‹ Leçons cliniques sur les principaux phénomènes de l'hypnotismeChapitre 28 sur 59 · QUATRIÈME LEÇON · texte numérisé non relu

QUATRIÈME LEÇON

SOMMAIRE

des suggestions. — Défini lion ; caractères généraux des suggestions ph ysiologiques chez l’homme sain.

Symptomatologie. Caractères généraux des suggestions liypnoliqnes. — Suggestions négatives. — Suggestions mentales. — Caractères des actes suggestifs.— Etat mental des sujets suggestionnés.

Conditions étiologiques des suggestions. — Suggestions à l'état de veille. — Auto-suggestion. — Suggestions combinées. — Durée des suggestions. — Suggestions au point de vue thérapeutique.

Théorie physiologique des suggestions : suggestions extemporanées ; suggestions à échéance.

Expériences : Suggestions à échéance. — Suggestion d’un crime à accomplir.

Messieurs,

Nous allons aujourd’hui aborder l’examen des phénomènes les plus saisissants de l’hypnotisme : les suggestions, dont l’étude toute récente a été mise en lumière dans ces derniers temps et je dirais même en pratique, grâce aux patientes recherches et à l’esprit d’initiative de nos éminents confrères de l’école de Nancy, MM. les professeurs Bernheim, Beaunis et Liégeois qui, à des points de vue différents, ont donné à ces intéressants problèmes une importance inconnue jusqu’ici.

Qu’est-ce donc que la suggestion ?

Au point de vue des phénomènes hypnotiques, la suggestion est la mise en activité du cerveau d’autrui placé,

par le fait même de l’hypnotisme, dans des conditions spéciales de réceptivité qui le rendent malléable, ductile sous la direction de l’hypnotiseur, comme nous avons vu dans l’état cataleptique la fibre musculaire, docile et soumise, garder toutes les attitudes, même les plus extraplrysiologiques, qui lui sont imposées, et subir passivement, au gré de celui qui la dirige, les inflexions quelconques qui lui sont imposées.

Le sujet suggestionné est donc ainsi expérimentalement actionné par l’incitation d’une volonté extérieure qui se substitue à la sienne, qui le fait penser, sentir et agir comme si c’était lui-même qui entrait en action, et cela, — sans la moindre conscience de ce qui se passe, sans aucun souvenir persistant au réveil et, par conséquent, sans la moindre responsabilité !

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