ÉQUATIONS DU TROISIÈME DEGRÉ
de signe, comprendra une racine réelle, et T équation du troisième degré aura ses trois racines réelles.
193. Mais nous réduirons d'abord l'équation à une forme plus simple. On peut toujburs, par une transformation facile , faire disparaître le second terme d'une équation. Soit Téquation
Posons x=y + 1c; l'équation devient
(y+*r+A,(y+Ar-*+ =0,
ou
r+(»wfc+A,)r"' + =0.
Si Ton faitfcrs: — — *^, le coefficient du second terme s'évam
nouit, et l'équation prend la forme
Il était aisé de prévoir ce résultat. La relation y =a? — fc signifie que les racines de la nouvelle équation sont égales respectivement aux racines de l'équation proposée diminuées de la quantité constante k; la somme des racines de la seconde équation est égale à la somme des racines de la première, c'est-à-dire à — Aj, moins twfc; si donc on fait
ft = ^, cette somme est nulle, et par conséquent le
coefficient du second terme est nul.
Pour réduire l'équation du troisième degré, on posera
a? = y — -^, et l'on ramènera ainsi l'équation à la forme
plus simple
Par cette transformation, les racines réelles restent réelles, les racines imaginaires restent imaginaires.