C. Histoire particulière des os
[On peut partager les os de la tète en quaire classes : les os constants, en totalité ou en partie, dans toutes les têtes de vertébrés; les os qui, existant dans l’homme, ne sont pas conslanls dans toutes les têtes; les os qui, n’existant pas dans l’homme, se rencontrent dans d’autres mammifères et dans plusieurs des autres classes ; les os particuliers à certaines classes.]
1° Os constants.
a. L’occipilul,
[Il unit le crâne à la colonne vertébrale, enveloppe la partie postérieure de l’encéphale et donne passage à la moelle épinière. Il se partage dans l'homme et dans les mammifères en quatre pièces , le basilaire , les occipitaux latéraux et
rien ail doute qui reste sur ce point, et si l’on adopte une détermination autre que la nôtre, il est facile de voir quelle transposition il en résulterait dans notre résumé.]
ARTICLE SIXIÈME. - RÉSUMÉ
l’occipital supérieur , qui se réunissent de bonne heure. Il y a cependant des animaux ( les marsupiaux , quelques pachydermes , quelques cétacés), où les occipitaux latéraux demeurent longtemps séparés des deux autres pièces.
Dans les oiseaux, les occipitaux se soudent de
très-bonne heure.
Dans les reptiles, le nombre des occipitaux varie de six à deux : dans les tortues, à ceux que nous avons déjà nommés s’ajoutent deux occipitaux externes ; dans les sauriens cl les ophidiens, il n’y a que les quatre occipitaux ordinaires; dans les batraciens, le basilaire et le supérieur disparaissent, et il ne reste plus que les deux occipitaux latéraux.
Dans les poissons , l'occipital se compose de cinq pièces; le basilaire, les deux occipitaux latéraux des sauriens, et les deux occipitaux externes des tortues. La place de l’occipital supérieur est occupée par l’inter-pariétal.]
b. Le pariétal.
[Il recouvre la partie supérieure de l’encéphale, et quelquefois en enveloppe les côtés. L’union des deux pièces dont il se compose est très-variable dans les mammifères; tantôt elle a lieu apiès celle des frontaux (l 'homme), tantôt avant (les rongeurs ).
Dans les oiseaux, elle se fait aussi de très-bonne heure.
U en est de même dans les serpents. Elle est fort variable dans les autres genres de reptiles.
Dans les poissons, elles sont le plus souvent toujours distinctes et séparées l’une de l’autre dans toute leur longueur par l’intcr-panétal. Dans les silures, elles s’unissent de très -bonne heure en un seul os avec cet inter-pariétal.]
c. Le frontal.
[Il recouvre la partie antérieure de l’encéphale, et concourt à former une partie plus ou moins considérable de l’orbite. Dans \' homme, dans les mammifères et dans les oiseaux, le frontal se compose de deux pièces, tantôt promptement soudées ensemble; tantôt, au contraire, toujours distinctes.
Dans les reptiles et les poissons, les apophyses anté-orbitaire et post-orbitaire s’en détachent pour former des os séparés, les frontaux antérieur et postérieur.]
a. Frontal antérieur.
[Les deux os de ce nom sont ioujouis à 1 an*, le antérieur de l’orbite, tantôt unis l’un à 1 autie sur la ligne médiane, tantôt séparés par les frontaux
principaux, tantôt aussi touchant en arrière aux frontaux postérieurs. Dans les tortues, ils terminent le museau et recouvrent les narines, de façon à pouvoir être pris pour des nasaux ; d’autres fois ils font aussi l’office de lacrymal. Dans les poissons, ils sont tantôt réunis sur la ligne médiane, et sont alors percés chacun pour le passage du nerf olfactif; tantôt ils sont séparés par un espace libre, par lequel sortent alors ces deux nerfs.]
,-3. Frontal postérieur.
[11 occupe le plus ordinairement mais non toujours l’angle postérieur de 1 orbite. Il est un peu moins constant dans les reptiles que l’antérieur, ou du moins il reste cartilagineux dans quelques serpents; dans d’autres reptiles (les anguis et plusieurs genres de sauriens), il est au contraire partagé en deux pièces.]
d. Le sphénoïde.
