ORGANE DU GOUT
vent l’allonger, et qui l’ont plate, et seulement fendue par le bout.
Le caméléon a une langue cylindrique qui peut s’allonger considérablement par un mécanisme analogue à celui qui a lieu dans les pics.
Dans quelques poissons , comme les ckondroptérygiens. il n’y a point de langue du tour; le dessous de la gueule est iisse et sans saillie.
Dans d’autres , comme la plupart des poissons osseux, la langue n’est formée que par la protubérance de l’os mitoyen auquel s’articulent ceux qui supportent les branchies. Cet os n’a de museles que ceux qui l’élèvent ou qui rabaissent pour la déglutition et pour la respiration ; aucune de ses parties ne peut se fléchir; il n’est recouvert que par une peau plus ou moins épaisse, et il est souvent garni de dents aigues, ou en forme de pavés, qui eu rendent la surface presque insensible.
La sirène ressemble à cet égard aux poissons à branchies libres.
Les seiches , les limaçons et la plupart des autres mollusques gastéropodes ont une langue cartilagineuse donl nous développerons ailleurs la structure très-singulière, mais qui n’a de mouvements que ceux relatifs à la déglutition. Sa partie antérieure est fixée au-dessous de la bouche, et n’a nul moyen d’entourer les corps sapides.
Les mollusques acéphales ne paraissent point avoir de langue du tout. Peut-être le sens du goût est-il exercé par ces tentacules si semblables à des papilles, qui garnissent leurs manteaux aux endroits par lesquels y' pénètre l’eau qui est le véhicule de leurs aliments.
U n’y a point non plus de langue proprement dite dans les vers, quoique quelques-uns aient donné ce nom à la trompe du thalassème, de Véchinorhinque, etc. Les zoophytes n’ont point de langue; mais les tentacules souvent si déliés, et d’une subslance si délicate, qui entourent leurs bouches, paraissent Irès-propres à être le siège du goût ; pourquoi d’ailleurs la peau entière des polypes ne serait-elle pas assez sensible pour palper les parties saîine» dissoutes dans l’eau, puisqu’elle palpe bien la lumière qui la traverse?
La nombreuse classe des insectes présenle de grandes variétés à l’égard des organes du goût.
Les coléoptères cl les orthoptères ont la partie que l’on a nommée, peut-être sans trop d’analogie, lèvre inférieure, cornée à sa base, et terminée à sa pointe par une expansion membraneuse qu’on a nommée eu particulier la langue , et dont la forme varie presque à l’infini dans les divers genres, ainsi qu’on peut le voir dans les ouvrages des nouveaux entomologistes. Le pharynx s’ouvre sur la base de cette langue. Les hyménoptères et quelques uévroptères ont la leur placée au même endroit, mais concave et percée pour le pharynx en dessous, et se prolongeant souvent en une trompe qui