‹ Leçons cliniques sur l’hystérie et l’hypnotismeChapitre 161 sur 208 · FORMES ET VARIÉTÉS · texte numérisé non relu

FORMES ET VARIÉTÉS

tion hypnotique des personnes qui viennent réclamer nos soins.

Les accidents hystériques persistants, tels que les paralysies, les contractures, les spasmes rythmiques, etc., disparaissent fréquemment par le seul fait de la provocation d’une ou de plusieurs attaques convulsives; mais nous ne sommes pas en mesure d’employer, dans le cas actuel, ce mode de traitement, puisque nous n'avons pas trouvé de zones spasmogènes actives sur le corps de Marie L...

Parmi les procédés d’un usage courant et d’un maniement facile, il nous reste l’électrisation et l’aimantation. Dès aujourd’hui nous essaierons l’aimantation des membres paralysés, et si nous n’obtenons pas des résultats satisfaisants, nous aurons recours à la faradisation. J’espère, sans pouvoir vous l’affirmer, que l’un ou l’autre de ces agents thérapeutiques produira l’effet curatif que nous en attendons h 11 est à peine besoin d’ajouter que nous soumettrons en môme temps la malade à un traitement général dont les toniques et l’hydrothérapie formeront les bases.

L’hémiplégie hystérique ne se présente pas toujours avec la forme que nous venons de constater dans un cas particulier. En réalité, il y en a plusieurs variétés distinctes dont les principales sont :

1° Les hémiplégies partielles ou cliplégies, dans lesquelles les deux membres d’un côté du corps sont paralysés, la face et la langue étant épargnées;

2° Les hémiplégies totales, dans lesquelles certains troubles de la motilité du visage coexistent avec la paralysie des membres du môme côté;

3° Les hémiplégies avec paraplégie ou triplégies, dans lesquelles la paralysie frappe simultanément les deux membres inférieurs et un seul membre supérieur, avec ou sans participation de la face et de la langue;

4° Les hémiplégies alternes, dans lesquelles les troubles de la motilité portent sur les muscles d’un côté de la face et sur les deux membres du côté opposé;

1 Quinze jours après cette leçon, la malade, soumise à quelques séances d’aimantation et de faradisation, quittait l’hôpital, complètement guérie de l’hémiplégie pour laquelle elle y était entrée.

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5° Enfin, les hémiplégies doubles ou quadruplé gics , dans lesquelles les quatre membres sont paralysés.

Je vous dirai quelques mots de chacune de ces variétés dont la description n’a d’ailleurs d’intérêt qu’au point de vue du diagnostic.

1° Les diplégies hystériques sont très fréquentes. Elles ont été fort bien décrites en quelques lignes par U. -IL Todd. « La face et la langue, dit l’auteur anglais, sont épargnées; la paralysie, limitée aux membres supérieurs et inférieurs, est souvent incomplète; les muscles sont habituellement flasques et ne sont pas plus amaigris que ceux du côté opposé; quelquefois l’un ou l’autre des membres paralysés est le siège de spasmes musculaires ou de rigidité cataleptique. Dans la marche, quand la paralysie est assez complète, la jambe est traînée comme un corps étranger et balaye le sol... '. »

La diplégie incomplète, qu’on désigne souvent en France sous le nom d’amyosthénie hémilatérale, s’observe à des degrés divers chez la plupart des hystériques. Elle ne s’accompagne d’aucun trouble fonctionnel grave. Les malades qui en sont atteints ne s’aperçoivent pour ainsi dire pas de l’affaiblissement de leurs membres; ils marchent et travaillent comme si leurs forces étaient égales des deux côtés.

Lorsque la diplégie est plus complète, les membres sont paralysés. C’est alors que les malades marchent, ainsi que l’a indiqué Todd, en traînant la jambe et sont incapables de se servir de leur bras du côté atteint.

