MUSCLES QUI MEUVENT LE TRONC, ETC
TROISIÈME LEÇON. — DES OS ET DES MUSCLES DU TRONC
genre ardea, il y a quelque chose d’un peu durèrent : les vertèbres cervicales y sont nu nombre de seize; le long postérieur du coït, né sur les apophyses épineuses de la seizième cervicale et de la première dorsale, donne des languettes charnues aux apophyses articulaires des vertèbres depuis la quinzième en montant jusqu'à la neuvième, auxquelles se joignent des languettes accessoires au nombre de deux ou trois pour chaque apophyse; puis il se prolonge jusque sur une demipoulie que lui offre la base postérieure de la cinquième vertèbre, celle qui commence la flexion du cou en avant, et se change là en un long cordon tendineux qui va se fixer à la deuxième vertèbre; il reçoit en chemin des languettes des septième, huitième et neuvième vertèbres; le digastrique de la tête y manque entièrement.
Le long antérieur du cou a aussi dans ces oiseaux cela de particulier, qu’outre ses tendons obliques qui se détachent pour les apophyses récurrentes de chaque vertèbre, il en a qui, naissant dès le bas, se prolongent sous toute la longueur du cou. Tous ces longs et grêles cordons, soit musculaires, soit charnus, sont assujettis contre les os, d’abord par une toile aponévrotique et charnue qui les enveloppe tous, et qui est une continuation du trapèze, ensuite par des gaines celluleuses propres à chacun, enfin, dans certaines espèces, par des brides ligamenteuses analogues à celles où passent les tendons de nos fléchisseurs et de nos extenseurs des doigts. Le héron, par exemple, a une telle bride à l’arrière de sa septième vertèbre cervicale.
La queue des oiseaux a des muscles courts, mais très marqués et très faciles à disséquer : les uns sont destinés à la relever ou à l’abaisser; d’autres la portent sur les côtés. [Nous décrirons ces muscles d’après un oiseau de proie, l 'épervier, parce que, chez les oiseaux de haut vol, ils sout plus comjdets que partout ailleurs.
Ceux qui relèvent la queue sont :
1° Les inter-épineux (sacro-coccygiens); ils tiennent à la partie postérieure et supérieure de l’os des îles et au sacrum, et se portent aux apophyses épineuses des six premières vertèbres caudales. Lorsque l’un d’eux agit séparément il doit porter la queue de côté : il parait que ce muscle est confondu dans certaines espèces avec le suivant.
2° Les sacro--coccygiens (sacro-sus-caudien) viennent du même point de l’os des îles et de la base des apophyses épineuses des cinq premières caudales, et s’insèrent par des languettes tendineuses à la base des capsules des pennes moyennes.
Ceux qui sont destinés à l’abaissement sont :
5° Les sacro-coccygiens inférieurs ou abaisseurs de la queue. Ils sont placés dans l’intérieur du bassin, et viennent de l'échancrure postérieure de l’os des îles et des apophyses transverscs des
premières caudales ; ils s’insèrent par des languettes tendineuses aux apophyses épineuses des dernières vertèbres et surtout à la losange saillante de la dernière et à la base des capsules des pennes moyennes.
4° LesiVéo-cocci/i/iciisviennentdu bord postérieur des iléons et des ischions et sc portent aux apophyses épineuses des vertèbres caudales; lorsque l’un des deux agit seul il porte la queue sur le côté.
5° Les pubo-coccygiens s’étendent du bord postérieur des pubis à la capsule de la penne externe. Tout en abaissant la queue ils doivent contribuer à son épanouissement.
C° Les ischio-coccygicns viennent du bord postérieur des os ischions et se portent au tubercule inférieur de la dernière caudale.
Les muscles qui portent la queue sur les côtés sont :
7° Les inter-transversiens, qui naissent des apophyses transverses des cinq premières vertèbres et se terminent par des languettes tendineuses à la capsule de la penne externe; lorsqu’un de ces muscles agit seul, il porte la queue de côté, et lorsqu’ils agissent ensemble ils épanouissent la queue en écartant les pennes et lui font faire ce mouvement que l’on appelle la roue dans les paons, les dindons et les faisans.
