Équations trinômes. — Toute équation trinôme
(1) ax* + bxq + cxr = 0
peut être résolue au moyen (Tune équation du second degré et d'équations binômes dans le cas où les exposants p, q, rsont tels que Von ait :
Soit, en effet, m la différence q — r. On aura
et p = q -f- m = 2m -(- r.
L'équation (1) s'écrit, alors,
«■" + ' + tem+r + c*r = 0 ou, en mettant xr en facteur,
xr [ax + bx" 4~ c] = 0.
Sous cette forme on voit que l'équation admet, d'abord, la racine x = 0 ; puis, les racines de l'équation :
(2) ax2m + bxm + c = 0.
Pour résoudre cette équation on la traite comme l'équation bicarrée qui n'en est, d'ailleurs, que le cas particulier de m = 2. On pose :
et on voit que, x étant une racine de l'équation (2), xm est racine de l'équation du second degré :
(3) «y* + hj + c = 0.
D'ailleurs, réciproquement, y étant une racine de l'équation (3), toute racine x de l'équation binôme :
(4) xm = y
est une racine de l'équation (2).
On obtiendra donc toutes les racines de Vèquation (2) en résolvant Véquation (3) ; et en résolvant, ensuite, autant dyéquations binômes^ de la forme (4), que cette équation (3) a de racines y.
(1) La condition p — q « q — r exprime, comme nous le verrons plus tard (n* 129), que les trois exposants/), q et r forment une progrestion arithmétique.
Exemple. — Soit à résoudre l'équation :
x1 — 3a:* — Ix = 0.
On a, d'abord, la racine x = 0. En divisant par a?, il reste l'équation :
a?8 — Zx* — 4 = 0.
Posons : a?3 = y
et nous aurons la résolvante :
dont les racines sont 4 et — 4. L'équation ptoposée a donc pour racines celles des deux équations binômes :
a?* = 4 et a*= — 1, qui ont, chacune, une racine :
x = V* et a? = — 1.
L'équation proposée a donc les trois racines :