‹ Leçons d'anatomie comparée de Georges CuvierChapitre 272 sur 367 · ARTICLE HUITIÈME. DE LA RÉTINE · texte numérisé non relu

ARTICLE HUITIÈME. DE LA RÉTINE

la pupille est fermée par une membrane très-fine. Elle se déchire et disparaît ensuite, et on n’en trouve plus de vestige dans l’enfant nouveau-né. [ Cette membrane ne paraît pas être continue à l’nvée et naître du bord libre de l’iris ; elle s’attache en avant à un quart de ligne de ce bord ; ses vaisseaux lui sont fournis par ceux de la face antérieure de l’iris ; ils se répandent sur toute sa surface, en y formant un réseau très-ténu, et sans qu’il reste au centre un petit espace dépourvu de vaisseaux, comme on a cru l’avoir observé.

Du même point où s’attache sur l’iris la membrane pupillaire, il part en arrière une autre membrane qui s’engage dans l’ouverture de la pupille, par laquelle elle est étranglée comme une bourse par son anneau, et qui vient s’attacher autour de la capsule du cristallin, vers le point où s’y terminent les procès ciliaires. Celte membrane, que M. Henle (1), qui l’a le premier décrite et figurée, appelle capsulo-pupillaire, reçoit ses vaisseaux d’un rameau de l’artère centrale qui se rend à la capsule du cristallin. Ces deux membranes pupillaire et capsulo-pupillaire sont vraisemblablement une continuation l’une de l’autre, car leurs vaisseaux s’anastomosent entre eux, et on peut les regarder comme les derniers vestigesdequelque disposition anatomique, les restes de quelque vésicule transitoire, qui, dans l’évolution de l’œil durant la vie intra-utérine, précède l’apparition de l’iris.] On a observé la membrane pupillaire et la membrane capsulo-pupillaire dans les fœtus des autres mammifères; mais on prétend qu’elles n’existent point dans ceux des oiseaux. [ Les recherches les plus attentives sur ce sujet n’ont encore laissé que des doutes. On ne possède aucune observation eu ce qui concerne les reptiles et les poissons. ]

ARTICLE VIII

DE L'ENTREE DU NERF OPTIQUE DANS l’œIL, DE L’ORIGINE

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