8° Les fémoro-caudiens ou cruro-coccvgiens viennent des fémurs, sur lesquels ils s’attachent postérieurement vers leur tiers supérieur, et ils vont s’insérer à côté du tubercule inférieur de la dernière caudale. C’est à ce muscle que l’on doit attribuer cet abaissement forcé de la queue lorsque l’oiseau court.
Outre ces huit paires de muscles, on en trouve une peLite qui s’attache à l’angle postérieur de l’iléon et de l’ischion et qui se porte, en embrassant les quatre dernières paires comme dans une ceinture, à la pointe du pubis. Il est probablement destiné à faire écarter ces pointes dans le moment du passage de l’œuf; au reste, il est si faible qu’il doit avoir peu d’action.
Voilà les muscles de la queue de l’épervier : le bassin des oiseaux offrant de nombreuses variétés, pour la longueur plus ou moins grande des ischions et des pubis et pour leur écartement, les fonctions que nous avons attribuées aux muscles qui abaissent la queue ou la portent sur les côtés, peuvent être remplies par d’autres; c’est ainsi que le pubo-coccygien , au lieu d’être un abaisseur de la queue comme ici, est quelquefois celui qui écarte les pennes. ]
D. Dans les reptiles.
Les muscles diffèrent autant dans les reptiles que l’épine ellc-mêinc. On conçoit aisément qu’ils ne pouvaient être les mêmes dans les tortues, les
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serpents et les grenouilles, et néanmoins ils conservent clans les plus éloignés quelques traces d’analogie.
Dans les tortues, le cou est composé de vertèbres longues et très mobiles, faisant une courbe concave en dessus, par la disposition des vertèbres dont les postérieures descendent verticalement, tandis que les antérieures se portent horizontalement en avant, et le dos n’est qu’un grand bouclier immobile formé de la soudure des côtes entre elles et avec les parties annulaires des vertèbres. Il ne peut donc y avoir de muscles pour le dos; ceux du cou sont au contraire tort distincts; mais l’attache qu’ils sont obligés de prendre en dessous du dos et des côtes, au lieu de celles qu’ils ont ordinairement en dessus, les rend assez difficiles à rapporter à ceux des autres animaux, et toutefois on parvient encore à établir divers rapports entre eux et ceux des oiseaux. Ainsi, il y a dans la partie horizontale, contre les os, des inter-transversaires, comme dans les oiseaux, divisés en lieux ordres de faisceaux, les dorsaux (plus droits), les ventraux (plus obliques) ¥. Il y a de plus, dans cette même partie horizontale, le grand transversaire , composé, comme dans les oiseaux, pour chaque vertèbre, dedeux languettes insérées à l’apophyse transverse, et venant des apophyses transverses de deux vertèbres situées plus en arrière. Le long antérieur ou inférieur du cou part de la première vertèbre dorsale, suit toute la face ventrale des vertèbres dans sa courbure en recevant des fibres et leur donnant des tendons à toutes.
Un autre muscle fort semblable pour la distribution au long postérieur du cou des oiseaux, mais un peu différent pour l’insertion, naît de la carapace, en avant de la dernière vertèbre du cou, et donne des faisceaux charnus à quatre ou cinq des vertèbres qui précèdent celle-là, mais il les insère aux crêtes qui tiennent lieu d’apophyses épineuses; aussi n’a-t-il point d’accessoire comme dans les oiseaux. Ce qui lui donne cependant un dernier trait de ressemblance, c’est que son dernier et très long faisceau va aussi à la tète, où il s’insère à la face supérieure du crâne par dessus le splénius; cependant il n’est pas digaslriquecomme celui des oiseaux ,¥. La tortue a aussi un petit coinplexus qui ne vient que des apophyses transverses de deux ou trois vertèbres antérieures et va à la tète en dehors du splénius et du faisceau dont nous venons de parler. Ce splénius qu’elle a de plus que les oiseaux, vient, dans les tortues de
'Ce sont les transversaires obliques et les inter-transversaires de Bojanus.