[Placé au centre des os du crâne, il supporte par son corps la partie centrale moyenne de l’encéphale, et de ses ailes temporales et orbitaires il eu soutient les lobes moyens et en partie les antérieurs. Les pièces nombreuses entre lesquelles il sc subdivise dans le fœtus de l’homme se soudent promptement en un seul os d’une forme compliquée; mais dans les autres mammifères, on le trouve divisé en plusieurs pièces, cl en suivant scs transformations jusqu’à la fin des vertébrés, on y reconnaît : un sphénoïde postérieur; un sphénoïde antérieur ; deux ailes temporales ; deux ailes orbitaires; deux pièces ptérygoïdiennes, ou deux ptérygoïdiens (1).]
a. Sphénoïde postérieur .
[ C’est la plus constante de toutes les pièces du sphénoïde ; on la retrouve à la base du crâne, jusque dans les reptiles et dans les poissons les plus incomplets : elle acquiert dans cette dernière classe de grandes dimensions, et s’y trouve même quelquefois couverte de dents.]
j3. Sphénoïde antérieur.
[Dans les mammifères, dans les oiseaux, dans les reptiles, celte pièce ne fait qu’un avec les ailes orbitaires, et ne s’en distingue pas : les poissons sont les seuls, comme nous l’avons dit, ou il y ait
à la fois un sphénoïde antérieur et des ailes or i
(i) [Il faudrait y eu ajouter deux autres, si l’on regardait 1 c transverse comme 1 analogue de 1 apophyse ptêrygdide externe .]
tairesbien distinctes. Chez ces animaux, ce sphénoïde est quelquefois fort petit, d’autres fois assez grand (les carpes ) ; il supporte alors la partie antérieure de l’encéphale. Il peut aussi être lui-même partagé en deux pièces ( les harenç/s, les aloses, les butirins ).]
y. Aile orbitaire.
[Cette pièce, que M. Geoffroy nomme os ingrassial, forme, à proprement parler, avec celle du côté opposé, le sphénoïde antérieur des mammifères : elles y occupent la même place que dans l’homme, et donnent toujours passage au nerf optique. Quelquefois ces ailes se confondent en une simple lame verticale qui sépare les deux orbites, et peut demeurer même en partie membraneuse en laissant communiquer les deux cavités (le saïtniri, les chevrotains, etc.). Cette disposition des ailes orbitaires, exceptionnelle dans les mammifères, est constante dans les oiseaux. Dans les reptiles, l’aile orbitaire n’existe pas toujours : on ne la voit pas dans les tortues; elle se confond dans les crocodiles avec la grande aile temporale; elle ne se montre qu’à l’état d’un cartilage semé de quelques grains osseux dans les autres sauriens ; elle manque dans les grenouilles, et reparaît au contraire très-distinctement dans les salamandres. Enfin, dans les poissons, elle soutient la partie antérieure de l’encéphale en avant des grandes ailes, et de renfoncement pour la glande pituitaire. Quelquefois les deux ailes sont réunies en un seul os médian (le thon).]
S. Grande aile, ou aile temporale.
[Ces deux pièces sont plus constantes que les précédentes , et s’unissent de bonne heure au sphénoïde postérieur dans les mammifères ; leur position est constante, mais l’extrême variabilité de leur forme et de leurs proportions avec les os voisins fait beaucoup varier leurs connexions secondaires. Elles sont constantes aussi dans les oiseaux. Dans les reptiles, elles le sont moins. On les voit à peine dans les tortues ; les crocodiles en ont une considérable, et qui fait aussi l'office de l’orbitaire : iln’y en a pas dans les autres sauriens, ni dans les serpents, ni dans les batraciens. Dans les poissons , au contraire, elle existe aussi manifeste que dans les oiseaux , et toujours distincte, non-seulement de l’aile orbitaire, mais du corps du sphénoïde.]
c. Ptêrygoïdien.
