II. Poissons cartilagineux , ou chondroptérygiens
[Nous voici arrivés à ces poissons dont la tête, comme tout le reste du squelette, est cartilagineuse, c’est-à-dire que la matière calcaire, s’y déposant par petits grains et non par filaments, ne forme point des centres d’ossification d’où rayonne lit des fibres osseuses, et qu’il n’y a point de sutures au crâne. Celui-ci se compose toujours d’un cartilage creux de forme souvent bizarre,
mais où l’on peut retrouver, à l’aide des saillies, des enfoncements et des trous, les régions analogues à celles du crâne des poissons osseux. Ainsi la cavité des narines est en général très distincte, à la base de la saillie pointue qui termine le plus souvent le museau des chondroptérygiens; l’apophyse anté-orbitaire séparela narine d une grande anfractuosité creusée sur les côtés du crâne, et occupée en avant par les yeux. Les oreilles sont contenues dans deux grandes cavités complètement fermées, même du côté de la cavité crânienne; mais dans toutes les têtes, on trouve à la face supérieure du crâne, près de la crête ou de la face occipitale, deux trous qui conduisent dans l’intérieur de l’oreille. De plus, les poissons cartilagineux ont pour caractère commun que les palatins y remplacent les os de la mâchoire supérieure, et que les os maxillaires et inter-maxillaires n’existent plus qu’en vestiges. Il n’y a plus, les esturgeons exceptés, d’appareil operculaire.
Les esturgeons s’écartent de la description qui précède, et ils forment une sorte de genre mixte entre les poissons osseux et les cartilagineux ; car non-seulement quelques parties de leur crâne sont encore un peu osseuses, mais on retrouve à leur face, bien que simplifiés, les appareils maxillaire , sous-orbitaire, ptérygo- tympanique et operculaire. Les plaques osseuses et chagrinées , dont le cartilage crânien est cuirassé , sont même disposées de telle sorte que l’on pourrait y reconnaître presque à leur place, et avec leurs connexions accoutumées, des frontaux, des pariétaux, un inter-pariétal, des mastoïdiens, etc. Quoi qu’il en soit, et lorsqu’on a enlevé la peau et les plaques osseuses qui y sont implantées, le cartilage crânien se montre sous une forme allongée, et terminée en avant en un demi-cône large, pointu, creusé de chaque côté à sa base d’une cavité demi-sphérique pour les narines, et eu dessous d’une double gouttière. Le dessus du crâne est plat, et il offre en arrière une ouverture allongée conduisant dans la cavité cérébrale, et percée entre deux arêtes qui semblent indiquer l’intcrpariétal. Sur les côtés du crâne, derrière la narine, sont deux enfoncements considérables, où deux saillies, qui représentent clairement les apophyses anté et post-orbitaires, indiquent la place de l’orbite. Une des plaques osseuses de la peau va d’une de ces apophyses à l’autre, et recouvrant l’œil en dessus, fait l’office de sur-orbitaire, tandis que deux autres pièces , demi-osseuses et demicartilagineuses, cernent l’orbite en arrière et en dessous, et représentent les sous-orbitaires.
En dessous, jusqu’à la région vomérienne, le cartilage est soutenu par un os plat, en forme de croix, qui se prolonge en arrière sous les premières vertèbres, et est l’analogue du sphénoïde. A sa partie antérieure, et à la naissance du demi-
cône du museau, est placée la bouche, qui est fort petite, dépourvue de dents, et plus protractile que celle des autres ehondroptérygiens. La mâchoire supérieure se compose en avant de deux os arqués , et qui ont la forme des maxillaires des poissons osseux. Ces os s’articulent d’une manière immobile, et à leurs deux extrémités, avec deux autres os larges, plats, unis sur la ligne médiane, formant ensemble une plaque horizontale, mobile, et représentant les palatins, les transverses et les plérygoïdiens des poissons ordinaires. Au point d'union de ces os avec le maxillaire se trouve la facette articulaire pour la mâchoire inférieure; au même point ils s’attachent à une pièce cylindrique dont nous parlerons plus bas. Les inter-maxillaires sont en vestige dans l’épaisseur des lèvres.
Sous la région mastoïdienne du crâne, derrière l’apophyse post-orbitaire, s’al tache, par une articulation mobile, une pièce cartilagineuse élargie à sa partie inférieure, et qui descend pour s’unir d’une façon également mobile avec une autre pièce cylindrique, et qui sert de pédicule aux mâchoires et au palatin par son extrémité antérieure, et à l’os hyoïde par son extrémité postérieure. La première pièce , adhérente au crâne, peut être regardée comme représentant le tympanal, le temporal et le préopercule, et la seconde comme le jugal. Derrière et en dehors de ces cartilages, sont placées deux plaques osseuses chagrinées à leur lace externe, comme celles du crâne, et dont la supérieure plus grande a la forme de l’os opercule des poissons osseux; l’inférieure, plus petite, tient lieu de l’intcr-opercule.
