‹ Leçons d'anatomie comparée de Georges CuvierChapitre 66 sur 367 · ARTICLE CINQUIÈME. — DES MUSCLES DU BRAS · texte numérisé non relu

ARTICLE CINQUIÈME. — DES MUSCLES DU BRAS

un peu à celui de la taupe: ce sont les martinets et ^es colibris. Dans le martinet, la tubérosité interne se termine par un crochet recourbé en arrière, et la crête externe par deux pointes, dont une est fortement dirigée en avant : il résulte de là une épaisseur considérable pour l’attache des muscles. Sa longueur est à peu près moitié de celle de l’omoplate.

L’humérus des colibris ressemble presque en tout à celui des martinets; il est peut-être encore

plus court, plus large, e't approche de la lorme carrée. On aperçoit à son condyle externe un grain osseux qui ressemble à une épiphyse.]

Quoique l'autruche ne vole point, son humérus est encore assez fort ; il est courbé sur la convexité des côtes. Dans le casoar , ce n’est, pour ainsi dire, plus qu’un rudiment dont les formes sont peu précises.

U. Vans les reptiles.

L’humérus des tortues de nier a une forme tout à fait singulière : comme dans les oiseaux, il s’articule à la fois avec l’omoplate et le coracoïdien par une grosse tête de forme ovale, dont le grand diamètre est dans le sçns de l’aplatissement de l’os. Au-dessus de cette grosse tête, s’élève une éminence considérable, qui, par sa courbure cl ses (onctions, a des rapports avec l'olécrane, apophyse qui manque ici à l’os de l’avant-bras. Audessous de la tête est une autre éminence moins saillante, mais plus âpre, qui donne aussi attache à des muscles, et qui tient lieu de petite tubérosité. Le reste du corps de l’os est aplati, plus étroit dans la partie moyenne, de sorte que la tète inférieure, au lieu d’être transversale, est tout à fait longitudinale.

[Les tortues terrestres et les lacustres ont l’humérus un peu autrement fait : le plus grand diamètre delà tête supérieure est dans le sens de la longueur de l’os, et ses tubérosités projettent en arrière deux crêtes si fortes, que la gouttière bicipitale est fort semblable à la fosse olécranienne de l’humérus des ruminants. Au-dessous de ces crêtes l’os est arrondi, puis il s’aplatit latéralement, et se recourbe en avant, de sorte qu’il représente presque une S. ]

Dans le crocodile , l’os du bras est arrondi, mais un peu courbé sur sa longueur : cet os ressemble "n peu à l’humérus des oiseaux; sa tête, au lieu d être arrondie, est plate; et sa tubérosité, qui est unique, est antérieure, en forme de crête, un peu • onlournce du côté interne.

Dans les autres lézards e t dans les grenouilles, 1 humérus ne présente aucune particularité : il est régénérai plus droit que dans les crocodiles.

11 Y en a point dans les serpents, puisqu'ils sont privés de membres.

ARTICLE V

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