DES GLANDES DE LA PEAU, ET DE-LA GRAISSE SUBCUTANÉE
1° Des glandes.
La surface de la peau s’enduit naturellement de substances qui paraissent destinées à la préserver de l’action des éléments ambiants, et qui sont différentes selon l’espèce des animaux et le séjour que chacun d’eux habile.
Cette humeur est onctueuse dans l’homme et dans les autres animaux à sang chaud. C’est une espèce de graisse qui s’accumulerait petit à petit sur la peau, si on n’avait soin de la laver.
Dans les animaux à sang froid, c’est une viscosité de la nature de la gélatine, et qui ne se dissout point dans l’eau froide. Ces animaux l’ont d’autant plus abondante que leur séjour dans l’eau est plus continuel, et que leur corps est moins bien recouvert d’écailles; elle semble être un supplément de cette dernière espèce d’armure. Ainsi les poissons sans écailles, comme les raies et les squales, ont beaucoup de cette humeur, en comparaison de ceux qui ont de grandes écailles. Parmi les reptiles, ceux qui ont des écailles, comme les couleuvres et les lézaids, ont la peau presque sèche ; et ceux qui ont la peau nue, comme les salamandres, \es grenouilles, l’ont constamment lubrifiée par une viscosité abondante.
Les crapauds et les salamandres peuvent même augmenter à volonté l’excrétion de cette liqueur, et la faire sortir comme une rosée de tous leurs pores.
Parmi les animaux invertébrés, la plupart des mollusques produisent une liqueur gluante qui leur lubrifie toute la peau ; ils la font même jaillir avec abondance au moindre danger : c’est ce qu’on observe surtout sur les limaces, etc. ; mais les espèces qui ont la peau dure et écailleuse ne répandent rien de semblable, et leurs excrétions n’ont lieu que dans des points déterminés de leur corps.
Le même animal ne produit pas la même espèce de substance par toutes les parties de sa peau. Dans l’homme, par exemple, il y en a de trois sortes,