Le diagnostic des diplégies hystériques est en général très facile. On pourrait les confondre avec les hémiplégies partielles succédant à certaines lésions destructives limitées de l’écorce des hémisphères cérébraux. Mais les diplégies symptomatiques des lésions corticales sont rares et, de plus, une fois constituées, elles évoluent exactement comme les hémiplégies d’origine capsulaire, c’est-à-dire qu’elles s’accompagnent, dès le début, d’exagération des réflexes tendineux, et, plus tard, de contracture secondaire et de trépidation épileptoïde. L’absence de ces symptômes dans un cas de diplégie durant depuis quelques semaines suffirait à elle seule pour rendre très vraisemblable le diagnostic de diplégie hystérique. Dans un cas douteux, l’étude des antécédents des malades, l’état de la sensibilité de la peau et des muqueuses, l’exploration des champs visuels fourniraient de précieux éléments de distinction.

1 Robert-Benlley Todd, Clinical Lectures, 2° édit. Londres, 18G1, p. 771.

HÉMIPLÉGIES TOTALES,

2° Les hémiplégies hystériques totales présentent une particularité fort remarquable : la face et la langue, au lieu d’être frappées, comme les membres, de paralysie flaccide, sont le siège d’une contracture spasmodique, connue depuis les recherches de M. Charcot sous le nom éé hémispasme glosso-lahié des hystériques*.

Fig. 61 .

Ilémispasmo glosso-lahié d'après une photographie publiée par MM. Brissaud el Marie

(Progrès médical, 1887).

Cet liémispasme a des caractères très spéciaux. Au repos, la bouche est asymétrique, la commissure labiale est tirée en haut et en dehors, le sillon naso-labial est plus marqué du côté malade que du côté sain (fïg. 61). La langue est appliquée sur le plancher de la bouche, déviée vers le côté malade, et souvent elle ne peut être sortie de la cavité buccale. Quand les malades peuvent la tirer (flg. 61), elle est fortement déviée en crochet, sa pointe étant dirigée du côté où siègent l’hémispasme facial et la paralysie flaccide des membres 2. En outre, quand les malades ouvrent la

1 Charcot, Leçons du mardi à la Salpêtrière , passim. — Brissaud et Marie, De la déviation faciale dans l’hémiplégie hystérique ( Progrès médical, 29 janvier et 12 février 1887). — Belin, liémispasme glosso-labié des hystériques. Th. doct., Paris, 1888.

2 M. Charcot rapporte cependant, dans sa leçon du mardi 26 juin 1888, l’observation d’une malade dont la langue était déviée du côté opposé à l’hémispasme facial.

444 DES HÉMIPLÉGIES HYSTÉRIQUES.

bouche, on aperçoit habituellement, sur les parties contracturées, des secousses musculaires irrégulières semblables à de fortes contractions fibrillaires.

L’hémispasme glosso -labié serait, d’après M. Charcot, caractéristique de l’hémiplégie hystérique. M. G. Lumbroso a rapporté cependant des exemples d’hémiplégies hystériques accompagnées de paralysies flaccides du facial inférieur tout à fait semblables a celles qu’on observe dans les hémiplégies capsulaires h Mais ses observations ne sont pas à l’abri de tout reproche, et, jusqu’à plus ample informé, l’hémispasme glosso- labié doit être considéré comme un des symptômes les plus importants des paralysies hystériques.

Le membre inférieur paralysé se comporte pendant la marche comme il le fait dans le cas de diplégie hystérique.

