‹ Leçons d'anatomie comparée de Georges CuvierChapitre 264 sur 367 · ARTICLE TROISIÈME. - FORME DE L’OEIL, ETC · texte numérisé non relu

ARTICLE TROISIÈME. - FORME DE L’OEIL, ETC

animaux où il est le plus convexe. Le cristallin de l’homme est un des plusmous. Celui des oiseaux et des mammifères se laisse écraser avec quelque facilité : sa partie moyenne est cependant plus dure. Dans les poissons, celte partie moyenne devient subitement plus dure et forme un noyau qui ne se laisse diviser qu’avec beaucoup de peine. Le cristallin des seiches est aussi très-dur. La dureté du cristallin augmente avec l’âge dans toutes les espèces.

Les parties extérieures et plus molles du cristallin sont aussi moins denses, il est probable que cette disposition doit empêcher les rayons d’être réfléchis, comme ils le seraient en partie, s’ils passaient subitement par trois milieux différents. Cela arrive ainsi dans leur passage au travers des objectifs des lunettes achromatiques , et le nuage laiteux qui résulte de' ces réflexions répétées est un des principaux défauts de ces instruments.

L’humeur aqueuse, qui est très-fluide dans les animaux à sang chaud, se trouve visqueuse et filante dans les poissons.

L’humeur vitrée est généralement d’une consistance semblable à celle du blanc d’œuf ; et comme elle est contenue dans des cellules, elle a l’appa-

rence d’un corps circonscrit et non fluide : c’est ce qui lui a fait donner, par beaucoup d’anatomistes, le nom de corps vitré.

Les données précédentes ne suffisent point pour calculer parfaitement l’effet de l’œil; il faudrait avoir encore la longueur absolue des rayous des sphères, auxquelles appartiennent dans chaque animal les courbures antérieures et postérieures de la cornée et du cristallin, et celle de l’axe de l’humeur aqueuse du cristallin et du vitré ; enfin, le pouvoir réfringent de ces trois corps transparents comparé à celui de l’eau distillée.

On pourrait alors déterminer le foyer des rayons parallèles, et on saurait à quelle distance l’animal distingue le plus facilement les objets; et en ajoutant à ccs points principaux ce que nous dirons dans la suite des moyens qu’ont les diverses classes de changer la figure de leur œil, ou déterminerait les limites de leur faculté visuelle.

Nous n’avons que d’une manière incomplète et peu sûre les dimensions que je viens de demander. En voici cependant un tableau tiré de Petit, de Monro et de nos propres observations. [ Celles de D. W. Sœmmering, faites avec beaucoup de précision, permettent de le compléter et de l’étendre.]

DOUZIÈME LEÇON. - ORGANE DE LA VUE

NOMS

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