Les squales. — A la tête de celte famille nous plaçons les squalines ou anges, parce qu’ils ont encore la bouche terminale, et des os inter-maxillaires et maxillaires bien caractérisés. Leur crâne est plat, presque aussi large que long, surtout en avant. Ses bords en semblent échancrés par les deux apophyses orbitaires ; la face inférieure en est large et plane; sa face occipitale, bien marquée, est séparée de la supérieure par une crête, et s’articule tout le long de son bord inférieur avec la première vertèbre. La cavité cérébrale est largement ouverte dans le squelette entre les régions frontale et ethmoïdienue; une membrane mince ferme cette ouverture dans le frais. La racine de l’apophyse post-orbitaire est percée d’un trou, comparable à celui de la tete des crocodiles, et qui laisse arriver sur le dessus du crâne un muscle de l’extrémité antérieure du palatin. Les cavités nasales et orbitaires sont petites. Ces dernières sont portées tellement en avant que leur plancher est formé parles palatins.
Lesdeux palatins très-grands, très-forts, comme tordus sur eux-mêmes, et comprimés à leurs deux extrémités, se réunissent à angle ouvert sur la
ARTICLE CINQUIÈME
ligne médiane, et s’engagent chacun à la faceinlérieure du crâne, dans une gouttière ou rainure qui s’y trouve en avant entre les régions-vomérienne etcthmoïdicnne.lls forment l’extrême bout du museau, et sont armés à une partie de leur bord antérieur et libre de plusieurs rangées de dents. En dehors de ces palatins et sur leur extrémité antérieure sont appuyés, l’un derrière 1 autre, deux petits os plats, arqués et sans dents. L antérieur, plus court, est l’inter-maxillaire ; le postérieur, qui se prolonge jusqu’à la commissure des lèvres, est le maxillaire. 11 tient par des ligaments à un autre petit os court et plat, qui s applique contre la face externe de la mâchoire inférieure, vers le milieu de sa longueur, et qu’on peut regarder comme une subdivision du maxillaire.
L’extrémité postérieure du palatin donne attache par deux tubérosités à la mâchoire inférieure, et au point d’union de ces deux os viennent s’en attacher en arrière deux autres; l’un inférieur, qui vient de l’hyoïde, et l’autre supérieur, et qui suspend au crâne tous les appareils précédents. Cet os représente à la fois le tympanique, lejugal, le temporal et le préopereule. Il est relevé à sa face externe d’une arêle contournée, et donne aussi une facette à la mâchoire inférieure. Il porteà son bord postérieur quatre cartilages en forme de petites côtes, qui soutiennent une membrane de concert avec sept autres cartilages semblables nés de la branche hyoïdienne.
Les autres squales ont le crâne plus ou moins bombé, et ils portent le plus souvent en avant une sorte de museau pyramidal à trois faces, au-dessous et à la hase duquel est la bouche. L’une des faces est supérieure et horizontale; les deux autres sont latérales et inclinées. Ce museau est communément formé pal* trois branches reunies en uue pointe plus ou moins aigue : l’une des branches est inférieure et médiane, et semble être un prolongement de la région vomérienne ; les deux autres, supérieures et latérales, sont un prolongement de la région el hmoïdo-frontale. C est à leur racine que la cavité du crâne est ouverte supérieurement. Les narines, en général très-grandes, sont situées à la face inférieure et à la base du museau, cl logéesdans une cavité demi-sphérique, séparée de l’orbite par une paroi anté-orbi taire assez mince. Les excavations latérales où sont placés les yeux sont également très-grandes. L os lympanal, ainsi que celui de l’hyoïde, porte un plus grand nombre de cartilages costaux que ceux de l’onge. Les palatins sont garnis de dents dans presque toute leur étendue.
La petite roussette a le museau très-court; le crâne presque aussi large eu avant qu’en arriéré; la région sphénoïdicnne assez élargie pour donner un plancher à l’orbite. On ne voit point, de vestige d’inter-maxiltairc; deux très-petites branches
— TÈTE DES POISSONS
osseuses, placées à la commissure des lèvres, représentent seules le maxillaire.
Dans le milandre, le crâne n’est fermé à sa face supérieure que par une membrane, à l’exception d’une bande cartilagineuse étendue d’une apophyse anté-orbitaire à l’autre.
Le nez a le crâne ouvert seulement en avant, le museau remarquable par sa grosseur. Il n’y a pas de vestige de maxillaires.
Dans \' aiguillai, la pyramide du museau est formée par un cartilage unique. Le crâne n’est pas ouvert à la région elhmoïdicnne, mais à la région pariétale. En dessous, la région vomérienne offre un espace rétréci, et borné en avant et en arrière par une sorte de bourrelet, et sur lequel se meut en l’embrassant l’extrémité antérieure des palatins.