[Les deux os de ce nom sont des dépendances du sphénoïde, qu’on trouve souvent séparées dans les mammifères, mais qui n’dnt véritablement lout
leur développement que dans les ovipares. Dans les mammifères , ce soTit de simples apophyses accolées sur le corps du sphénoïde, auquel elles se soudent à des époques inégales, suivant les genres, et dont quelquefois elles demeurent toujours distinctes. Il n’y a que les fourmiliers où ces os acquièrent une véritable importance, en s’unissant l’un à l’autre sur la ligne médiane pour continuer le tube des arrière-narines. Dans les crocodiles , ils ressemblent beaucoup à ce qu’ils sont dans les fourmiliers ; mais dans les autres ovipares ils se détachent davantage du crâne, et servent à composer une chaîne d’os qui lie les pièces de la face à celles qui descendent du crâne à sa partie postérieure. Dans ceux où la face est mobile (les oiseaux, les serpents) , ils contribuent à ce mouvement par leurs différents points d’attache, et par la manière dont ils s’arc-boutent contre le sphénoïde, ainsi que nous l’avons expliqué. Dans les poissons , ils sont plus séparés du crâne que dans les ovipares précédents, et se trouvent portés à la partie antérieure de l’appareil ptérygotympanique à la suite des palatins, qu’ils accompagnent en général dans les déplacements assez considérables que subissent ces os.
Les ptérygoïdiens portent des dents dans les serpents , dans les iguanes, et dans quelques poissons. ]
e. Le temporal.
[C’est dans l’homme un os de bonne heure unique, qui entre dans les parois du crâne , et renferme l’organe de l’ouïe. Mais dans le fœtus il est divisé en quatre pièces , l’écailleuse ou zygomatique, la tympanique, le rocher, la partie mastoïdienne , qui recouvre le rocher en arrière de l’écailleuse et du tympanique.]
«. Temporal écailleux ou temporal proprement dit.
[Cette pièce contribue à la formation de la cavité du crâne dans les mammifères et les oiseaux ; mais dans quelques animaux, et nommément dans les ruminants, elle montre déjà une certaine disposition à sortir du crâne, en se collant en dehors du pariétal; ce que l’on appelle suture écailleuse est même un premier indice de la destination de cet os à glisser sur les autres à mesure que la cavité cérébrale se rapetisse. Cette portion écailleuse perd beaucoup de son étendue et de son importance dans les reptiles. Elle manque dansles serpents. Dans les tortues, dans les sauriens, elle contribue simplement à former l’arcade zygomatique. Dans les poissons , elle est suspendue au crâne, et forme une des pièces principales de l’arcade palatine ou ptérygo-tcmporale.]
ARTICLE SIXIÈME. — RÉSUMÉ
S Mastoïdien.
Am
fi. Tympanique ou caisse.
[Dans les fœtus île mammifères, elle n’a d’abord d’ossifié que le eailre du tympan, et elle se développe successivement de manière à former le plus souvent une caisse et un méat auditif. Quelquefois, cependant, la caisse étant formée par le sphénoïde (plusieurs marsupiaux), ce tympanique demeure un petit noyau osseux placé à 1 ouverture de cette cavité. Dans d’autres (les cétacés), le tympanique, après s’être soudé au rocher, reste séparé des os du crâne, et est seulement comme suspendu sous une voûte que ceux-ci lui lorment.
Dans les ovipares , cet os s’isole davantage encore du crâne, et prend le plus souventune mobilité très-grande. Dans les oiseaux , il a été longtemps connu sous le nom d’os carré. Il donne attache à la membrane du tympan, et fournit par son extrémité inférieure les facettes articulaires pour la mâchoire inférieure.
Parmi les reptiles, les uns, tels que la plupart des sauriens, les serpents, ont un tympanique fort analogue à celui des oiseaux. Dans d’autres , les tortues , les crocodiles, cet os donne les mêmes attaches et la même articulation, mais il est dépourvu de toute mobilité. Enfin dans certains ba- Iraciens (le proleus, le menobranchus), cet os n’est plus qu’un petit filet grêle, collé sur le crâne, et qui ne donne même plus la facette à la mâchoire inférieure, celle fonction y appartenant au jugal. Dans les poissons, l’analogue du tympanique, destitué également de ses doubles fonctions d’os de l’oreille et d’os articulaire, n’est plus qu’une lame mince de l’arcade ptérygo-temporale.]
y. Rocher.
