‹ Leçons d'anatomie comparée de Georges CuvierChapitre 65 sur 367 · C. Dans les oiseaux · texte numérisé non relu

C. Dans les oiseaux

L humérus des oiseaux s’articule à la fois avec 1 omoplate et avec le coracoïdien, par une éminence en portion de roue qui est à peu près dans le plan des deux crêtes. Sous sa tête, derrière la crête interne, est une cavité profonde, par laquelle l’air s’introduit dans l’intérieur de l’os. La crête externe ou supérieure est mince et fort saillante; l’interne est plus courte et plus mousse.

En général, l’humérus des oiseaux est cylindrique dans sa partie moyenne, excepté dans le manchot, où il est singulièrement aplati de droite à gauche, de sorte qu’à l’extrémité radiale, les os de l’avaut-bras s’articulent l’un au-dessus de 1 autre sur une même ligne.

[ Cet os ne diffère guère dans les oiseaux que par sa longueur proportionnelle, qui est généralement en rapport avec la puissance du vol. Ainsi, dans la plupart des oiseaux de proie, il égale le tronc en longueur; mais dans les passereaux, les yrimpeurs, les gallinacés et plusieurs échassiers et palmipèdes, il arrive à pciue à la hauteur du hassin; dans d’autres échassiers, comme les grues les cigognes, et d’autres palmipèdes, comme les albatros, les frégates, les pélicans, son extrémité inférieure arrive au niveau des ischions ou même dépasse le bout de la queue. Il y a cependant deux

genres qui ont une grande puissance de vol, quoique

leurs humérus soient si courts qu’ils ressemblent

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