La tête (lu squale marteau est tout à fait étrange. A la base du museau, de chaque côté s’étend une grande branche transversale, aplatie, plus longue que le crâne, et qui porte l’œil à son extrémité et la narine à son bord antérieur. Ces branches ont deux racines d’inégale grosseur : l’antérieure , plus large, est formée par la cavité nasale cl l’apophyse anté-orbitaire réunies et prodigieusement allongées. La postérieure, plus grêle, n’est que l’apophyse post -orbi taire , mais démesurément longue. Elle s’aplatit à son extrémité, s’unit à l’apophyse anté-orbitaire et forme avec elle le cadre de l’orbite. Le crâne est largement ouvert entre les trois branches du museau, et il est marqué de deux crêtes temporales qui s’unissentà angle aigu, près de l’occiput. La bouche est très-grande ; de sorte que les palatins se prolongent bien en arrière de la face occipitale, et que le tympanique se dirige presque horizontalement dans le même sens, à la face interne du palatin.
La scie commune a le cartilage crânien en forme d’uu parallélipipède, un peu creusé sur ses côtés pour l’orbite et la tempe, élargi en avant et sur le côté par un renflement qui loge la narine, et se terminant ensuite comme l’on sait par un long museau enforme de lame d’épée à deux tranchants, et hérissée de chaque côté de fortes dents plates, tranchantes et pointues. Cet énorme prolongement du museau semble n’étre, comme celui de certaines raies, que l’exagération de ces productions vomérienne et elhmoïdalc que nous avons observées dans les squales.
Les raies. — Le dessus du crâne des raies a toujours un espace plus ou moins considérable qui n’est fermé que par une membrane. Les régions ethmoïdale et vomérienne se prolongent souvent en un long museau plat, à l’extrémité duquel viennent se rejoindre, en entourant la tête, les deux nageoires pectorales. La cavité des narines forme, au-devant et au-dessous de l’apophyse post-orbilaire, une énorme saillie, cl il y a,
à son angle externe, une pièce qui va s’appuyer contre la nageoire pectorale. Le dessous du crâne est remarquablement plat. Les palatins réunis forment un os à peu près transversal qui s’appuie, seulement contre la région vomérienne, et ne s’y enchâsse pas plus ou moins solidement, comme dans les squales. Il ne louche pas non plus au tympaniqueou temporal, et ne fournit qu’une articulation pour la mâchoire inférieure. Celle-ci touche au tympanique et à l’os hyoïde.
Dans les rhinobates, outre l’ouverture antérieure du crâne, il. y en a une autre à la région frontale. Le museau est très-prolongé; les arcs dentaires sont trois fois plus larges que le crâne, et presque rectilignes.
Les torpilles ont le museau court; la pièce qui se détache de l’angle de la narine se dirige en avant et en dehors pour aller rejoindre la partie antérieure des pectorales ; et elle porte elle-même des rayons. Le tympanique est large, et il y a à son bord antérieur un repli saillant.
Les pastenagues n’ont point de museau. Toute la partie supérieure du crâne est membraneuse, excepté à la région pariétale.
Il en est de même dans les mourines, où en outre le museau se recourbe à angle droit avec le crâne, de manière à faire au-devant de la tête une paroi très-haute, et au bord inférieur de laquelle sont logées les narines; il en résulte que les yeux, situés tout à fait eu avant du crâne, sont verticalement au-dessus des narines. En avant de l’orbite, la face supérieure du crâne se prolonge en une lame qui recouvre comme un toit les muscles des mâchoires. Les arcs dentaires, transversaux, et recouverts de larges plaques de dents en pavés, ont aussi une forme particulière, et ressemblent dans certaines espèces à deux cylindres rapprochés en laminoir. Les palatins larges et hauts sont placés en arrière des narines, sous l’arc que forme la longue portion descendante du museau. De chaque extrémité ils donnent en arrière une lame courte pour la mâchoire inférieure. Celle-ci a également sa branche montante articulaire trèscourte : dans une espèce voisine de la raie Jussieu, le maxillaire inférieur est presque en tout semblable au palatin ; dans une autre, la raie narinari, cet os s’allonge en avant et en arrière pour supporter la plaque des dents.
Les cèphaloptères n’ont pas de museau. Les pièces de l’angle antérieur des narines portent des nageoires comme dans les torpilles ; mais ces nageoires n’étant pas rejointes par les pectorales, elles forment sur le devant de la tête deux cornes divergentes.
Nous terminons ce que nous avons à dire sur les cartilagineux par deux genres tout à fait anomaux : celui des chimères cl celui des lamproies.