[ Il occupe toujours une position intérieure , et de manière à recevoir immédiatement le nerf acoustique. 11 contient l’oreille interne dans les mammifères, et s’y montre un peu à l'extérieur, soit à la face inférieure du crâne, soit à la face occipitale, dont il occupe une partie plus ou moins grande. Dans les ovipares, il ne suffit pas a contenir le labyrinthe ; mais il est toujours solidement engrené au crâne, et quelquefois parait très-peu à l’extérieur. Dans les oiseaux, il se montre seulement au fond de la cavité tympanique. Dans les crocodiles, il est enveloppé par la caisse, de manière à ne laisser voir qu’une parcelle extrêmement petite. Dans les tortues , il se montre un peu davantage au fond de la fosse temporale ; dans les autres sauriens et dans les batraciens , il se découvre largement au dehors, et s’unit souvent de très-bonne heure aux occipitaux. Dans les poissons, il est tantôt très-apparent, et tantôt il n’exisle pas du tout.]
[ La partie mastoïdienne du temporal recouvre le rocher en arrière de l’écailleuse et du tympanique dans les mammifères, et elle s’y soude de si bonne heure qu’on ne la trouve séparée que dans de très-jeunes fœtus.
Dans les ovipares, ce mastoïdien forme un os souvent considérable. Dans les oiseaux, il n’existe pas comme pièce distincte, mais dans les tortues et dans les crocodiles, il occupe 1 angle postérieur et latéral du crâne, concourt aux cavités de l’oreille, et étend ses connexions souvent jusqu’au frontal postérieur. Dans les autres sauriens et dans les serpents, son importance diminue. 11 concourt simplement avec le pariétal à fournir un pédicule pour le tympanique. 11 manque complètement dans les batraciens. On le retrouve dans les poissons osseux entre le pariétal et le frontal postérieur, et il se lie souvent chez eux d’une manière solide avec le sur-scapulaire.]
2°. Os qui, existant dans l’homme, ne sont pas constants dans les autres vertébrés.
[Peut-être Velhmoïde et surtout le maxillaire , que nous plaçons dans celte section , pourraientils être maintenus dans la première; car il est vraisemblable qu’il y en a , dans toutes les tetes, au moins quelque vestige cartilagineux; mais il est certain qu’à l’état osseux ils n’existent pas toujours.]
f. L’elhmoïde.
[Il donne passage, dans l’homme et dans les mammifères, aux filets (lu nerf olfactif par sa portion cribleuse ; il sépare par ses lames orbitaires la cavité nasale de celle de l’orbite; il contribue essentiellement, par ses anfractuosités et ses cornets, à l’organe de l’odorat. Une ou plusieurs de ces parties de l’ethmoïde^peuvent disparaître ou rester à l’état de simple membrane, mais elles ne se partagent pas en os séparés, et ne se disséminent pas comme certaines parties du sphénoïde et
du temporal. -
L’ethmoïde, qui se montre largement dans I orbite de V homme et des singes, est enveloppe par le frontal elles ailes du sphénoïde dans le reste des mammifères, et ne se montre dans l’orbite que par exception (quelques carnassiers, un rongeur, etc.). Nous avons dit que dans un phoque la lame verticale vient se montrer au bout du museau , en avant des os du nez : du reste, ses anfractuosités sont en général très-considérables, comme nous le dirons à l’article de l'odorat.
Dans les oiseaux, la portion orbitaire de l’ethmoïde sc montre envient former souventune par-
lie considérable de la paroi antérieure de l’orbite et de sa cloison inter-orbitaire.
Dans les tortues, une partie des fonctions de l’ethmoïde est remplie parles frontaux antérieurs, et les restes de cet os, s’ils existent, demeurent toujours à l’état de simples membranes. Dans les crocodiles , on le retrouve avec sa lame cribleuse, ses ailes latérales, sa lame verticale, ses cornets, mais en grande partie à l’état cartilagineux. On n’en voit pas de trace osseuse dans les sauriens et dans les ophidiens; mais dans certains batraciens (les grenouilles), il reparaît à sa place accoutumée, en avant du crâne, donnant passage au nerf olfactif, et appuie en haut au frontal, et en bas au sphénoïde j mais il a une forme toute particulière, et nous l’avons décrit sous le nom d’os en ceinture. On ne le retrouve pas dans les autres batraciens.
Dans les poissons, T’elhmoïde devenu très-apparent est reporté au bout du museau , au-devant des frontaux, au-dessus du vomer, et formant avec celui-ci la cloison des narines : il représente chez ces animaux la portion ou la lame verticale de l’ethmoïde des mammifères. Il y a des- poissons, le lêpisoslée, le brochet , où cet os est partagé en deux parties.]
g. ho maxillaire.
