‹ Leçons d'anatomie comparée de Georges CuvierChapitre 313 sur 367 · SENS 1)0 TOUCHER · texte numérisé non relu

SENS 1)0 TOUCHER

vexilé de leurs ongles, qui se recourbent sous la plante du pied. Voryctérope a des ongles plats, excessivement larges. Plusieurs tatous les ont presque en forme de sabot. Dans tons ces animaux, les doigts du pied, dont le nombre varie de quatre à deux, n’ont de mouvement que dans le sens de l’extension et de la flexion, disposition qui vient de la profondeur des poulies qui servent à l’articulation de leurs phalanges.

L 'éléphant et le rhinocéros ont tous les doigts réunis par une peau épaisse et calleuse; ils ne sont même distincts au dehors que par le nombre des sabots qui sont placés sur les bords du pied.

Vhippopetame , le tapir et les cochons ont les doigts plus séparés; mais ils ne marchent que sur leurs extrémités, qui sont enveloppées de sabots. [ Le daman a sons les pieds des pelotes nues et saillantes, qui doivent lui donner un tact bien plus parfait que n’en peuvent avoir les pachydermes précédents. ]

Tons les ruminants, sans exception, n’ont que deux doigts enveloppés de sabots de forme triangulaire, sur lesquels ils marchent. La face inférieure, celle qui regarde la terre, est pins molle et comme luberculée; l’extérieure est convexe et tisse ; enfin, la troisième, ou celle qui regarde l’autre doigt, est un plan vertical. Le chameau seul diffère un peu par la forme du sabol, qui est petit, [symétrique, et qui n’embrasse que la dernière phalange. Les deux doigts sont réunis en dessous jusque près de la pointe par une semelle commune. ]

Enfin, dans lessolipèdes, il n’y a plus qu’un seul doigt terminé par tin sabot semi-circulaire, sur lequel l’animal marche. [ La partie de la sole que l’on appelle la fourchette, et qui est plus molle que le reste, est l’analogue de la callosité digitale dans les autres animaux. ]

Pour terminer cet article de la division des membres dans les mammifères, il nous reste encore à parler de quelquesdispositions relatives au mouvement, mais qui influent sur le loucher.

Nous avons déjà fait connaître une de ces particularités pour les chéiroptères. Parmi les carnassiers, les loutres , les phoques, un didelphe, une musaraigne; ct parmi |,.s rongeurs, le castor, 1 ondatra, etc., qui plongent et nagent souvent, ont tous les pieds palmés, c’est-à-dire que leurs doigts sont réunis par une membrane.

Enfin, daus le morse ’e t dans les cétacés , on ne distingue plus dans les pattes les doigts qui les formaient; ce sorti de véritables nageoires, sur le bord desquelles on remarque cependant encore, dans les morses et dans un lamantin, les rudiments ou les restes des ongles qui indiquent les cinq doigts qu'on retrouve en effet, mais masqués sous la peau coriace qui les enveloppe étroitement.

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