Dans la chimère antarctique, lccarlilagc crânien
ne forme plus qu’une pièce unique, et dont on ne peut séparer ni palatins ni tympaniques. Il est beaucoup moins aplati que celui des squales et des raies.' Les yeux y sont plus reculés, et en avant, de l’apophyse anté-orbitaire le crâne se prolonge en une crête haute et comprimée; au bas et à l’extrémité de cette crête sont les narines, et au-dessus de celles-ci existe un museau triangulaire , supporlé par trois branches cartilagineuses, flexibles, analogues à celles des squales, mais autrement disposées, car ici c’est la branche supérieure qui est unique et médiane, et les inférieures sont latérales et au nombre de deux. De l’angle des narines en avant., et de l’apophyse post-orbitaire en arrière, descendent à la rencontre l’une de l'autre deux arêtes cartilagineuses, dont l’une semble représenter le palatin et l’autre le tympanique. C’est à leur angle de réunion que vient s’attacher la mâchoire inférieure. Quatre plaques osseuses, non divisibles, et revêtues d’émail, garnissent la région vomérienne, et. deux autres plaques semblables, la mâchoire inférieure. Il y a dans l’épaisseur de la lèvre supérieure trois ou quatre pièces cartilagineuses, qui sont probablement des vestiges des os de la mâchoire supérieure. L’os hyoïde est suspendu en dessous de l’arête qui représente le tympanique.
Dans la lamproie (1), la cavité crânienne est trèspetite, et n’est fermée supérieurement dans presque toute son étendue que par une membrane : elle est également membraneuse à la région basilaire. Les cavités des oreilles forment de chaque côté du trou occipital une boursouflure au-dessous de laquelle naît une apophyse latérale dirigée un peu en bas et en avant, et qui va s’unir par son extrémité à une autre apophyse née de la partie plus antérieure du crâne. Il reste entre ces deux apophyses un grand espace ovalaire, au haut duquel est placé l’œil; de sorte qu’elles paraissent véritablement représenter les apophyses antéorbitaire et post-orbitaire des autres cartilagineux, malgré ce que leur origine trop inférieure semble offrir de contraire à cette détermination. Aussitôt après s’être écartée du crâne, l’apophyse que nous nommerons post-orbitaire donne naissance à une petite branche qui descend verticalement, se recourbe ensuite en dedans, et est liée à celle du côlé opposé par deux petites pièces triangulaires qui viennent se toucher sur la ligne médiane. On ne peut comparer cette tige descendante qu’au tympanique, et les pièces triangulaires paraissent être les seuls représentants des branches hyoïdiennes.
Les narines forment une cavité unique, ouverte
(i) \y. Cuvier Mém. du Muséum, t. I, p, 128. — Du. méril. Dissertât, sur la famille des poissons cyclostomes. Paris, 1812, in-80.]
ARTICLE SIXIÈME. — RÉSUMÉ
à la face supérieure (.le la tète, et à la racine cl’une grande lame voûtée qui naît en avant des apophyses ante-orbitaires. Cettclamc, queM.Duméril appelle le cueilleron supérieur, représente pour M. Cuvier les parties etlnnoïdale et vomérienne des squales : une autre plaque, à peu près semblable, est suspendue au-dessous de la première, la dépasse par son bord antérieur, et donne en arrière deux apophyses descendantes; cette plaque est le cuillëron inférieur de IU. Duméril, et M. Cuvier la considère comme 1 analogue des intermaxillaires. Au-dessous de cette seconde plaque est suspendu un anneau osseux, arme de dents, et dans lequel, si l’on consulte ce qui s’observe dans les autres cartilagineux, on ne saux-ait méconnaîti’e la réunion des deux palatins et des deux mandibulaircs, ou maxillaires inférieurs. De chaque côté, au point où ces os s’unissent, on trouve un cartilage grêle qui se porte en arrière , mais sans aller jusqu’au crâne; il représente lepédicule commun aux deux mâchoires, ou l’arcade palatine.
La cavité du crâne , dans les poissons cartilagineux , est en général considérable, mais elle n’est pas remplie, non plus que celle des poissons osseux, par la masse encéphalique. Elle est plus large en avant qu’en arrière, où elle se trouve rétrécie par les deux grandes cavités des oi'eilles; son plancher est légèrement déprimé à sa partie moyenne dans les squales. On aperçoit encore dans certaines espèces (le mitandre) des arêtes qui partagent la cavité en trois fosses.
Dans les squales, et notamment le squale nas, les deux trous pour le passage des nerfs olfactifs sont chacun au moins aussi grands que le trou occipital. Les trous optiques sont grands aussi, et percés tout à fait en'bas et à la partie moyenxxe de la paroi latérale du crâne. Derrière eux sont les trous de la 6« paii-e, beaucoup plus petits ; plus en arrière , et plus haut, sont ceux de la 3« et de la 4°, placés à peu piès au-dessus 1 un de l’autre; ils sont également petits. Au-dessus du trou de la 4» paire est un trou médiocre pour le passage de la pi’emière bi'anche de la 5e paiie, et derrière le trou de la 5» sont les trous rond et ovale, beaucoup plus grands que les précédents, l’optique et l’olfactif exceptés, pour les deux autres portions de la 5" paire. Les trous condyloïdicns existent comme dans tous les verlébxés. La 7° paire entre par un grand trou sinueux dans la cavité de l’oreille , et sous chacune des deux branches supérieures du museau la cloison anté-orbitaire est percée d'un trou par lequel la première branche de la 3° paire, après avoir côtoyé la paroi du crâne, se rend à la narine.
