‹ Leçons d'algèbreChapitre 137 sur 188 · La fonction L{i + x) a pour dérivée — p— . En · texte numérisé non relu

La fonction L{i + x) a pour dérivée — p— . En

effectuant la division de i par i -^ x^ei ordonnant lé quotient suivant les puissances croissantes de x , on troure

= 1 — a: + x* — j:*+ qza:*^*qi

La somme des n premiers termes

I — ar + x* — a;*+ ipa:*"*

du second membre est la dérivée du polynôme X x' x* a?* X*

que nous désignerons par f{x) . Nous représenterons d'ailleurs par±:ç(a:) la différence qui existe entre les deux fonctions L(i +0;) et /"(x), c'est-à-dire que nous poserons

zi:cp(x)=L(i-fx)-Aa;),

d'où

Ux^x) = f(x)±^[x).

En convenant de prendre le signe + ou le signe — , suivant que n est pair ou impair, et nous remarquerons que la fono-

raiiGTioits PRiMitivEs. 15S

(s), conmie les deux fonctions dont elle est la diflë-

, s'annale avec la variable x.

prenant la dérivée des deux membres on a

IIS simplement

pposons d'abord x positive; la valeur de la fonction -étant positive et inférieure à af^ on aura

eux expressions admettent respectivement pour foncprimitives

Dction <p(x), ayant sa dérivée positive, va en croissant x; comme elle s'évanouit pour a; = o, elle prend des irs poâtives croissantes quand x croit à partir de o. ^

motion ^{pc) -j-^, ayant sa dérivée négative, va

ontraire en décroissant quand x croit; comme elle noiiit aussi avec or, elle prend des valeurs négatives d X croit à partir de o ; on a donc

•f^^) ~ Tir: < °*

pour toutes les valeurs positives de la variable x^

la fonction t^{x) a une valeur positive infémnre à

Si Ton désigne par 6 y ne certaine fraction moindre que l'unité, on pourra représenter la valeur de ^(2) par

— ; — , et Ton aura n+ 1

, , , , a: x^ , x^ x^ . ic* , «x*^*

Cette égalité est vraie, cruelle que soit la valeur positife ! attribuée à x. Supposons mdntenant que la valeur de s soit inférieure on au plus égale à l'unité ; si Ton fait augmentern

indéfiniment , le ternie complémentaire tend vers

zéro; on ep conclut que la son^me des n pvemieira tfirmde la série

tend vers la limite L(i + a;), et Ton obtient ainsi le développement de L(i '\- x) en série convergente

rg* M* aflm <M«

pour toutes les valeurs positives de x inférieures ou épl^ à l'unité.

118. Donnons maintenant à la variable une valeur nég^' tive — X comprise entre o et — 1 , et proposons-noos ^ développer la fonction — L(i — x\ dans laquelle x a ^ valeur positive inférieure à l'unité. Cette fonction a po^

dérivée , expression qui se développe de la mm^^

FONGTJOKS famiTlVES. .156

wîvmto

La somme des n premiers termes du second membre est la dérivée du polpôme

que nous désignerons par f{x). Nous représenterons par {[x) la différence entre les deux fonctions — L(i — x) et %x)^ c'est-à-dire que nous poserons

•<p(ar)= — L(i — jr) — /(or), tToù

-L(i-x) = /l[x)+cp(x),

£o prenant les dérivées des deux membres , on a

et nous remarquerons que la fonction ^x\ comme les deux fonctions dont elle est la différence, s'annule avec la variable or.

Désignons par a une quantité très-petite, mais déter- HÙDôe, et supposons que x varie de o à i — « ; la valeur de

la fonction sera positive et inférieure à — (car le dé-

nominateur -i — a? est plus grand que «), et Ton aura

166 CHAPITRK V.

Ces deux expressions admettent respectivement pour {(motions primitives

<i{x) et ç(z)-^j^.

En raisonnant comme précédemment, on voit que la (tmtion ff(x) y ayant sa dérivée positive et s'évanouissant avec Xi prend des valeurs positives croissantes quand x croit de

0 à 1 — a, et que la fonction y(aî) — . , ayant sadén-

vée négative et s* évanouissant avec x^ prend des valeais négatives. Ainsi la fonction ^(x) a une valeur positive infé-

rieure à , — ; — r— ; on peut la représenter par -7 — r—r»

en désignant par 6 une fraction, et l'on a

L(.-x)=-+-++ + 7+(irf>'

pour toutes les valeurs de x inférieures à 1 — «.Si Ton fait augmenter n indéfiniment, le terme complémentaire tend vers zéro; d'oii Ton conclut que la somme des 11 premiers termes de la série

tend vers la limite — L(i — x). On obtient de cette n»- , nière le développement de la fonction — L(i — x) en série convergente

pour toutes les valeurs de x inférieures à 1 — a. Comme 1^ quantité «, dont nous avons fait usage dans la démonstr»*'

fONGTlONa PEIlflTIYES. 1(7

m, peat être prise aussi petite que l'on veut, le dévelopsnent a lieu pour toutes les valeurs de x inférieures à inité. On a ainsi

mr toutes les valeurs de x inférieures à l'unité. Bemarquons que l'égalité (2) se déduit de l'égalité (1), I changeant x en — x» La série (1) représente donc la Dction L(i + â(), â( variant de — i exclusivement à + i dosivement

DÉVELOPPEMENT DE LA FONCTION afC tUng X.

119. Afin de préciser le sens de la fonction arckmg x^ ras supposerons qu'elle s'évanouit avec x et qu'elle trie ensuite d'une manière continue avec cette variais La méthode qui nous a donné le développement de (i + ^) iioos conduira aus^ au développement de la foncon are tang x.