TI! existe à l’état osseux dans presque toutes les têtes de vertébrés, à l’exception de quelques reptiles inférieurs et de plusieurs poissons cartilagineux.
Dans les mammifères, il est grand, solidement uni au crâne elle plus souvent arméde fortesdenls.
Dans les oiseaux, les maxillaires sont réduits à une petitesse qu’on ne soupçonnerait pas au premier abord. Ils sont situés sur les bords des grands inter-maxillaires, et jouissent d’une certaine mobilité comme le reste delà face. Ils sont enveloppés par l’étui corné du bec.
Dans tous les reptiles jusqu’à la silène on le retrouve, tantôt dépourvu de dents, comme dans les tortues et les crapauds , tantôt armé de dents plus ou moins aiguës , comme dans les crocodiles , les serpents, les sauriens, les autres batraciens. Dans les serpents venimeux, le maxillaire est médiocre, et ne porte que lescrocliets venimeux. Il est aussi, chez ces animaux, doué d’une grande mobilité. Dans la sirène , dans le protee, dans le menobranchus, il n’y a du maxillaire qu’un petit vestige cartilagineux.
Dans les poissons, le maxillaire, doué aussi le plus souvent d’une grande mobilité, n’est que rarement armé de dents; il se partage quelquefois en plusieurs pièces; il n’est plus qu’une petite tige dans les silures, et une petite laine demi-osseuse dans quelques squales ; enfin, il ne se montre plus même à cet état dans d’autre» cartilagineux.]
h. he jugal.
[ C’est un os beaucoup plus simple qu’aucun des précédents. Il est un des moyens d’union du crâne à la face. Il est loin d’être constant. Il manque dans certains mammifères. Il existe dans les oiseaux, où il est quelquefois partagé en deux. On le trouve aussi à peu près à sa place accoutumée dans les tortues, dans IcS crocodiles, dans les saitriens : il manque dans les serpents.
Dans les batraciens, et surtout dans les derniers genres de cet ordre , il abandonne le maxillaire pour n’etre suspendu qu’à l’arrière du crâne aux pièces qui représentent le temporal, et il y donne une partie et même la totalité de l’articulation pour la mâchoire inférieure.
Dans les poissons, il remplit la même fonction, au bord inférieur de l’arcade ptérygo-tympanique dont il fait partie.]
i .Le nasal.
[Les os du nez existent dans tous les mammifères, où ils varient par la rapidité de leur réunion en un seul os. Ils y sont toujours situés entre les branches des inter - maxillaires, quand celles-ci les atteignent.
Dans les oiseaux, on peut, ainsi que nous l’avons dit, considérer comme représentant le nasal l’os situé en dehors des inter-maxillaires à la racine du bec ; dans ce cas, le nasal existerait dans tous les oiseaux; mais peut-être aussi cette situation tout exceptionnelle du nasal, en dehors de l’intermaxillaire, au lieu d’être sur la ligne médiane, serait-elle une raison d’adopter plutôt pour l’os dont il s’agit la dénomination de frontal antérieur; et dans ce cas les oiseaux n’auraient pas de nasal. Cet os manque aussi absolument dans les tortues; on le retrouve, et avec les mêmes connexions que dans les mammifères, dans les crocodiles et dans les autres sauriens, dans les ophidiens, et même (mais souvent en vestiges) dans les batraciens. Il existe aussi dans les poissons, où il s’articule quelquefois solidement avec l’ethmoïde et les frontaux, mais où le plus souvent il est suspendu par des ligaments au-dessus de la cavité nasale.]
k. Le lacrymal.
[11 contribue à séparer l’orbite de la cavité du nez. Il manque dans certains mammifères (les phoques, la plupart des cétacés; nous avons décrit l’énorme développement qu’il prend au contraire dans certains autres (la girafe , les cerfs, etc.). Il existe aussi dans les oiseaux , et y forme souvent la plus grande partie du cadre inférieur de l’orbite. Dans les reptiles , son existence est variable.
ARTICLE SIXIÈME. — RÉSUMÉ
Oïl le trouve dans les crocodiles. Il manque dans les tortues , les serpents, les batraciens. II manque aussi dans les poissons, à moins qu’on 11e prenne pour son analogue le premier sous-orbitaire.]