Tous les squales et les raies ont ,*autant que nous avons pu nous en assurer, la tête percée des mêmes trous; seulement leur positiou relative change avec les formes de la tête. ]
ARTICLE VI
RÉSUMÉ SUR l’OSTÉOLOGlE DE L(l TÊTE.
[Si nous cherchons à résumer les nombreux détails qui précèdent, nous nous trouverons conduits à quelques propositions générales , résultant du simple rapprochement des faits , et par cela même d’une évidence certaine, quelque peu en harmonie qu’elles soient d’ailleurs avec desdoctrines ou des théories récentes.
Eu général , ce qui frappe dans l’ostéologie de la tête, c’est la fécondité avec laquelle la nature multiplie les formes et les combinaisons accessoires autour d’une partie quelconque qui ne varie pas dans ce qu’elle a d’essentiel. La région de l’orbite, et celle de la tempe peuvent nous en donner dcsexemples. Ainsi il y a tou jourssurle côté du crâne un enfoncement ou une cavité qui loge l’organe de la vue ; mais cette cavité peut être fermée de toute part de parois osseuses ( l'homme et les singes), ou bien elle se confond plus ou moins complètement avec la fosse zygomatique (les autres mammifères)’, mais alors elle a un cadre tantôt largement ouvert et tantôt complètement fermé; la même chose a lieu pour les oiseaux, la même chose pour les reptiles; puis , dans les poissons, ce cercle se trouve également complet , mais par l’apparition d’un appareil spécial.
Les variations sont plus notables encore pour la fosse temporale. Celle-ci consiste, pour ce qu’elle a d’essentiel, en un espace plus ou moins marqué sur le côté du crâne, où viennent s’attacher des muscles de la mâchoire inférieure ; or cette fosse, qui dans l’homme et dans la plupart des mammifères est fermée en dehors par une bride osseuse, nommée l’arcade zygomatique, peut n’être point fermée du tout, comme dans les lettrées, les édentés, et certains reptiles; ou bien elle n’est pas fermée en dehors, mais elle est recouverte en andère, près de la lace occipitale, par une bride osseuse formée par le mastoïdien et le pariétal, comme dans la tortue malumalu; tantôt elle est fermée en dehors par deux brides osseuses au lieu d’une, c’est-à-dire , ! arcade zygomatique ordinaire, et au-dessus une autre arcade résultant de l’union du mastoïdien avec le frontal postérieur; c’est le cas des crocodiles. Tantôt il y a une bride en dehors, ou l’arcade ordinaire, et une bride en arrière semblable à celle de la matamata; cette disposition est celle du plus grand nombre des lézards. Enfin, la fosse zygomatique peut être aussi recouverte de grandes expansions des os, qui forment au-dessus d elle comme un toit; soit seulement en avant, comme dans l'emys expansa, soit dans toute son étendue, comme
dans les chélonées ? certains lézards ? la cécilie , et une espèce île grenouille.
11 y a des têtes dont la forme étrange ne nous est point expliquée (la matamala, le pipa)', d’autres fois il y a une relation évidente entre la forme de la tête et quelque fonction spéciale qu’elle a à remplir, et il en résulte alors, sous ce rapport, une grande ressemblance entre des animaux d ailleurs fort éloignés l’un de l’autre par l’ensemble de leur organisation. Ainsi 1 espalax, qui est un rongeur, a un crâne qui ressemble beaucoup à celui de la chrysochlore , qui est un insectivore, parce que tous deux se servant delà tête pour fouir, ont tous deux une face occipitale également grande et inclinée pour multiplier les attaches des muscles, etc., etc.
Nous avons décrit les différentes formes de la tête. Nous l’avons vue globuleuse dans l'homme et dans certains singes, allongée dans le plus grand nombre des animaux vertébrés , aplatie en forme de planche dans la matamala, le pipa , le rémora, symétrique dans presque tous les animaux, irrégulière dansles pleuronecles; mais, quelle que soit la variété de leurs formes, on retrouve dans toutes les têtes un plan commun sur lequel elles ont été contruites. Cela est vrai de la tête comme de l’ensemble de l’organisation , et c’est ce qu’ont exprimé les zoologistes quand ils ont réuni les animaux où l’on rencontre ce plan commun en un grand embranchement du règne animal, sous le nom de vertébrés.
