‹ Leçons cliniques sur les principaux phénomènes de l'hypnotismeChapitre 7 sur 59 · PROCÉDÉS POUR PRODUIRE L’HYPNOTISME · texte numérisé non relu

PROCÉDÉS POUR PRODUIRE L’HYPNOTISME

le lobule de l’oreille, le mamelon, la pulpe d’un doigt pour les voir incontinent s’arrêter de parler, fermer les yeux et s’affaisser sur eux-mêmes en léthargie.

La suggestion à l’état de veille chez des sujets préalablement entraînés est encore un procédé simple et élégant qui permet aux personnes, même les moins expérimentées en ces matières, d’hypnotiser leurs semblables. Il suffit en effet que l’expérimentateur, placé en présence du sujet, lui dise : — Nous allons compter ensemble à haute voix jusqu’à six, et lorsque nous serons arrivés à quatre, vous vous endormirez. — L’effet suit lacauseet, l’expérience étant bien dirigée, réussit toujours. Arrivé au nombre quatre, le sujet ferme les yeux, se renverse

sur son siège et tombe en léthargie.

Tous ces procédés peuvent être indifféremment employés quand on a affaire à des sujets entraînés et disposés à se soumettre aux pratiques de l’hypnotisme ; car, Messieurs, je ne saurais trop vous le répéter, l’hypnotisation ne peut réussir que sur des natures prédisposées. — Jusqu’à présent l’hypnotisation ne s’impose pas, et il faut qu’il y ait de la part du sujet une réceptivité propre, un état spécial de son système nerveux pour subir les actions auxquelles il est soumis. — Il faut qu'il acquiesce de bonne grâce et se soumette volontiers aux pratiques de l’expérimentateur. ♦

Mon procédé { 1). — En présence de l’incertitude des résultats, de la fatigue, de l’attention soutenue qu'il faut déployer pour développer l’hypnotisation chez les sujets

(\) Sur l'état de fascination déterminé chez l'homme à l'aide de surfaces brillantes en rotation par J. Luys. Comptes rendus. Académie des Sciences , 20 août 1888.

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