AVERTISSEMENT
vu
merveilleuse ou plus obscure, parce qu’il y trouvait clcs plans divers et des variations infinies.
Il nous reste à dire comment cette seconde édition doit être achevée. M. Duvernoy , que M. Cuvier s était associé de nouveau pour cette seconde édition, mettra au niveau de la science la partie de l’ouvrage à laquelle il avait coopéré dans la première : c’est un travail dont il s occupe sans relâche depuis cinq années. Toutes les genei alites du piemiei volume et une partie des détails sur les organes du mouvement des animaux vertébrés avaient déjà été revus par M. Cuvier lui- meme: M. Laurillard y a ajouté tous ceux qui manquaient. Enfin M. Laurillard et M. F. Cuvier neveu, se sont chargés de compléter ce qui concerne le système nerveux et les sens; et comme il devient nécessaire de séparer les additions et corrections de ce qui appartient à la rédaction ancienne ou nouvelle de M. Cuvier, ces additions seront comprises entre deux crochets [].
Toutefois les matériaux de ces additions se trouveront pour la plupart, ou dans les collections et les notes de M. Cuvier, ou dans les grands ouvrages et les mémoires qu’il a publiés depuis la première édition. Pour certaines parties où ces ressources nous manqueront, nous aurons recours à nos propres recherches et aux travaux qui ont été publiés depuis la première édition.
Nous ferons ici une dernière remarque : c’est que si nous n’avons pas constamment cité, comme se trouvant dans Meckel ou d’autres, beaucoup des détails que nous faisons connaître, c’est que les ouvrages de ces auteurs ont été en grande partie composés avec les préparations du cabinet de M. Cuvier, et que nous avons cru devoir les considérer comme appartenant au moins autant à celui qui a dirigé et fait ces préparations qu’à ceux qui les ont décrites.
Enfin, on ne perdra pas de vue en lisant ce livre, qu’il n’est qu’une seconde édition d’un ouvrage dont les limites sont étroites, et que ce n’est pas un répertoire où seraient réunis tous les détails de la science; nous n’avons dû souvent y faire entrer les faits que sous une forme un peu générale; sans pouvoir multiplier les descriptions autant que le permettraient les richesses du cabinet d’anatomie, et l’infinie variété des formes des animaux. Toutefois, nous nous appliquerons à ne rien omettre de ce qui est susceptible d’entrer dans le cadre de l’ouvrage, et à ne négliger aucune des observations sur lesquelles sont; établis les principes fondamentaux de l’anatomie comparée; de cette science qui n’a pris rang
parmi les sciences positives, que depuis la première publication de cet ouvrage.