La ressemblance entre les diverses parties de la tête va même plus loin qu’on ne pourrait le supposer au premier abord. On sait en effet, que les os de la tête des fœtus de mammifères sont partagés en pièces plus nombreuses que dans la tête des adultes et des jeunes, cl la comparaison de la tête de l’homme, dans cet état de division plus grande , avec les tètes d’animaux où les os sont plus nombreux, a permis de saisir les véritables analogies des pièces qui entrent, dans leur composition (1). A l'aide de celte idée féconde, l’on est arrivé à des déterminations dont, sans elle, mise serait difficilement douté.
Outre ce moyen de comparaison direct avec l’homme elles animaux élevés , on s’aide encore, pour reconnaître les os dans les classes plus éloignées, de la place qu’ils occupent, de leurs connexions, de leurs fonctions, c’csl-à-dire de la part qu’ils prennent à certaines cavités, des attaches qu’ils offrent aux muscles, du passage qu’ils donnent aux troncs des nerfs , etc.
Cependant les ressemblances des os entre eux, quelque loin qu’on ait cherché à les conduire, ne vont pas jusque-là, que l’on retrouve dans toutes
(i) [ P ■ Ocofïroy, Ann. cluMus., t. X, p, 342, et Cuvier, même ouvr. t. XIX, p. 123. ]
les classes, ou dans les différents ordres d’une même classe , les os en même nombre ; ni que les os puissent changer complètement de relations et de fonctions . Tout cela n’a lieu que dans de certaines limites, et quand les moyens de rapprochement que nous venons d’indiquer viennent à manquer, il faut admettre que la nature développe pour des fonctions nouvelles des appareils nouveaux.
C’est d’après ces principes qu’ont été fondées les déterminations que nous avons données dans le cours de cette leçon, et qui vont nous servir dans les détails de notre résumé. Celui-ci se partagera en deux parties : l’une comprenant l’histoire particulière des os et les propositions générales qui en résultent , l’autre quelques généralités sur l’ensemble du crâne et delà face.]
§ 1. Sur les os de la tête en particulier.
A. Nombre des os.
[ Le nombre des os de la tête comparé entre les animaux adultes où il y en a le moins (les mammifères et les oiseaux), et ceux où il y en a le plus (les reptiles et. les poissons ), est d’autant moins différent, qu’on examine les premiers à une époque plus voisine de leur naissance ou de leur formation.
Cependant, même avec cette condition, nonseulement le nombre des os de la tête n’est pas le même dansles quatre classes d’animaux vertébrés comparées entre elles, mais meme ce nombre varie enlre les ordres d’une meme classe. Les différences deviennent énormes entre les adultes. Plusieurs causés font ainsi varier le nombre des os.
1° 11 y a des variations dans l’ordre de réunion des parties. Certaines pièces se réunissent plus vite entre elles qu’avec les pièces voisines. Exemple : les diverses pièces du sphénoïde , les deux parties du frontal, dans l'homme.
2° Le nombre des pièces diminue en général d’autant plus que l’animal est plus âgé. Exemple : les os de la tête des oiseaux , le irontal de l’homme qui est double dans le jeune et simple dans l’adulte.
go La subdivision pcrsislante de certains os, ordinairement simples dans l’homme. Exemple: le sphénoïde dans les mammifères, le frontal et l’occipital dans les reptiles et les poissons.
A° L’apparition d’un ou plusieurs os nouveaux, chargés dans certaines classes, ou dans certains genres, d’une fonction spéciale. Exemple : l’os columelle des Reptiles, les os operculaires des poissons.
Le nombre des noyaux osseux augmentant à mesure que l’on remonte vers la formation des
ARTICLE SIXIÈME. — RÉSUMÉ
fœtus, et la réunion s’en faisant à des époques
variées du développement , pour comparer les nom-
bres des os de la tête, nous les prendrons a une époque commune de la vie des animaux, c est-aclire au moment du développement complet de ceux-ci ou à leur état adulte; il y a neanmoins une exception à faire pour les oiseaux, c l/ es(luc s la réunion des os s’effectue si vite que, pour en avoir le nombre, il faut remonter a une époque
fort rapprochée de la naissance.
. i-i;nnc ir.c nombres sont les sui-
Avec ces conditions, ics
vants: , . .
L 'homme adulte, pris pour type ou pour point
,1e départ, a 8 os du crâne : 1 frontal, 2 pariétaux, 2 temporaux , 1 occipital, 1 sphénoïde et 1 elh-
moïde. .
Et 13 os de la face, en n’y comprenant pas le maxillaire inférieur, c’est-à-dire 2 nasaux , 2 lacry-
maux, 2 jugaux,
î maxillaires, 2 palatins, 2 cor-
nets, 1 vomer. Total, 21 os.