* M. Bojanus nomme le grand muscle, épineux du cou, et sa languette à la tête , splénius de la tête.
Cis deux muscles sont le retraitais capitis et colli de Bojanus.
terre et d’eau douce, des crêtes dorsales des quatrième, cinquième et sixième vertèbres en dedans du long postérieur du cou, et sc porte à la tête, où il couvre, en se divisant en deux, la face supérieure de l’occiput (c’est le digastrique do la nuque de Bojanus). Dans la tortue de mer, ses divisions sont beaucoup plus séparées; l’interne ne vient que des premières vertèbres, l’externe vient de dessous le bord antérieur de la .carapace ; elle donne un faisceau à l’atlas, c’est le splénius du cou.
Jusque-là cl même pour les petits muscles de la tête, les analogies sontassez satisfaisantes; mais il ne pouvait pas en être de même pour les longs muscles venant de la partie dorsale ou lombaire de l’épine; aussi ceux qui les remplacent sont-ils dans une position toute contraire. Le principal est, dans les tortues de terre et d’eau douce, une lame mince attachée, en dedans delà carapace, aux côtes des cinquième et sixième vertèbres dorsales, et se portant, avec son semblable, obliquement en avant et dans l’intervalle des deux poumons, sur les côtés de la partie antérieure ou horizontale du cou, où il s’insère par des languettes aux apophyses transverses des troisième, quatrième et cinquième vertèbres cervicales ; il se termine par une dernière et longue languette qui s’insère en dessous de la tête au basilaire ; il tire le cou et la tête en arrière et de côté. Un peu plus en avant et sous l’articulation de la quatrième et de la cinquième vertèbre dorsale, s’attache un muscle semblable, que l’on pourrait même regarder comme partie du précédent et qui va s’insérer au côté de la sixième vertèbre cervicale; il tire puissamment le cou et la tête en arrière ¥¥¥.
A mon avis, le premier de ces deux muscles répond aux fonctions du sacro-lombaire et du transversaire grêle, et le second à celles du long dorsal, mais avec les nombreuses différences que réclamait la disposition si différente du squelette. Dans la tortue de mer, ils sont réduits tous les deux à une seule languette allant de la troisième dorsale au basilaire et faisant fonction du long droit antérieur de la tête.
Il y en a un troisième plus singulier encore, qui se glisse le long de l’épine, recevant des fibres de toutes les vertèbres, et traverse les intervalles que les tètes des côtes laissent entre elles et la carapace, et se termine en avant à la face antérieure de la huitième vertèbre cervicale, qu’il porte en avant, ctavec elle la partie postérieure et verticale du cou ****. Sa position rappelle un peu Vépinett.v
***“ C’est celui-là que M. Bojanus appelle le long du dos ; je ne sais pourquoi M. Meckel , cherchant toujours a me critiquer, prétend que je uc l’ai point connu; il est bien indiqué au bas de la page qç). Mais lnirméme a tort de prétendre que c’est un muscle du dos, puisque , de son aveu , il ne meut que le cou.
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du dos; mais son insertion est très différente. Une expansion charnue à fibres transverses attachées de part et d’autre aux côtés des vertèbres, enveloppe tout le côté et la pa i-t ie inférieure du cou, y compris la trachée et l'oesophage, se continuant en avant avec le mylo-hyoïdicn, et se rejoignant en arrière aux bords intérieurs du plastron. C’est un peaucier semblable à celui qui enveloppe le cou des oiseaux.
Dans les autres reptiles, les muscles de l’épine sont placés comme à l’ordinaire en dessus du dos ; mais les trois principaux diffèrent par le plus ou moins de distinction de leurs faisceaux et de leurs filets tendineux, selon le plus ou moins de mobilité de l’épine à laquelle ils s’attachent. A mesure que l’épine devient plus fixe, ils se rapprochent de ceux des poissons; et au lieu de languettes montant ou descendant, ils tendent à se composer de couches transversales séparées par des lames tendineuses; ce rapprochement avec les poissons est déjà très sensible dans le crocodile.
