‹ Leçons d'algèbreChapitre 74 sur 188 · LIVRE III. — CUAP. IV · texte numérisé non relu

LIVRE III. — CUAP. IV

du cylindre, ay sa hauteur, et représentons la surface i totale par 2^m. Nous aurons les deux équations

(2) 27WC*-|-4^xy= 27rm.

Si , dans la première équation , on substitue la valeur

tirée de la seconde , on arrive à l'équation bicarrée

(4) 5x* — 2(m -|- ar*)x* -|- m* = o , d'où Ton déduit

(5) ^ ^ . /(m + 2r') di v/(m + nr')' -^ 5m^.

La valeur de x devant être positive, il est inutile d'écrire le signe ± devant le grand radical.

Pour que x soit réelle , il est nécessaire que la quantité

placée sous le petit radical soit positive, c'est-à-dire que

l'on ait

[m -f- ar*)» > 5m%

ou m -f- 2r' > 7w\/5.

Il en résulte la condition

ou

Si cette condition est remplie, les deux racines de l'équation (4) du second degré en x^ étant réelles et positives, la formule (5) donne pour x deux valeurs réelles et positives.

ÉQUATIONS BICARRÉES. 235

^1 Appel(Mia-les x' et x",

(m + ar*) — y/(m + 2r')' — 5m-

(m + ar*) -f \/(m + ar*)' — 5m"

Si Ton substitue chacune de ces valeurs dans l'équa-

ticw (5), on aura pour y deux valeurs correspondantes y' et

y"^ Hais la valeur de y doit aussi être positive ; il faut donc

<rue Ton ait

Cette condition est toujours remplie pour la première raoijttea^; car on a

, m + ar* — ^(m + ar*)* — 5m*

, en ^anaformant ,

m -\~ ar* -f- v^(m -j- ar')' — 5m' *

l-« dénominateur étant plus grand que m , la fraction est plus petite que m.

Quand on remplace rc* par m, le premier membre de

Véquation (4) devient égal à /^m{m — r'). Mais ce tri-

^ime peut être mis sous la forme

^n a donc

Wsque a/* est plus petit que m, le premier facteur est pos^, et les deux différences m — x"* et m — r* ont le œftee signdE 8i m> r% on aura x"* <fw, et la seconde radne a/', donnant aussi pour y une valeur positive , sera admissible. Mais si m < r*, on aura jj'" > m, et la seconde ndne devra être rejetée.

236 LIVRE m. — CIUP. lY.

En résumé , pour que le problème soit possible , il fi que la surface totale du cylindre soit plus petite

^r*(\/5 + i). Si cette surface est plus petite que aitrV / problème admet deux solutions ; si la surface est plus grande que 27cr% tout en étant moindre que le maximum » le pit>* blême n'admet qu'une solution.

On voit par là que lorsqu'on fait varier le rayon x da cylindre de o à r, la surface augmente de o au TnaTimni»

^r* (v/5 + l)» pour diminuer ensuite de ce maximum à 2«fV ^

* Transformation des expressions

de la forme y ± a ^.

180. Les quantités irrationnelles de cette forme provien-* ^ nent , comme nous l'avons vu, des équations bicarrées; il est possible quelquefois de les transformer en une somme ou en une différence de deux radicaux simples , et ceci oifire un certain avantage en rendant le calcul plus simple et plus facile. Mais nous allons d'abord établir un principe qui noo^ servira. .

Lorsque deux quantités incommensurables de la formr

aijz/b, les lettres a et h désignant deux quantités commenr surables^ sont égales ^ les parties commensurables sont égales^ ainsi que les parties incommensurables. Je dis par exemple «

que l'égalité

a-i-fb=za' + s/b',

dans laquelle les lettres a et a' désignent des quantités com« mensurables quelconques, b et 6' des quantités commensura^ blés non carrés parfaits, ne peut avoir lieu que si l'on a séj^urément a=a'^b = b'. En effet, del'égalité préc^dipiei on déduit

et , en élevant au carré les deux membres ,

b= (a' — ay- + b'-i-ii[n'—a) sjl' \

iQDÀTIONS BICARRÉES. 2S7

à a était différent de a', on aurait

V*- îK^^j '

ei la quantité incommensurable ^¥ serait égale à une quantité commensurable, ce qui est impossible , puisque a = a\ tm a aossi b = V.

Proposons-nous m^tenant de transformer l'expression

ya + ^b, dans laquelle a et 6 désignent des nombres poâtifs commensurables , en une somme de deux radicaux amples. Posons donc

RoQS voulons que les deux nombres cherchés a; et y soient coDmensurables. En élevant les deux membres au carré, ODa

a + ^ = x + y + ik^'xy.

h vertu du principe précédemment établi , cette égalité ne peut avoir lieu que si l'on a séparément

HoQS connaissons la somme et le produit des deux inconmes; ces deux inconnues sont donc les racines de l'équation du second degré

tt' — ûtt + 7 = 0 ,

a± Ja* — b

On voit que les nombres cherchés seront commensurables lorsque la qùîtntité a* — 6 sera un carré parfait. En désignant par h^ ce carré paifait, on aura ainsi

288 LITRE 111. — catp. ir.

181. La transformation de Texpression \a — y^ feetuera dd la même manière. On posera

d'où Ton déduit •

^ — V'é = ar + y — a v^xy , et par suite

Les valeurs de x et de y sont donc les mêmes que j demment. La transformation sera possible si la qu; a' — 6 est un carré parfait. En désignant par fc* ce ( on aura

Applications, i** Transformer Texpression y 7 + La quantité 7' — 15 ou 36 étant égale au carré de transformation est possible et Ton aura

2* Transformer l'expression v^6 — 2 y/5. On la n

sous la forme y 6 — v^'20, en faisant passer le facte sous le radical.

La quantité 6' — 20 ou 16 étant égale au carré de transformation est possible et l'on aura

iQUATIONS TRINOMES. 289

* ÊijuaHons trinômes.

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