MM. Brissaud et P. Marie décrivent dans les termes suivants, d’après renseignement de M. Charcot, les caractères différentiels de la marche des hémiplégiques hystériques et des hémiplégiques organiques. « Chez les individus atteints de lésion cérébrale en foyer, le membre inférieur paralysé, au lieu d’être, comme dans l’état normal, porté directement en avant au moyen de la flexion de la jambe et de la cuisse, ne peut plus être placé devant le membre inférieur sain que grâce à un mouvement d’abduction qui fait décrire au pied du côté malade une demi -circonférence dont le pied du côté sain marquerait le centre; pendant ce mouvement, le membre extérieur paralysé reste dans l’extension. Chez les hystériques, au contraire, il en est autrement: le membre inférieur paralysé n’est plus porté en avant, il est traîné à la suite du membre sain; le malade marche un peu de la façon dont les petits enfants montent les escaliers, toujours la même jambe en avant; de plus, pendant la marche, le membre inférieur du côté paralysé est souvent un peu fléchi et non plus étendu comme dans les cas de lésion organique 1 2. »

C’est dans les cas de ce genre que certains malades soutiennent leurs membres avec des lanières ou s'appuient sur des béquilles, ainsi que le montrent les planches 3 et 4. Jamais, dans l’hémiplégie organique vulgaire, les malades n’ont recours à de tels artifices.

Je ne puis, à mon grand regret, vous montrer d’exemple d’hémi-

1 Giacomo Lumbroso, Sulla paralisi delfaciale cli naturel isterica ( Lo Sperimentale, janvier 1887).

2 Brissaud el Marie, Pror/rès médical, 1887, p. 81.

HEMIPLEGIE A LTE UNE.

plégic hystérique totale avec liémispasme glosso-labié. Nous n’en avons jamais eu dans le service. Vous en trouverez d’ailleurs d’excellentes observations dans les leçons de M. Charcot1, dans la thèse de MUo Blanche Edwards 2, etc.

3° Les triplêgics hystériques sont constituées par la coexistence d’une hémiplégie de la partie supérieure du corps et d’une paraplégie de la partie inférieure, de telle sorte que trois membres (le supérieur d’un côté et les deux inférieurs) se trouvent simultanément paralysés. Ce mode de distribution des troubles de la motilité est assez commun dans l’hystérie3. La malade que nous avons examinée tout à l’heure en offre un exemple assez net pour qu’il me paraisse inutile d’insister sur ses caractères.

4° L hémiplégie alterne est presque toujours symptomatique de lésions unilatérales de la protubérance annulaire ou des pédoncules cérébraux. L’hystérie peut cependant réaliser, elle aussi, la combinaison d’une paralysie siégeant sur un côté de la face et sur les membres du côté opposé, ou plutôt elle peut donner lieu à une forme particulière de paralysie alterne, caractérisée par un hémispasme glosso-labié d’un côté et une paralysie flaccide des membres de l’autre côté du corps. Nous en avons eu l’an dernier un exemple dans le service. Le nommé Merl..., ouvrier typographe, âgé de dixneuf ans, atteint à différentes reprises de coliques et d’arthralgies saturnines, était entré à l’hôpital pour une hémiplégie hystérique. Ses membres du côté gauche étaient le siège d’une paralysie flaccide, et son visage présentait un hémispasme glosso-labié du côté droit L MM. Brissaud et Marie citent, dans leur mémoire sur la déviation faciale dans l’hystérie, un fait analogue.

5° Les hémiplégies hystériques doubles frappent également ou inégalement les quatre membres. Une de nos malades, dont je vous raconterai l’histoire en détail quand nous étudierons les troubles trophiques d’origine hystérique 5, a été atteinte a plusieurs reprises

1 Charcot, Leçons du mardi à la Salpêtrière.

- Mlle Blanche A. Edwards, De l’hémiplégie dans quelques affections nerveuses. Th. doct., Paris, 1889.

3 La contracture hystérique affecte souvent le type triplégique, ainsi que le démontrent les observations d’Élisa X..., page 199, et celle d’Èlisabeth M..., page 395. L'anesthésie cutanée atteint, elle aussi, chez quelques hystériques, un membre supérieur et les deuxmembres inférieurs. On en trouvera un exemple dans l'observation de Camélia C..., p. ‘284.

i L’observation se trouve in extenso dans la thèse de M. E. Bitot : L’ hystérie mâle dans le service de M. le professeur Pitres, à l’Iwpital Saint- André de Bordeaux. Th. doct., Bordeaux, 1890, observation IX, page 57.

