V. au
Au, = «,— V,
Si l’on forme de la même manière les différences des quantités
AU,, àUt, Av, ,...A on obtiendra la suite
Au,— Av„, Au,— Al/,, ... Av„, — Au„,,
cVst-à-dire les différences secondes des quantités proposé^. On les désigne par A* ; ainsi a1m,= au, — Au,, etc. En continuant de la même manière , on formera les différences troisièmes des quantités v„, u,, etc. , rVst-à-dire A'u^AH/^-A'u, , etc. ;
et ainsi de suite.
On pourra donc former le tableau suivant :
u,— u„ = Au,
Au, — Au„ = A’»„
A*tii — A5u0 = A*tl*
u, — u, = Au,
Au, — Au, =rA'u,
A:u} — à3U, = A^tii
Us — u, = Au,
Au. — Au, = A’u,
Uj
U, — U, —Au 5
Ut
u.*,— u.-a=Au»-,
A u»-,— Au.^,=A’u.-,
Uu-l
Um
M«-, — U»-f = AU»-, V, — u = Au»-i
Au»-, — Au». = A’u»-,
Deux termes ne donnent lieu qu’à une différence première , et il n’y a pas lieu de considérer leur différence seconde ; trois termes donnent lieu à deux différences premières et à une différence seconde; en général, n termes donnent lieu à » — 1 différences premières, à » — 2 différences secondes... à une différence (» — l)n"‘.
640. On peut obtenir facilement l 'expression d’une différence d'un ordre quelconque en fonction de toutes les quantités de la suite primitive dont elle dépend. On a d’abord
A M0 = tt,— Mo, Alt, — Mi — U, ;
donc
A’u0 =■(«•— «i) — («1— «o)=Wt— 2u,-f u0. -
On a de même
A*ui = u,— 2w,-f .
donc * .
A\ = (u,— 2u, -f- u,) — (Ut — 2 u, -f v0) = u, — 3u, -f 3u, —
Les coefficients numériques des expressions de A*u0 et a*m0 sont les mêmes que ceux du carré et du cube d’un binôme dont le second terme est négatif; il y a lieu de penser, en se laissant guider par l’induction, que cette loi se continue et que l’on a en général
A"«0=u„— nu„,-
Pour démontrer cette formule , nous allons faire voir que si
DIB DtKPÉRKNCÜS FIMES. . ' 527
elle est vraie pour l'expression de A*-'u0 elle le sera pour l’expression de A"u,. Supposons donc que l’on ait
a-«Uo = - (n- l)an, -f 2) v„, - ...
on aura pareillement :
A*u0 = A*-1*, — An-'«0