TOTAL
RAPPORT îles phospliiites j terreux et alcalins
A l’état normal
Oéo-GO
•leu- 80
2er 40
Après un accès d'épilepsie . .
Après une attaque d’hystérie.
11 est clair que dans la pratique on ne doit pas s’attendre à rencontrer toujours des différences aussi tranchées. Cependant les résultats des analyses pratiquées à la Salpêtrière par MM. Cilles de La Tourette et Cathelineau paraissent assez précis pour qu’on puisse, dans presque tous les cas, faire le diagnostic de l’hystérie et de l’épilepsie par la simple comparaison des urines rendues par les malades dans les 24 heures qui précèdent et les 24 heures qui suivent les paroxymes convulsifs.
3° Symptômes persistant dans les intervalles des crises convulsives. — Ces symptômes sont les stigmates sensitifs de l’hystérie et les troubles psychiques de l’épilepsie. Il est de toute évidence que si vous constatez sur un malade atteint d’accidents convulsifs d’une nature indécise une hémianesthésie sensitivosensorielle, vous inclinerez par cela seul à penser qu’il est hystérique et que les convulsions auxquelles il est sujet sont d’origine hystérique. Si au lieu de découvrir chez votre malade les stigmates sensitifs en question, vous aviez noté de l’hébétude, de la paresse de la mémoire, de l’inertie psychique, vous auriez plutôt songé à des accidents de nature épileptique, sachant fort bien que l’hystérie ne provoque jamais d’affaiblissement permanent et progressif des facultés intellectuelles.
Toutefois, il ne faut attacher à ces symptômes persistant dans
DIAGNOSTIC DES ATTAQUES HYSTÉRIQUES
les intervalles des crises convulsives qu’une valeur relative: d’une part, parce que les deux névroses coexistent quelquefois; d’autre part, parce qu’il n’est pas très rare de rencontrer chez les épileptiques vrais des troubles sensitifs analogues à ceux qui font partie du cortège symptomatique habituel de l’hystérie.
Ainsi le rétrécissement concentrique du champ visuel, que nous sommes habitués à considérer comme un des meilleurs stigmates de l'hystérie a été observé par MM. Thomsen et Oppenheim 1 dans des cas d’épilepsie non compliqués d’hystérie 2.
M. d’Abbundo 3 a soumis, de son côté, à des examens campimétriques réguliers vingt-six épileptiques, et il a constaté qu’après tous les accès il se produisait chez eux un rétrécissement concentrique des deux champs visuels, persistant pendant plusieurs heures et se dissipant ensuite graduellement, à moins que de nouveaux accès ne se produisent avant le retour complet à l’état normal.
D’une façon générale, il sera prudent d’établir votre diagnostic sur les circonstances tirées des antécédents des malades et des caractères de leurs convulsions plutôt que sur les symptômes persistant dans l’intervalle des crises convulsives.
1 Thomsen et Oppenheim, IJeber den Vorkommen nnd die Bedeulung der sensorischen Anœsthesie bel Erkrankungen der centralen Nervensy stems ( Archiv . fïir Psychyalrie und Nervenkrankheiten, XV Bd, 1 88 V).
2 M. Charcot conteste cette affirmation. Il reconnaît que le rétrécissement concentrique des champs visuels peut se rencontrer dans l’épilepsie à titre de phénomène transitoire après les attaques, mais il soutient, contrairement à MM. Thomsen et Oppenheim, que lorsque ce symptôme existe à l’état permanent chez des malades sujets à des accès épileptiques, il s’agit de cas complexes dans lesquels l’hvstérie est associée à l’épilepsie. Sur 74 épileptiques examinés à ce point de vue dans son service par M. Parinaud, 11 avaient des rétrécissements permanents des champs visuels, mais ils avaient, en outre, des points hystérogènes et des accidents de nature manifestement hystérique. {Leçons du mardi, 19 mars 1889, p. 432.)
3 G. d’Abbundo, Ricerche cliniclie sui dislurbi visivî nell’epilessia (La Psychiatrie, 188.")).
DIX-NEUVIÈME LEÇON
DES ZONES SPASMOGÈNES
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