DIXIÈME LEÇON
De la folie sympathique — Altérations du ganglion semi-lunaire.
Messieurs,
Nous avons étudié la folie congestive, la folie par anémie simple et celle par dégénérescence athéromateuse des vaisseaux ; enfin la folie sensorielle. Nous voici parvenus à une classe de vésanies tjui n'est pas la moins intéressante, je veux parler de la folie sympathique.
Cette folie sympathique prend sa source dans le trouble d'un organe plus ou moins éloigné et sans relations fonctionnelles avec le cerveau, trouble dont la réflexion sur l'encéphale détermine la folie. Elle est plus fréquente qu'on ne le suppose ordinairement; sa marche est très lente, insidieuse, obscure. La cause premièreen est souvent très difficile à découvrir, et vous ne sauriez croire, messieurs, ce qu'il y faut quelquefois mettre de patience. C'est dans ces cas que l'on voit combien il est nécessaire pour le médecin aliéniste de connaître la médecine générale, afin de ne laisser échapper aucune lésion et aucun trouble, si légers qu'ils puissent paraître au premier abord.
Il ne faut point, messieurs, confondre la folie sympathique avec la folie symptomatique qui toujours, et c'est sa marque spéciale, est produite par des lésions intra-crâniennes, ainsi, 'par exemple, qu'elles soient d'origine syphilitique ou qu'elles reconnaissent toute autre cause.
Il faut, comme nous le disions plus haut, réserver le nom de folie sympathique à ces troubles mentaux déterminés par la souffrance