iO
Raton
Loup
Chien
Phoque
Kanguroo
Marmotte
Porc-épic
Castor
Éléphant
Chamois
Bœuf
Cheval
Marsouin de, 1.5
Baleine
Faucon
Grand - due
Hibou
Perroquet
Autruche
Cygne
Tortue franche
Crocodile
Monitor
Couleuvre
Grenouille
Saumon de 0,5
Brochet de 0,65. . t . .
Autre brochet
Morue
1 et
Anableps (')
et
et
Esturgeon
Squale
(i) Les deux parties, entre lesquelles
l’œil de cet aniir
al est partagé en avant, ont un
ayon différent.
On n’a presque rien sur le pouvoir réfringent des trois humeurs. Pour calculer celui d’un cristallin dont on connaît bien les courbures, il faudrait mesurer à quelle distance il rassemble les rayons parallèles. Selon Monro, pour un cristallin de bœuf , dont le rayon de la courbure antérieure était de 21/40 de pouce, et celui de la postérieure de 15/40, le foyer était à 15/40 de pouce derrière la face postérieure ; et pour un cristallin de morue ,
dont les courbures sont de 14/40 et de 15/40 et demi, le foyer était à 5/40 seulement dans l'air, et à 16/40 dans l’eau ; mais il ne donne point l’épaisseur de ces cristallins, et il n’explique point de quelle mesure il s’est servi. [Le docteur Yuung estime que le pouvoir réfringent du centre du cristallin de l’homme est à celui de l’eau environ comme 18 est à 7. j
ARTICLE QUATRIÈME
ARTICLE IV
DE LA PREMIÈRE TUNIQUE DE l’cSII. , OU DE LA SCLÉROTIQUE.
La sclérotique enveloppe tout le globe de l’œil, à l’exception delà partie antérieure, où elle laisse un grand vide que ferme la cornée.
C’est la sclérotique qui détermine la figure de l’œil : d’après cela, elle n’a pu être absolument molle et flexible que dans les animaux dont l’œil est à peu près globuleux, c’est-à-dire dans l’homme et les quadrupèdes, parce que cette figure s’obtient d'elle-même par la résistance à peu près uniforme des fluides contenus dans l’œil à la pression de ses tuniques ; mais, dans tous les animaux où l’œil s’éloigne davantage de la forme sphérique, comme les cétacés, les poissons et les oiseaux, cette membrane est maintenue par des parties dures accessoires, ou par une plus grande solidité dans son tissu et une épaisseur plus considérable.
Dans l’homme, et dans la plupart des mammifères, la sclérotique est une membrane blanchâtre, opaque, médiocrement épaisse, assez molle, ne présentant au premier coup d’œil aucune organisation apparente, mais se résolvant par la macération en un tissu cellulaire composé de filets entremêlés en tous sens. Cette structure se découvre sans préparation daus l’œil des cétacés, et surtout dans celui de la baleine. Les parties latérales de la sclérotique ont, dans ce dernier animal, près d’un pouce, et son fond près d’un pouce et demi d’épaisseur. Les parties latérales sont très-dures ; on voit, en les coupant, que leur substance est formée de fibres qui ont l’apparence tendineuse, et qui interceptent des mailles remplies d’une autre substance comme fongueuse, plus brune et plus flexible que ces fibres. La partie postérieure est beaucoup plus molle, parce que les mailles y sont plus grandes et en partie remplies d’une substance huileuse. Ces deux parties, la molle et la dure, sont séparées d’une manière tranchée, et l’une ne passe point par degrés à la nature de l’autre.
Le nerf optique parcourt la portion postérieure de la sclérotique par un canal d’un pouce et demi de longueur, dont ies parois sont formées par la dure-mère; et il est très-visible que les fibres blarr ches, qui font la base de la sclérotique, se détachent successivement de la face externe de la dure-mère, dont elles semblent être un épanouissement. Cela pourrait décider, en faveur des anciens, la question de savoir si la sclérotique est ou non une continuation de la dure-mère : question assez difficile à résoudre dans les autres animaux où ces deux membranes ne se louchent que dans un espace très-mince. La sclérotique du marsouin n a que deux à trois lignes d’épaisseur; mais elle présente