ARTICLE DOUZIÈME. — NERFS DORSAUX ET LOMBAIRES
côtes. Entre la première et la seconde vertèbres, sort une paire de nerfs qui se portent aux muscles de la partie inférieure de la gorge et sous la peau qui les recouvre; ils donnent aussi quelques filets à l’épaule. D’après celte manière de se distribuer, on peut regarder ces nerfs comme de véritables cervicaux. Dans les grenouilles , il n’y a véritablement que deux paires qui entrent dans la composition du plexus brachial; dans la salamandre, il y en a très-distinctement quatre.
E. Dans les poissons.
Comme on ne peut pas distinguer d’une manière positive les vertèbres cervicales d’avec les dorsales, il est très-difficile de pouvoir faire connaître la distribution des nerfs cervicaux. Il n’y en a jamais plus de quatre qui puissent mériter ce nom, et souvent il n’y en a pas du tout. Quand ces nerfs existent, ils se distribuent aux parties qui avoisinent la gorge, [et prennent quelquefois, comme dans les trigles, un volume très-remarqnable, ou bien ils se portent vers la nageoire pectorale, sur laquelle ils s’épanouissent, ainsi que nous l’indiquerons en traitant des nerfs brachiaux.]
ARTICLE XI
DD NERF DIAPHRAGMATIQUE.
C’est principalement de la quatrième paire des nerfs de la moelle épinière que vient ce nerf; mais il reçoit aussi, comme nous avons eu le soin de l’indiquer, un filet considérable de la paire suivante, quelquefois même un troisième plus grêle de la sixième paire, et en outre, très-ordinairement, un ramuseule qui provient de la convexité de l’arcade que forme au-devant du cou le nerf grand hypoglosse.
Ce nerf, composé par les rameaux que nous venons de faire connaître, descend au-devant du cou en un tronc grêle, auquel s’unissent quelques filets des deux dernières paires cervicales et du ganglion cervical du nerf grand sympathique. Il donne quelques fibrilles aux muscles scalènes et à la glande thymique lorsqu’elle existe , après quoi il passe dans la poitrine entre la veine et l’artère sous-clavières, se colle au repli moyen de la plèvre, passe au-devant des vaisseaux pulmonaires, puis sur les parties latérales du périeardejusqu’au diaphragme.
C’est là que se termine ce nerf; il se distribue, comme par une irradiation, dans l’épaisseur du muscle. Quelques-uns des filets passent cependant à la face abdominale, et communiquent avec le plexus sous-gastrique du nerf grand sympathique.
Le nerf diaphragmatique des mammifères est
en tout semblable à celui de l’homme. Quant à sa racine première, elle est sujette à varier, ainsi que cela s'observe même dans l’homme. [Dans quelques-uns, comme le mouton, il vient des trois dernières paires cervicales; dans d’autres, comme le 'marsouin, il vient des deux dernières.] Cependant le plus ordinairement ce nerf provient de la quatrième paire cervicale et des deux suivantes, II reçoit aussi le filet du nerf hypoglosse et du grand intercostal. Au reste, sa description ne mérite pas de détails particuliers.
Dans les oiseaux, nous n’avons pas reconnu de nerf diaphragmatique, puisqu’ils n’ont pas de véritable diaphragme. [Cependant les muscles qui . s’attachent aux poumons et qui forment sur leur surface une si grande aponévrose, reçoivent quelques filets nerveux des premières paires dorsales.
Dans les tortues, où il se trouve, comme dans les oiseaux, une cloison musculaire qui sépare en partie la poitrine de l’abdomen, les nerfs qui animent ces muscles viennent des trois premières paires dorsales; mais dans les autres reptiles, il n’y a plus, à l’exception du pipa, de muscle semblable, et par conséquent plus de nerf.]
Dans les poissons qui sont privés de poumons, il n’y a point de nerf diaphragmatique proprement dit : cependant on trouve quelque analogie dans la fonction présumée, et surtout dans la distribution d’une branche de la première paire vertébrale qui se porte à la paroi musculeuse qui sépare la cavité des branchies d’avec celle du basventre. Ce nerf est surtout très-remarquable dans la raie et dans la carpe.
ARTICLE XII