‹ Leçons d'anatomie comparée de Georges CuvierChapitre 307 sur 367 · DES MUSCIES DE L4 PEAU, OD DU PANNICULE CHARNU · texte numérisé non relu

DES MUSCIES DE L4 PEAU, OD DU PANNICULE CHARNU

Nous avons fait connaître, dans l’article précédent, la nature et l’organisation des différentes couches des téguments : nous allons étudier ici

pour qu’ou puisse admettre l’une de ces analogies avec autant de raison que l’autre. M. Cuvier lui-même a adopté la seconde, comme on peut le voir précédemment, art. III, page 55.

les mouvements dont la peau est susceptible, et les organes qui les produisent.

Dans l'homme, la peau a très-peu de mouvement: aussi les muscles qui s’y insèrent ont-ils peu de force et d’étendue. Ils sont au nombre de trois paires : deux de ces muscles sont spécialement destinés à mouvoir la peau du front et de la tête, et le troisième agit sur les téguments du col et des joues.

Tout l’espace compris entre l’occiput et la partie supérieure des orbites, immédiatement au-dessous du cuir, est occupé par un muscle digastrique, en grande partie aponévrolique, et qu’on nomme frontooccipital ( occipito-frontien ). Les fibres charnues sont très -courtes et situées aux deux extrémités de la large aponévrose qui forme comme une calotte au-dessus du crâne. Les antérieures sont attachées à la peau au-dessous des sourcils ; les postérieures s’insèrent à une ligne transversale supérieure de l’os occipital; elles se glissent par leur autre extrémité sous la calotte aponévrotique, à laquelle elles se fixent. Ces muscles sont plus prononcés dans certains sujets que dans d’autres : ils sont destinés à relever les sourcils ; ils froncent aussi la peau du front et produisent ainsi les rides Iransverses plus ou moins parallèles qu’on y remarque.

Immédiatement au-dessous des fibres charnues antérieures de l’occipito-frôtital, dans la ligne qui correspond aux sourcils, on trouve d’autres fibres charnues, qui s’attachent d’une part à l’éminence nasale de l’os du front, et de l’autre, en partie à la peau des sourcils, et en partie aux fibres charnues dont elles sont recouvertes. Ces petits muscles, qu’on a nommés surciliers ( fronto-surciliens ), contre-balancent l’action des occipilo-frontaux. Ils rapprochent aussi les sourcils l’un de l’autre, et froncent ainsi la peau qui recouvre l’origine du nez.

Enfin, la troisième paire de muscles peaussiers, dans l’homme, occupe toute la partie antérieure du col : c'est une espèce de membrane charnue située immédiatement au-dessous de la peau; elle s’étend de la partie antérieure de la poitrine, où elle prend naissance, par des fibres charnues, grêles et très-distantes, sur le tissu cellulaire qui recouvre les muscles grand pectoral et deltoïde , jusque sur les parties latérales des joues, et elle s’attache en partie à la mâchoire inférieure et eu partie à l’arcade zygomatique.

Ces muscles sont extrêmement minces, mais trèslâches dans la partie inférieure du col ; ils deviennent plus épais à mesure qu’ils se rétrécissent.

Il est assez difficile de déterminer l’action de ces muscles peaussiers (thoraco-faciens) . Ils agissent sur la bouche par leur union aux muscles des livres; ils entrent ainsi pour beaucoup dans l’expression de la physionomie; ils froncent les téguments du col et

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