Ce nombre peut varier en plus, par la persistance! la division du frontal, la subdivision du jugal; en moins, par la soudure précoce du sphénoïde au basilaire.
Les mammifères ont en général : 1 ethmoide,
2 frontaux, 2 pariétaux, 1 inter- pariétal, 2 temporaux, 1 occipital, 1 sphénoïde poslér.cur, 1 sphénoïde antérieur, 2 ptérygoïdiens , 2 inter-maxillaires , 2 maxillaires, 2 nasaux, 2 acrymaux,
2 jugaux, 2 palatins, 2 cornets, 1 vomer. Total,
28Ce nombre peut varier en plus, par la division Jsi tante du temporal et de l’occipital en plu- ' nièces- en moins, par l’absence de certains oTtclle que celle du lacrymal (les dauphins), du ôal les (curées), ou par la soudure tres-prompte du ptérygoïdien au sphénoïde, de l’ii.ler-pariela
3 “lJ crâne 'des ^isea uxa 10 os, savoir; frontaux,
poraux, 4 occipitaux, 2 ri^ cornets,
1CUr faCeI “ T^Sriro, 2 maxillaires, riugar‘2 palatins, 2 ptérygoidiens, 1 vomer,
2 tympaniqueS) 2 nasaux, 2 lacrymaux , Total ,
32CeSnombre peut varier en plus, parla division du jugal [V autruche) et par celle du vomer ( le nandou) ; dans l’étal adulte, ce nombre est beaucoup moindre, comme nous l’avons dit .
Les quatre ordres îles reptiles sont trop differents les uns des autres pour qu’on P^e ne dou- „er qu’une série de nombres pour toute la classe. Il faut le faire pour chaque ordre.
Les tortues ont ; 2 frontaux principaux, 2 frontaux antérieurs, 2 frontaux postérieurs,^ pariétaux, 1 basilaire, 1 occipital supérieur, - occipitaux latéraux, 2 occipitaux externes, 2 tempoi aux
écailleux 2 rochers, 2 mastoïdiens , 2 tympaniques 1 sphénoïde, 2 ailes temporales, 2 ptérygoï-
1 1 ions 2 palatins, 2 maxillaires, 2 inter-maxillaires,
2 jugaux, 1 vomer. Total, 30 os.
Ce nombre peut varier en moins par 1 absence du temporal écailleux et des ailes du spheno.de
(la matamala). .... ,
Les sauriens et la première fam. le des ophidiens (les anguis), ont en général: 2 frontaux principaux , 2 antérieurs , 2 posténeurs, 2 pane aux ,
4 occipitaux , 2 temporaux écaUleux 2 rochers,
2 mastoïdiens , 2 tympaniques , 1 spheno.de postérieur 2 ptérygoïdiens, 2 transverses, 2 pala-
2 lacrymaux , 2 jugaux , 2 vomers. Total 08 os
sans compter les cornets , tres-apparen s dans les
monitors, ni les noyaux osseux du cartilage interorbitaire.
Ce nombre peut varier en plus par la subdivision de certains os, telle que celle du frontal ^ postérieur ( dans les iguanes, les seiuques ) , par la pie scncc des ailes temporales (les crocodiles), ou d’un os particulier , l’os coluinelle (la plupart des lézards)-, et il peut varier en moins par la prompte soudure de quelques os (les frontaux, les pariétaux , les nasaux entre eux ).
Les serpents ont : 2 frontaux principaux, 2 antérieurs, 2 postérieurs, 1 pariétal , 1 basilaire,
1 occipital supérieur, 2 occipitaux latéraux, 2 rochers, 2 mastoïdiens, 2 tympaniques, 1 spbeno.de postérieur, 2 ptérygoïdiens, 2 transverses 2 palatins, 2 maxillaires, 1 inter-maxillaire, - n saux, 2 vomers. Total : 31 os , sans compter les
cornets. . ,
Ce nombre peut varier en plus par 1 existence
des sur-orbitaires (les pythons, etc. ) ; en moins par l’absence des frontaux postérieurs (les torlryx) ou des frontaux postérieurs et des transverses (les
arnjjhisbènes). .
Les batraciens ont en général : 2 frontaux antérieurs, 2 frontaux postérieurs, 2 pariétaux,
2 occipitaux latéraux, 2 rochers, 2 tympaniques,
1 sphénoïde, 2 ptérygoïdiens, 1 ethmoide (Los en ceinture), 2 palatins, 2 maxillaires, 2 intermaxillai.es, 2 nasaux ( en vestiges) , 2 jugaux ,
2 vomers. Total, 28 os. . , , i „
Les nombres sont encore plus variables dans
cet ordre qu’en aucun des précédents, *. cause de l’hétérogénéité des genres qui y entrent. Ainsi, les frontaux principaux, qui n’ex.stent pas dans grenouilles, se retrouvent dans le pipa , dans les 'salamandres; les maxillaires n’existent qu eu vertige dans la syréne , etc. Nous avons suffisamment fait connaître toutes ces différences.