5 II s’agit là de l’observation V de la XXXVIe leçon, page 495.

différentes de cette forme de paralysie. La première fois elle.a guéri en même temps des quatre membres. La seconde, la paralysie a disparu dans les membres du côté gauche, et la malade est restée longtemps après diplégique du côté droit, ce qui semble bien démontrer qu’au point de vue théorique, on peut légitimement considérer les paralysies hystériques des quatre membres comme des diplégies doubles.

Les complications les plus fréquentes des hémiplégies hystériques sont : l’œdème, l’atrophie musculaire et la contracture permanente des membres paralysés. L’œdème et l’atrophie musculaire ont déjà fixé notre attention et je n’ai rien à ajouter à ce que je vous en ai dit il y a quelques jours

La contracture permanente peut coexister avec l’hémiplégie et augmenter dans une certaine mesure les difficultés du diagnostic.

Nous avons en ce moment-ci, à la salle 7, une malade qui est atteinte d’une paralysie flaccide du membre supérieur gauche et d’une paralysie avec contracture du membre inférieur du même côté. Voici un résumé succinct de son observation :

Obs. II. — Diplégie hystérique du côté gauche; paralysie flaccide du membre supérieur ; contracture du membre inférieur. — Alice Cars..., ménagère, est âgée de trente ans.

Antécédents héréditaires ; Père et mère vivants et bien portants; ils sont d’un caractère doux, et n’ont jamais eu d’accidents nerveux. Deux frères et une sœur ne présentent rien de particulier. Pas de renseignements sur les grands-parents.

Antécédents jJcrsonnels : Alice a été maladive durant toute son enfance. Jusqu’à dix ans elle a été sujette à des convulsions fréquentes. Elle a eu une kératite ulcéreuse qui a couvert ses deux cornées de taies opaques. A sept ans, rougeole grave; à huit ans, fièvre muqueuse; à dix ans, scarlatine suivie de dysenterie.

Réglée à onze ans et demi, elle a été assez bien portante jusqu’à seize ans. A cette époque, elle devint enceinte et accoucha, à terme, d’un enfant vivant et bien constitué.

En février 1884 (elle était alors âgée de vingt-quatre ans et n’avait jamais eu d’accidents hystériques précis), on lui annonça à brûle-pourpoint que son enfant venait d’être victime d’un accident et qu’il était presque mort. Llle courut chez elle comme une folle et trouva son fils meurtri, avec un bras cassé, mais la vie sauve. Elle tomba évanouie et eut sur-le-champ une

1 Voyez XXXe leçon, pages 30i-3'J6, et planche 0.

CONTUACTU RK CONGOM1TA N T K .

grande attaque de nerfs. Il faut noter qu’elle était réglée en ce moment et que ses règles furent arrêtées du coup. Un mois après, nouvelles attaques convulsives se répétant à de courts intervalles, pendant cinq ou six jours, et accompagnées d’hémalémèses abondantes. Ces accidents se reproduisirent régulièrement tous les mois, pendant six mois.

Vers le milieu de 1884, les règles reparurent. En même temps, les hématéinèses cessèrent de se produire, mais les attaques convulsives persistèrent. De plus, la malade commença à éprouver une faiblesse si marquée des membres du côté gauche qu’elle fut obligée d’en arriver à se servir d’une canne pour marcher.

Au mois de février 1880, en se baissant lin jour pour souffler son feu, elle appuya sa poitrine sur sa canne. Celle-ci se brisa et la malade tomba lourdement sur le devant du foyer. Malgré tous ses efforts, elle ne put se relever seule. Quand on lui porta secours, on s’aperçut qu’elle avait une contracture très violente des muscles du tronc et des membres inférieurs. Elle était recourbée sur elle-même, les jambes fléchies sur les cuisses, les genoux touchant presque le front, et ne pouvait se remuer. Elle resta pendant vingt-cinq jours dans cette position; puis, peu à peu, la contracture se dissipa; Alice put alors recommencer à marcher, mais elle fut obligée de se soutenir avec deux béquilles tant ses membres du coté gauche étaient affaiblis.

