‹ Leçons cliniques sur l’hystérie et l’hypnotismeChapitre 128 sur 208 · SPASMES INSPIRATOIRES SIMPLES : HOQUET ET RENIFLEMENT HYSTÉRIQUES · texte numérisé non relu

SPASMES INSPIRATOIRES SIMPLES : HOQUET ET RENIFLEMENT HYSTÉRIQUES

Le hoquet et le reniflement hystériques surviennent dans les mêmes circonstances que la toux et le renâclement. Ce sont des syndromes convulsifs rythmiques appartenant surtout, mais pas exclusivement, à l’hystérie infantile. Ils se développent en général brusquement, à l’occasion d’émotions morales ou sans causes apparentes % chez des adolescents de l’un ou l'autre sexe prédisposés à l’hystérie par leurs antécédents héréditaires ou personnels et présentant ordinairement quelques stigmates hystériques, mais n’étant pas sujets, dans la majorité des cas du moins, à de grandes attaques convulsives.

Les deux exemples que je vais faire passer sous vos yeux vous donneront, je l’espère, une idée très précise de ces singuliers accidents :

Obs. III. — Hoquet hystérique. — Victorine P..., blanchisseuse, âgée de dix-huit ans, est entrée à 1 hôpital pour un hoquet incoercible de nature hystérique.

L histoire de cette malade est assez compliquée, mais je crois néanmoins devoir vous en rappeler les principaux détails.

Ses antécédents héréditaires sont mauvais : son père est alcoolique; sa mère est d’un caractère violent, emporté; la moindre contrariété lui donne des colères terribles et des accès de sanglots.

Dès son bas âge, Victorine a été sujette à des attaques syncopales avec contracture des mâchoires. Ces attaques, qui survenaient à la suite de chagrins ou de réprimandes, étaient de courte durée. Deux fois cependant (à six ans et à dix ans), elles se prolongèrent pendant une heure environ. La menstruation s’est, établie sans accidents à quatorze ans, et depuis cette époque elle a toujours été régulière.

La malade a Quitté Bordeaux quinze jours après que cette leçon a été laite, sans que son état, se soit amélioré. Nous n avons pas eu de ses nouvelles depuis son départ.

8 Le hoquet hystérique peut se développer aussi à la suite de traumatismes. M. Lathould a vu se produire un hoquet persistant chez une jeune fille du service- de M Polaillon après l’ ablation d’une exostose sous-unguéale. (Contrib. à l’étude des spasmes traumatiques. J h. doct., Paris, 1880, p. 27.)

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