ARTICLE SIXIÈME. — DES OS DE L’ AVANT-BRAS
ne pouvoir tourner. Le trou existe à la ligne âpre intérieure de l'humérus.
L’olécrane du cubitus de la chnjsochlore , est plus prolongé encore, et sa lame transverse est un peu oblique et va de dehors en dedans.
Dans le phoque, le cubitus est comprimé j il y a, au lieu de la grande échancrure sigmoïde, une lacette pour l’articulation avec l’humcrus, et une autre oblique pour celle du radius. Celui-ci a une large tète qui frotte par son bord interne dans la poulie. Son corps est comprimé et très large par le bas. Le trou existe à la ligne âpre interne. L’olécrâne est comprimé, haut et court.
Dans le lamantin et Je dugong , les têtes supérieures et inférieures des deux os sont soudées, mais du reste leur forme est encore semblable à celle des mammifères; tandis que dans les autres cétacés ces deux os sont comprimés et plats, et paraissent unis par synchondrose avec l’humérus et le carpe; il n’y a plus qu’un rudiment d’olécrâne; courts dans les dauphins et les baleines, ils sont beaucoup plus longs dans les rot'quals.
[L’avant-bras des mammifères est généralement de la même longueur que le bras, mais cette règle n a pas lieu pour les ot'angs et les gibbons , qui ont le radius d’un cinquième plus long que l’humérus; ni pour les chéiroptères , les kanguroos, les gerboises, et les rorquals, où il est d’un tiers; ni enfin pour la giraffe , où il est des deux cinquièmes plus long. ]