Les poissons ordinaires ont en général : 2 frontaux principaux, 2 frontaux antérieurs , 2 bon-
taux postérieurs, 2 pariétaux , 1 intcr-parietal,
1 basilaire, 2 occipitaux latéraux, 2 occqntaux
externes , 2 rochers , 2 mastoïdiens , 1 sphénoïde postérieur, 1 sphénoïde antérieur, 2 grandes ailes, 2 ailes orbitaires, 1 ethmoïde, 1 vomer, 2 inter-maxillaires , 2 maxillaires , 2 nasaux , 2 palatins, 2 ptérygoïdiens, 2 transverses, 2 jugaux, 2 tympanaux , 2 temporaux , 2 symplectiques , 8 pièces operculaires, 12 pièces sous-orbitaires. Total : 66 os.
Ce nombre peut varier en plus, par la subdivision de certains os, tels que le maxillaire ( les ih ans, les brochets) , retint! oui e (le lêpisoslèe ), etc. En moins, par la non existence des rochers (la carpe), desfrontaux antérieurs, et de plusieurs des pièces de l’arcade palatine ( les anguilles) , ou de la chaîne sous-orbitaire ( les baudroyes) , etc. , et aussi par la prompte soudure de plusieurs pièces en une seule (le congre , l 'asprède , etc. )]
B. Connexions des os.
[Il y a entre les os de la tète des connexions de différents ordres : l°les connexions constantes, ou de premier ordre; 2° les connexions secondaires ; et parmi celles-ci il y en a qu’on peut appeler des connexions exceptionnelles.
Les premières sont de l’essence de la tète ; elles se rencontrent dans tous les vertébrés , et elles servent souvent à reconnaître les os dont la détermination pourrait être rendue douteuse par quelque modification dans la formeou dans la fonction, l’ar exemple , le corps du sphénoïde est toujours , de l'homme au protée, en avant et en bas de l’occipital : les pariétaux sont toujours en avant des occipitaux, les frontaux en avant des pariétaux, etc.
Les secondes résultcntdes modes d’union variés des os avec ceux qui les entourent. Ainsi le sphénoïde est toujours en avant du basilaire; mais il peut toucher par ses côtés au temporal, au frontal, au jugal, au pariétal, au palatin, etc. , etc., suivant des combinaisons très-variées. Ces connexions secondaires se rencontrent surtout là où il y a ce qu’on pourrait appeler un confluent de plusieurs os, et par exemple, dans les mammifères, au fond de la fosse orbilo-temporale ; au point de réunion des os de la face à ceux du crâne vers l’angle interne de l’œil, etc. Aiusi il y a dans la fosse temporale de l’homme un point où l’aile temporale du sphénoïde touche au frontal , au pariétal, au temporal et au jugal, Dans le chimpansé, elle ne touche plus au pariétal et au frontal, parce que le jugal vient s’unir au-dessus d’elle au tem-
(x) [II ne faut pas perdre de vue que dans ce résumé nous sommes obligés d’adopter l’une des déterminations qui sont possibles pour certains os, et qui sont données comme douteuses dans le texte; mais pour nous prononcer ici dans un sens ou dans un autre, nous n’enlevons
poral : dans d’autres singes, ce n’est pas le jugal, c’est le frontal qui vient s’unir au temporal ; dans d’autres singes encore , ce n’est plus au temporal que vient toucher le jugal, c’est au pariétal. Dans les animaux où l’orbite et la tempe se confondent, l’aile orbitaire et le palatin ajoutent encore au nombre de combinaisons ou de connexions secondaires qui peuvent résulter du rapprochement de tant de pièces. On en tire de bous caractères ostcologiques pour la distinction des espèces, des genres, et quelquefois des familles.
Les connexions exceptionnelles sont celles qui ont lieu entre des os d’ordinaire très-éloignés l’un de l’autre. On les rencontre quelquefois dans des genres entiers, qu’elles servent alors à caractériser, mais le plus souvent dans des espèces seulement. Par exemple, la jonction du sphénoïde an maxillaire dans quelques rongeurs; l’inlervention du lacrymal dans le cadre de l’anneau pré-orbitaire dans quelques autres; l’apparition de l’ethmoïde eu avant des nasaux dans le phoque à trompe; la disposition des plcrygoïdiens dans les fourmiliers ; la position de l’inter-pariélal entre les frontaux et les pariétaux, et non entre les pariétaux et les occipitaux dans les tèlrodons. Il faut noter que des connexions exceptionnelles dans une classe peuvent devenir le cas le plus ordinaire dans une autre classe. Ainsi l’ethmoïde, apparaissant au dehors en avant des nasaux dans le phoque à trompe, est une exception; c’est la règle ordinaire dans les poissons.]