La fonction arciang x a pour dérivée , . Parlaxli-

îâon, cette dérivée se développe de la manière suivante :

" r=: 1 —a;* -i- jp* — ^' -L , qr x***"* "**

U Bomme des n premiers termes

1 ^"^ «fc "T" X' ^^ X "T" ••••••• «^ X

dû second membre est la dérivée du polpôme

1 3 "^ 5 7 "*■ "^an— i'

158 ctiAMîiie V.

que nous désigt^ronspar f{x). Notid t«{)té8enteronsd'aiIkiM par ± t [x) la différence qui existe eutre les deuk fonctloiB arc tang x et f{x) , c'est-à-dire que nous poserons

±:<p(aî)= arc lang a? — /(a:) ,

en convenant de prendre le signe + ou le signe *«suivaBt que n est pair ou impair, et noua remarquerona que la fisction ff (x)^ comme les deux fonctions dont elle est la dilTé* renée» s'annule ay^ la variable œ.

En prenant les dérivées des deux membres, on a

ou plus fiîmpletoeat

La quantité ^ , étant positive et inférieure à x^^ on a les inégalités

La fonction (p(a;), ayant sa dérivée positive, croît avec Jt; comme elle s'évanouit pour a? = o, elle prend des valeurs positives croissantes , quand x croît à partir de féro. U

fonction f^'x) -j— , ayant sa dérivée négative, décroît

au contraire quand x croit ; comme elle s'évanouit aussi avec a?, elle prend des valeurs négatives quand a? croit à partir de zéro. Ou a donc, pour toutes les valeurs positives de«»

/çtiH-l

ç(ar) ; — < 0,

FONCTlOnS PRIMftlVBS. IS^

m la foncUon ^{x) a une valeur positive inférieure à --j— , et l'on pourra écrire

i désignant par 0 une quantité positive plus petite que mité. On en déduit

arc tang x = f[x) =fc — -r— ,

X a^ , X* x^^ . Ojr»*+^ arc tang :r= - — -5- + -rr — q= ±

1 3 5 an — 1 an + i

Si Ton suppose maintenant que la variable x soit inféflwe ou Ml plus égale à Tunité , la quantité

aîT+T

SDd vers zéro, quand n augmente indéfiniment, et par suite i fonction f{x) tend vers une limite égale à arc tang a: ; on donc , pour toutes les valeurs de x comprises entre 0 et 1 ,

(3) arc tang 0?= — + — — .....

Cette série convient aussi aux valeurs négatives de x «qprisea €mtre o et — 1 » puisque les deux membres chan^* sait de signe avec x^ en conservant la môme valeur ab- X)lue. Ainsi la série (3) est convergente et représente la fonction arc tang x , quand x varie de — 1 et + 1 inclusivement.

CALCUL DES LOGARITHMES AU MOYEN DE LA SÉRIE QUI DOliNE LE LOGARITHME DE n + 1 9 QUAND ON CONNAIt CELUI DE n. — CALCUL DES LOGARITHMES NÉPÉRIENS. — VALEUR DC . MODULE DES LOGARITHMES VULGAIRES* — CALCUL DES LOGA- RITHMES VULGAIRES.

120. Nous nous proposons de trouver une sârie donnant la différence entre les logarithmes de deux nonibres entiers consécutif s n et n 4- 1 • Puisque

^n+l)-Ln = LÎ^=L(l + l),

A dans la série (1) on remplace x par la fraction -, on a

L(n+i)— Ln = r + - — -— . . .

Mais cette série ne converge pas assez rapidement, et il faudrait prendre un grand nombre de termes pour avoir les logarithmes avec une certaine approximation.

On arrive à une série beaucoup plus rapidement convergente de la manière suivante : Si Ton retranche Tune de Tauître les deux séries obtenues précédemment

les termes de degré pair se retranchent, ceux de degré impair s'ajoutent, et l'on a

L(.+*)-M-x]=Li±| = a(f + ^ + ^ + ).

FONCTIONS PRIMITIVES. i6i

)90DS maintenant

Où

t remplaçons x par sa valeur, nous obtiendrons la série

(4) L^ = L(« + i)-Ln

" ^Lan + 1 "*■ 3(3n + i)» "*" 5.(an + i)» "*" J'

[ni converge d'autant plus rapidement que le nombre n st plus grand.

Calcul dfs logarithnes népériens,

121. C'est an moyen de la série {h) que Ton calcule left ogarithmes népériens.

En faisant n = i dans cette série , on a

h commencera par réduire en décimales les fractions

i*S>* V* ***"' ^^ divisant successivement par 9; puis

*n ]gs divisera par les nombres impairs* 1, 3, 5, 7,

es dix premiers termes donnent, avec dix décimales «actes,

La = 0;693i4 71806

% dans la série (A) on fait n = 2, on a

On abrège le calcul en remarquant que diviser par aS

IrtS CHAPITRE V.

revient à diviser par loo et à multiplier par 4* Lbs sept premiers termes donnent, avec dix décimales exactes,

On obtient L4 en doublant La, d'où

On calculera ensuite L5 par la série

Les fractions -, -s, -î, , s'obtiemient en divisant

par 3 les fractions déjà calculées z^xiixi* ^^ ^

premiers termes donnent avec dix décimales exactes

On obtiendra L6 en ajoutant L3 et La. On CBktûml^ pai* la série en faisant n=6 , et ainsi de suite indéfiniment

Calcul des logarithmes vulgaires.

122. Quand on veut calculer les logarithmes vulgaires, il faut d'abord chercher le module. Pour cela on ealeile k logarithme népérien de 2, au moyen de la série

comme nous l'avons expliqué dans le numéro précédât,

ce qui donne

La = 0,69314 71806,

En doublant ce logarithme, on obtient le logarithme népérien de 4 ?

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