Cet état dura, sans modifications appréciables, pendant deux ans consécutifs. En 1888, les forces revinrent dans les membres précédemment paralysés, et, l’année suivante, la malade pouvait marcher comme tout le monde. Elle avait toujours de loin en loin quelques attaques convulsives.

En janvier 1890, elle eut l’influenza. Les attaques convulsives devinrent en même temps plus fréquentes et plus violentes. Au mois de février, une de ces attaques fut suivie de mutisme et de contracture spasmodique des paupières persistant pendant dix jours.

Enfin, le 15 mars 1890, à la suite d’une autre attaque convulsive, la malade est restée diplégique du côté gauche, avec cette particularité que le membre supérieur est depuis le premier jour inerte et flaccide, tandis que le membre inférieur est au contraire rigide.

État actuel le 26 juin 1890: La malade a conservé toute son intelligence. Elle est gaie, mange et digère bien et n’a aucun symptôme de lésions cardiaques ou pulmonaires. Elle a tous les deux ou trois jours des attaques convulsives régulières à type franchement hystérique. Dans les intervalles de ces attaques, elle a une diminution très manifeste de la sensibilité sur toute la peau du tronc et des membres. Au visage, l’acuité sensitive est normale. Le goût, l’odorat, l’ouïe ne sont pas affaiblis. La vision est presque totalement abolie par suite des opacités anciennes des cornées. L’exploration des champs visuels ne peut être pratiquée à cause de ces opacités.

Le membre inférieur gauche est immobilisé, par une contracture intense, dans une position intermédiaire entre l’extension et la flexion. Le pied est fortement étendu, tandis que les orteils sont fléchis au maximum. Les mouvements volontaires de ce membre sonL absolument impossibles. Les mouvements communiqués sont très limités et provoquent une douleur

DES HÉMIPLÉGIES HYSTÉRIQUES.

vive siégeant surtout dans la hanche. Le relèvement brusque de la pointe du pied provoque de la trépidation épileptoïde.

Le membre supérieur gauche est flasque, mou et si faible que la malade ne peut pas l’élever à la hauteur de sa bouche. Le sens musculaire y est aboli. Pression de la main au dynamomètre, 3 kilog.

Les réactions électriques sont normales aussi bien dans les muscles des membres supérieurs que dans ceux des membres inférieurs. On constate seulement un peu de diminution de l’excitabilité galvanique dans le grand pectoral et le biceps gauche.

Les deux membres du côté gauche sont notablement plus amaigris que ceux du côté droit. L’amaigrissement porte uniformément sur toutes les masses musculaires. Il n’y a pas d’atrophie limitée.

Les membres du côté droit ne présentent rien d’anormal.

La motilité de la face et de la langue est intacte. Les traits du visage sont symétriques; la langue peut être tirée hors de la bouche et sa pointe n’est pas déviée. La parole est libre, la déglutition facile.

Le réflexe rotulien est très brusque à gauche, un peu moins à droite, mais cependant plus qu’à l’état normal.

Le réflexe abdominal de Rosenbach est très vif et égal des deux côtés.

Le réflexe pharyngien est faible, presque aboli.

Le diagnostic ne présente, dans ce cas, aucune difficulté : notre malade a une diplégie hystérique des membres du côté gauche avec flaccidité du membre supérieur et contracture du membre inférieur. La coexistence de ces deux manières d’être différentes du système musculaire sur les membres d’un même sujet, est une de ces étrangetés dont l’hystérie nous offre à chaque instant des exemples, mais ce n’est pas une rareté pathologique. J’ajouterai que cela n’aggrave en aucune façon le pronostic, et que, très probablement, notre malade guérira à la fois et de sa paralysie flaccide du bras et de sa contracture de la jambe.

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