‹ Leçons cliniques sur l’hystérie et l’hypnotismeChapitre 64 sur 208 · THÉORIE DES VIBRATIONS MOLÉCULAIRES. UH · texte numérisé non relu

THÉORIE DES VIBRATIONS MOLÉCULAIRES. UH

polarisées. Il a constaté également qu’une pile étant bien isolée, 1 application d’un seul de ses pôles donne lieu aux mêmes modifications de la sensibilité que le courant lui-même. Ce qui agit, dans ces circonstances, c’est évidemment la tension électrique.

Kn somme, M. Yigouroux résume ses opinions dans les deux propositions suivantes :

1° l n état électrique déterminé des organes périphériques de la sensibilité générale et spéciale est nécessaire à l’exercice de ces fonctions;

2° On peut modifier cet état électrique, et par suite la sensibilité, en déterminant à la surface du corps un phénomène rie tension, ce qui peut se faire par l’application d’une plaque polarisée, par l'électrisation avec un seul pôle, par le courant l.

c) Théorie des vibrations moléculaires. — Aux théories électriques des actions esthésiogéniques, M. Schiff fait un certain nombre d’objections. Le courant d’origine cutano-métallique qui passe dans le galvanomètre est, dit-il, très faible, puisqu’il dévie, de quelques degrés seulement, l'aiguille des instruments les plus sensibles; mais il est encore beaucoup plus fort que celui qui traverse le corps dont la résistance, relativement à celle du fil du galvanomètre, est énorme. D’autre part, les plaques de métal agissent encore sur les malades quand leurs bords sont réunis par un autre arc métallique déviant l’électricité. Enfin, lorsqu’on interpose entre le métal et la peau (ainsi que l’a remarqué Westphal) un mouchoir de soie, de la cire à cacheter ou un morceau de bois, on oppose une grande résistance au passage de l’électricité, et néanmoins l’action physiologique se produit.

Pour ces diverses raisons, M. Schiff repousse les théories qui attribuent un rôle actif aux phénomènes électriques dans la production de l’esthésiogénie. Il croit, avec les physiciens, que les corps matériels sont le siège de vibrations moléculaires rapides qui peuvent se communiquer aux corps voisins. La variété d’action des métaux dépendrait, selon lui, du nombre et du rythme des vibrations de l’agent esthésiogône et de leur concordance avec celles du système nerveux du sujet. M. Maggiorani a soutenu des idées très analogues.

J’ai dû vous indiquer les opinions de M. Schiff; mais après vous

1 On trouvera les détails des expériences dans deux communications faites à la Société de biologie par M. Vigouroux : 1° sur la théorie physique de la métallothérapie, 1877, p. 401; 2” sur la théorie physique de la métalloscopie, 1878, p. 270.

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