‹ Leçons d'anatomie comparée [electronic resource]Chapitre 107 sur 174 · C. Dans les oiseaux · texte numérisé non relu

C. Dans les oiseaux

Dans les oiseaux, en général, le péroné se termine en se soudant au milieu du tibia. Celui-ci finit par deux condyles en roue, entre lesquels est une espece de poulie. L’os unique qui représente le tarse et le métatarse, a à sa tête une saillie moyenne et deux enfoncements latéraux; il se meut par conséquent en ginglyme, en se fléchissant en avant, mais en s’étendant jusqu’à la ligne droite seulement. [Cet os, par sa tête supérieure, ressemble singulièrement à un tibia de mammifère qui serait

retourné d’arrière en avant : à la crête postérieure se trouve même attaché par un ligament un os qui fuit fonction de rotule postérieure. Cet os est très grand dans quelques espèces, particulièrement dans les calaos.]

La longueur proportionnelle de l’os métatarsien varie et égale presque celle du tibia; elle est excessive dans les oiseaux de rivage, qu’on a appelés, pour celte raison, échassiers.

Par en bas, cet os se termine par trois apophyses, en forme de poulies, pour les trois doigts antérieurs. Il y a au bord interne un osselet qui supporte le pouce.

Dans les hibous, l’apophyse du doipft externe a sa courbure dirigée en dehors, et seulement convexe, ce qui permet à ce doigt de tourner horizontalement dessus.

Elle est tout à fait dirigée en arrière dans plusieurs passereaux.

Dans les grimpeurs, non-seulement ce doigt externe est dirigé en arrière, mais l’interne l’est aussi. De là la facilité que ces oiseaux ont de saisir les objets pour les porter à leur bouche.

L’osselet manque dans ceux qui n’ont pas de pouce.

Vaulruche n’a que deux apophyses articulaires qui correspondent à ses deux doigts.

Le manchot a les trois os qui représentent le tarse et le métatarse séparés le£ uns des autres dans leur partie moyenne; mais ils sont réunis par leurs deux extrémités, dont l’une reçoit le tibia, et l’autre les trois doigts.

D. Dans les reptiles.

L’astragale s’articule principalement avec le tibia et le calcanéum avec le péroné, dans tous les reptiles.

Le tarse du crocodile a cinq os, un astragale, un calcanéum, deux cunéiformes qui répondent aux deux métatarsiens moyens, et un hors de rang qui répond au métatarsien externe.

Il y a quatre os du métatarse.

[L’astragale a une forme plus éloignée que le calcanéum de celle des mammifères : il est volumineux et s’articule par une ceinture de facettes avec le tibia, le péroné, le calcanéum, le cunéiforme interne et le métatarsien du doigt interne. La tubérosité du calcanéum est courte cl la face postérieure de cette tubérosité est devenue inférieure, comme dans l'ornithorinque.

Dans les tortues terrestres l’astragale est très gros, et le calcanéum si petit qu’il ressemble à un cunéiforme. Ces deux os forment un premier rang; au second rang se trouvent quatre os qui supportent chacun un doigt. L’externe de ce second rang qui est le plus gros des quatre, porte le vestige du cinquième doigt.

Dans les tortues marines on compte le même nombre d’os au second rang du tarse, mais l’externe est très aplati et porte un cinquième doigt dont le métatarsien, aussi bien que celui du pouce, est court et plat.

Dans les émydes et les trionyx, le métatarsien du cinquième doigt se dirige tout à fait en dehors, et ce n’est plus à son extrémité que les phalanges s’articulent, mais à son bord antérieur qui représente l'interne.

Dans les sauriens l’astragale et le calcanéum se soudent souvent en un seul os. Au second rang il n’y a que trois os; le plus grand porte les deux doigts externes, les deux autres portent chacun un doigt, et le pouce est porté par l’astragale.

Dans les caméléons les os du métatarse sont plats, et tellement disposés, que les deux premiers doigts sont dirigés en arrière et peuvent être opposés aux autres.

Dans les tritons il y a huit os au tarse, tous aplatis età peu près de mèmegrandeur etdemême forme, les deux métatarsiens internes sont portés par un seul os, les deux externes aussi; il n’y a que celui du milieu qui ait un os à part.

Dans les salamandres terrestres, le ménopoma, le mènobranc.he, le tarse reste peut-être constamment cartilagineux. ]

Dans les grenouilles, l’astragale et le calcanéum sont fort alongés, et pourraient être pris au premier coup d’œil pour le tibia et le péroné, s’ils ne formaient pas la troisième articulation de l’extrémité postérieure. Il y a au-devanL quatre petits cunéiformes, cinq os du métatarse, et un très petit qui forme crochet. Il en est de même dans le pipa et le crapaud.

ARTICLE VIII

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