‹ Leçons d'algèbreChapitre 51 sur 93 · Soit une progression géométrique quelconque · texte numérisé non relu

Soit une progression géométrique quelconque

iralblcldle: kll.

264 LEG05S D^ALGEBRE.

En désignant la raison par ^, on doit avoir h^^aq^ c=uiq^y d^^aq^j et , en général , n étant le rang du terme l,

[i] l = aq"-^:

c est-à-dire qu'wn terme quelconque est égal au premier multiplié par la raison élevée à la puissance marquée par le nombre des termes qui précèdent,

3oi . Si Von veut insérer m moyens géométriques entre a e< 1, on remarquera que le nombre des termes de la progression sera 771^^2^ en conséquence on fait fi = 772-|"2 dans l'équation [i]; puis on en lire la raison

On vcît qu'il y aura à extraire une racine, opération qui est, eu général, assez laborieuse, et qu'on facilitera beaucoup par l'emploi des logarithmes.

302. De celte formule on conclut que , si on insère un même nombre de moyens géométriques entre chaque terme d'une prO' gression géométrique et le suii^ant , la nouvelle suite sera encore une progression de même espèce.

En eiFct, si on met dans la formule, à la place de a et de /, deux termes consécutifs quelconques d'une progression géométrique, le quotient qui est sous le radical sera constaut^ par suite la raison de toutes les progressions partielles sera la même; et, comme le terme qui finit chacune d'elles commence la suivante, il en résulte que l'ensemble de ces progressions est aussi une progression géométrique.

303. Appelons S la somme des termes de la progression : on aura

Si on multiplie cette somme par la raison ^ , et si on remarque que le produit de chaque terme par ^ est égal au terme suivant, il vient

LEÇONS D^ALG^BBE. 265

et si de cc;tte égalité on retranche la précédente , on trouve

(y— 1)8 = 9/— a, d'où Pon tire

Donc la somme des termes (Tune progression géométrique f'ob" tient en multipliant le dernier terme par la raison , en retran^ chant du produit le premier terme ^ et en divisant le reste par la raison moins un.

3o4« Remplaçons / par sa valeur aq'^'^^y la formule [2] devient

[3] s=^i2!z:lL5

et je vais ei:aminer les conséquences qu'on en lire dans les hypothèses <7>i, q<C^y q=i.

i" Soit<7>i, ce qui est le cas des progressions croissantes. Alors la quantité 9" est d'autant plus grande que ?i est plus grand , et même il n'y a aucune limite qu'elle ne puisse surpasser y en donnant à Ti une valeur assez considérable.

En effet, si on poseur = !+<«, on a 9"=(i-(-<«y'=i-l-77a+ctc.; donc q"^n6ù. Or, quelque petite que soit la quantité «^ il est clair qu'en prenant n assez grand, i-f-n^ peut surpasser telle grandeur qu'on voudra ^ donc à plus forte raison en est-il ainsi dcq"^.

De Ih on conclut, ce qui est d'ailleurs évident par soi-même^ que la somme S peut devenir aussi grande qu'on voudra en prenant un nombre suffisant de termes dans la progression.

2" Soit q<C^y ce qui est le cas des progressions décroissantes. Après avoir changé les signes du numérateur et du dénominateur, la formule [3] peut s'écrire de cette manière

g a ag"

Ici , la quantité ç" sera d'autant moindre que n sera plus grand ,' et même elle peut devenir au^si petite qu'on voudra. Pour s'en

a66 LSÇOKft D^ALGÈBRB. >

convaincre, on posera j= - , p ëtant^i. On aura ç'*= ~: or,

d'après ce qaî a été ci-dessus , en prenant n de plus en plus grand, P" peut augmenter jusqu'à l'infini 3 donc q^ diminuera jusqu'à a^ro,

et par suite , la partie soustraclive —^^— décroîtra aussi jusqu^à zéro.

On voit ainsi que la somme S doit encore augmenter , ce qui est évident sans calcul; et, de plus, qu'elle ne surpassera jamais la limite , dont elle peut d'ailleurs approcher autantqu'on voudra.

Ces raisonnemens démontrent qu'en faisant tissod , on aura, en toute rigueur ,

c'est-à-dire que , si on prolonge à V infini une progression géométrique décroissante , la somme des termes est égale au quotient du premier^ divisé par V unité moins la raison. D'après cette règle , pour avoir la somme

i+^i h etc.

on fera a=i, q^=\*^ et il viendra

3<» Soit ^ = 1. La formule [3] donne S = f , mais l'indétermination n'est ici qu'apparente : car, en divisant q"" — i par q — 1(53), la formule devient

et alors l'hypothèse ^==1 donneS = a/z. Cette conséquence est évidente à priori: csiVy la raison étant i,tous les termes de la progression sont égaux à a.

3o5. Remarques. La division de q""— i par ^— i ne fait que reproduire, dans un ordre inverse, la progression dont la formule [3] représente la somme. Il est clair en effet que cette progression peut se représenter ainsi

LEGOHS D'ALOilBlE. ' ^67

Pour la retrouver sans inversion y il suffirait décrire la formule sous cette foime :

Il y^a plus, la formule [4], qui exprime la somme de lous les termes d'une progression décroissante prolongée à Finfîni^ peut aussi reproduire cette progression. Effectuons, suivant la règle ordinaire, la division de a par l'^—q,

reste

-^aq

"'-ag^

etc.

etc.

fl + a^r + o^* + etc.

Si on arrête la division successivement au i'*^ rçste, au 2*, au 3", etc., il faudra, pour compléter les quotiens coiTCSpondans , leur ajouter les fractions '

nq aq^ aq^

etc.

Or, q étant <:^i, ces fractions ont des valeurs décroissantes; et comme on peut pousser la division jusqu'à avoir au reste un exposant de q aussi grand qu'on voudra /il s'ensuit qu'en supposant les termes du quotient prolongés indéfiniment, la fraction complémentaire doit être regardée comme zéro. Par conséquent la suite de tous ces termes , continuée à l'infini , est la valeur exacte du quotient.

Il est très - important de ne point perdre de vue que cette conclusion n'est légitime que dansrhypotbèse^<<]i. Si l'on avait ç>i, les fractions complémentaires, bien loin ée tendre vers zéro, devraient au contraire aller en augmentant jusqu'à l'infini né» gatif.

3o6. De même que pour les progressions arithmétiques , toutes les questions qu'on peut proposer sur les progressions géométriques peuvent se réduire à dix , dont les solutions se déduisent des deux équations

a68 LEÇONS d'algèbre.

Ces solutions sont renfermëes dans le tableau suivant :

L Données Inconnues

IL Données Inconnues

III. Données û, 71, Z.\ ^7"^ jg Vl-^V'^n Inconnues 5^ , S. J ^ "a ^j J^—

ly. Données Inconnues

ées a , q, «• f / „-x §= y^— ^^y— 0 mues /, S, (^ * * q — i q — i

ées l,q, n. f ^ J g^ /(y"-') muesa^S. (^ ç"—** 9'*"~'fe — O'

éesy,fi,S.f S(<y— 1) ^^V-'(y-i) mues â 9/. (^ 5^ — i * ^'* — I

Données a , n , S. r ^^j , ^, 4, — Ë 7 «— 1

Inconnues^,/. (^ ^ •••-!- — ^> 7

TI. Données/, 71, S. I(^) +(^/""-*'*"^=7' Inconnues </ j «• 1 ; /iY~'

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