ExBMPi£ IV. Soit l'équation
f(x) =s: «• •— aap* + 5^ — 7 = o.
La substitution des nombres entiers ne donne qu'un cbaogement de signe de i à 2. L'équation
/"'(arJssSx*— 4x + 5=o
ayant ses racines imagin^res, l'équation proposée n'a qu'ime racine réelle, et elle est comprise entre 1 et s.
Exemple V. L'équation
n'a pas de racine négative ; la substitution des nombres entiers positifs ne donne qu'un changement de signe, de 3 à 4* L'équation
a ses racines réelles 1 et -. Si l'équation proposée avait ses
trois racines réelles , la plus petite racine 1 de la dérivée
devrait donner un résultat positif , la plus grande = un
résultat négatif; la valeur du polynôme pour x^^i ^aot
négative, on en conclut que Téquation proposée n'a qu'une
racine réelle , et cette racine est comprise entre 3 et 4*
ExËifiu VI. La substitution des nombres entiers dans le premier membre de Tèquation
ne donne qu'un changement de signe, de i à 9. L*équation
f (x) =0 a ses deux racmes , x = — 7-^^—, x = — 4"^— ,
réelles et comprises entre 0 et 1. Il faudrait substituer par dixième dans cet intervalle ; si le nouveau tableau ne présente pas de changement de signe, il faudrait substituer par centièmes dans l'intervalle qui comprend af^ et ainsi de suite. Mais on s'expose ainsi à faire une longue suite de calculs inutiles 9 si l'on n'arrive pas à un changement de signe, et après lesquels il serait impossible de rien conclure. Il vaut mieux simplifier d'abord l'équation , en faisant disparaître le terme du second degré, et y appliquer le caractère de réalité des racines. PoiU' opérer cette simplification, on remplacera â? par a? + -; Téquaticm devient
La condition de réalité n'est pas satisfaite ; ainsi l'équation proposée n'a qu'une racine réelle.
Êquatiom éCnn degré quelconque.
192. La méthode, dont nous venons de faire usage pour calculer avec une approximation plus ou moins grande les racines d'une équation du troisième degré , s'applique aux équations d'un degré quelconque. Après avoir substitué les nombres entiers, on partagera en dix parties ^ales les
288 CHAPITRE ^tll.
intervalles dans lesquels se trouvent les racines , puis en dix parties égales les nouveaux intervalles , et ainsi de suite.
Nous allons établir les formules générales au moyen desquelles on peut des anciennes différences déduire les
nouvelles. Soient h et k les racines des deux progresskuis
II' arithmétiques, k leur rapport -r-; nous désignons par a les
différences qui se rapportent à la première nuson li, par o celles qui se rapportent à la nouvelle raison h'. La fonctioD entière du degré m peut être considérée comme déterminée, soit par les valeurs qui correspondent à m + i termes
de la première progression , soit par celles qui correspondent à m + 1 termes
^o>^t+AS^o + î^'> iX^ + mk
de la seconde ; elle sera donc représentée par Tune ou l'autre des deux formules
. X — Xa 5? — Xa /x — «Crt \ A'w«
+ X — — Xq / X — - Xq I \
Si Ton pose pour abréger — ^ = z . d'où — tt^ = y ces deux formules deviennent
RÉSOLUTION MUMÉUitiUE DES ÉQUATIONS. 289