douze heures; elle 'absorbe, et il ne sort plus de chez lui. 11 est devenu, depuis quelque temps, morose, lypochondriaque, et ne pense plus qu'à sa douleur. )1 a déjà eu quelques hallucinations "ngaces. 11 ne peut plus avoir de rapprochements sexuels, à cause de la douleur.
Obs. XLL — Homme de cinquante-quatre ans. Depuis neuf mois, érections contiluelles très douloureuses, qui ont déterminé un commencement d'hypochondrie.
Chez une antre malade, les accès de folie ont toujours été précédés par une sensation d'engourdissement qui va et vient dans tout ^on corps; chez un autre, par une sensation d'impatience générale ]ui passe dans le tronc et dans les membres.
Dans tous les cas, ces douleurs et ces phénomènes pénibles sont e point de départ des conceptions délirantes ; et c'est surtout l'idée l'élcctiicité, de physique, de coups, de secousses, envoyés par des nconnus ou des ennemis, qui est prédominante.
Ces états névropathiques existent souvent dansla folie simple, qui ^st caractérisée par delà lypé manie, avec angoisses, hallucinations et M'oyances à des influences extéiieui-es, par de l'excitation luaniaque
i)ar (le riiypochondrie; et ils peuvent conduire à tontes les consépiences de la folie la mieux caractérisée et la plus compliquée. Cette ariété de folie est la plus facile h guéiir avec les injections sous- Mitanées de chlorhydrate de luorphine aux doses élevées que vous ne voyez employer.