‹ Leçons d'anatomie comparée [electronic resource]Chapitre 156 sur 174 · DE LA REPTATION · texte numérisé non relu

DE LA REPTATION

[ La reptation est un morle de progression propre aux animaux dépourvus de pieds , et dans lequel le corps glisse sur le sol. De tous les animaux doués de cette sorte de mouvement, les serpents sont ceux où il est le plus remarquable et le plus étendu. Celte progression se fait chez eux de deux manières. La première, celle qui constitue la marche lente ou le pas de ces animaux, si l’on peut s’exprimer ainsi, s’opère au moyen des courbes alternes horizontales que leur permettent la flexibilité de leur colonne vertébrale et les nombreux faisceaux musculaires auxquels elle donne attache. La moitié antérieure du corps étant ployée et appuyée sur le sol , la partie postérieure, ployée en sens contraire, est ramenée tout près de la première ; puis cette partie postérieure demeurant fixe à son tour , l’antérieure détend les arcs qu’elle avait formés , et la tête est portée en avant.

La seconde manière de ramper , celle que l’on peut appeler la course de ces animaux, s’opère au moyen du mouvement des côtes et des écailles ventrales; celles-ci, en effet, reçoivent à leurs angles des muscles particuliers, au moyen desquels elles peuvent se redresser et comme se cramponner à la surface du sol. Ces plaques sont portées en avant par les côtes que meuvent , comme nous l’avons vu, un sacro-lombaire très-fort et des intercostaux nombreux. Tout cet appareil, lorsqu’il est mis enjeu , imprime à tout le corps un mouve-

du vol telle qu’elle est exposée plus haut ; il est certain , par exemple , que beaucoup d’oiseaux ne reploient pas l’aile à chaque coup , et dans ce cas c’est principalement à la différence de la vitesse des chocs d’abaissement et d’élévation des ailes que le vol est dû : ce qui s’explique facilement par la grande prédominance des muscles abaisseurs sur les élévateurs.

Il serait aussi intéressant de constater si,

M. l’revost, chef du laboratoire de zoologie au Muséum, assure l’avoir observé dans les grands oiseaux, les pennes des ailes seraient douées d’un mouvement particulier par lequel elles présenteraient leur tranchant à la résistance de l’air, dans l’élévation de l’aile, et reprendraient l’horizontale dans l’abaissement, de sorte que le jeu de ces organes pourrait être comparé à celui des feuilles d’une jalousie, et qu’il y aurait un moment où étant audessous de ces animaux , on pourrait apercevoir la lumière entre leurs pennes.

Quant aux insectes, il faut que dans ces animaux le mouvement qui élève l'aile soit beaucoup moins rapide que celui qui l’abaisse, et que le vol résulte de la diffe-

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