III. Accidents terminaux. — Contracture, paralysie, etc
1 Paul Richer, Éludas cliniques sur la grande hystérie ou lijstéro-épilepsie, 1 vol. in-8", 2e édition. Paris, 1883.
Ph'iodcs de l'attaque proprement dite.
Il est fort rare que ce cadre soit complètement rempli dans les attaques convulsives de l’hystérie vulgaire. La description de MM. Charcot et Richer est incontestablement d’une irréprochable précision, mais les modèles d’après lesquels elle a été tracée ne sont pas les mêmes que ceux dont nous disposons. Entre la grande hystérie ou hystéro-épilepsie, qui a servi surtout aux études faites
à la Salpêtrière, et l’hystérie vulgaire ou petite hystérie, dont vous voyez tous les jours des exemples dans le service, il y a des diffé-
rences sensibles. Assurément, ces deux affections appartiennent à la même famille naturelle; assurément, elles se touchent et se confondent par bien des points, mais elles ne sont pas identiques dans tous les détails de leurs manifestations. Les attaques convulsives, en particulier, sont ordinairement moins complètes, moins régulières dans la petite hystérie que dans la grande. La même description ne saurait convenir également aux deux. Certaines des phases qui se succèdent régulièrement dans les attaques hystéro-épileptiques manquent complètement dans les attaques de l’hystérie vulgaire. Dans la plupart des cas, de petite hystérie, la période épileptoïde est très atténuée, celle des attitudes passionnelles fait complètement défaut, et la période délirante, quand elle existe, doit plutôt être placée parmi les accidents terminaux que parmi les périodes actives de l’attaque. Aussi, je pense qu’il est inutile de compliquer la description de ces attaques en cherchant à les identifier avec celles de l’hystéro -épilepsie.
En fait, les attaques de l’hystérie vulgaire peuvent être divisées en trois périodes seulement : 1° la période præ-convulsive; 2° la période convulsive; 3° la période post-convulsive. Nous allons passer en revue les phénomènes qui caractérisent chacune d’elles.
1° Période præ-convulsive. — Cette période comprend l’ensemble des prodromes éloignés et prochains de l’attaque. Elle débute avec les premiers malaises prémonitoires et se termine au moment où commencent les convulsions. Sa durée totale est habituellement assez longue; elle varie entre un quart d'heure et plusieurs heures.
Au milieu de la complexité des malaises dont l’ensemble forme le prélude des attaques hystériques, une analyse attentive permet de distinguer habituellement trois stades successifs qu’on pourrait appeler : a) le stade des auras psychiques; b) le stade des auras sensitives; c) le stade de l’aura abdominale, a) Stade des auras psychiques. — Ce sont presque toujours