Son sacro-lombaire naît par un teudon ét roi L à la partie antérieure de l’os des îles ; il devient très large et assez épais sur les côtes, et s’y partage en tranches transverses comme le grand muscle latéral des poissons ; les tranches séparées par autant de lames tendineuses, dont chacune s’insère à la côte correspondante, et les fibres charnues allant d’une côte à l’autre. 11 continue sur le cou derrière le tracliélo-omoïdien jusqu’à ces longues côtes cervicales qui tiennent à l’axis et à l’atlas; dans tout son trajet cervical il cache un gros muscle, aussi divisé en tranches, qui commence à la base de la première côte pectorale, est couché sur les apophyses transverses et les petites côtes cervicales, et se termine au côté de l’atlas. Je ne puis y voir qu’un énorme développement des inter-transversaires cervicaux, à moins que l’on ne veuille y voir pluLôt l’analogue du transversaire grêle ou cervical descendant. Un peu en dedans et en partie au-dessus du précédent, mais toujours en dehors du long dorsal, est un muscle qui vient de l’apophyse transverse delà deuxième ou delà troisième côte thoracique, marche le long des vertèbres cervicales entre leurs apophyses transverses et les articulaires, s’y unit par des fibres et s’y termine par un tendon qui va à l’angle externe de la crête occipitale (à l’apophyse masloïde) en dehors de celui du grand complexus; par son insertion il répondrait au petit complexus, mais par sa position il répondrait plutôt au transversaire grêle.
Le long dorsal marche comme à l’ordinaire audessus du sacro-lombaire : il prend naissance sur les deux apophyses transverses du sacrum ; il est dans le dos beaucoup plus étroit que le sacro-lombaire, mais est de même divisé en tranches ; ses intersections tendineuses sont convexes en arrière. Il se continue sur le cou entre le précédent et le
complexus, donnant des fibres aux apophyses articulaires des vertèbres et allant jusqu’au côté de l’axis sans que l’on y puisse distinguer un grand transversaire.
L’épineux du dos règne entre le long dorsal et les apophyses épineuses des vertèbres du dos; en arrière il se continue sur la queue comme nous l’allons voir; en avant il se continue sur le cou jusque vers son milieu, en dehors du complexus et en dedans du longdorsal, avec lequel il se confond plus en avant; scs fibres charnues et tendineuses forment un tissu très entremêlé ; les tendons de sa face supérieure s’insèrent en marchant obliquement en avant à toutes les vertèbres des lombes et du dos.
L e complexus, ou du moins le seul muscle qui me paraisse y pouvoir répondre, naît des côtés des apophyses épineuses de deux des vertèbres du cou, l’allas excepté, marche en dedans de la portion cervicale de l’épineux, et s’insère par un fort tendon au côté de la face supérieure de l’occiput, sous l’apophyse masloïde.
Sur toute la nuque règne un long et fort muscle qui nait en partie sur l’épineux du dos, en partie sur les apophyses épineuses des premières vertèbres dorsales, et se termine à l’occiput par un tendon large sous le milieu de sa crête. 11 a aussi des intersections tendineuses : c’est le seul analogue de splénius qui existe ici.
L’énorme queue du crocodile a trois paires de muscles, dont deux en suivent toute la longueur et sont divisées en tranches, comme celles du dos, par des lames aponévroliques; celle du dessus remplit et au-delà la concavité formée par les apophyses épineuses et les transverses ; celle du dessous, la concavité semblable entre les transverses et les os en V. La première est dans la partie plus voisine des apophyses épineuses une continuation manifeste de l’épineux du dos. Sa partie plus extérieure, qui ne peut toutefois sur la queue se séparer de l’autre, prend naissance par une prolongation pointue qui s’avance entre l’épineux et le long du dos jusques au-dessus de la troisième ou de la quatrième côte. Ses lames aponévroliques forment des angles dirigés en avant et des arcs dont la concavité est dirigée en arrière. Ce muscle répond aux inter-épineux et au sacro-coccggicn supérieur des quadrupèdes.
La seconde paire a une première attache par un fort tendon au bord supérieur postérieur de l’os des îles, à sa jonction avec l’apophyse transverse de la première vertèbre sacrée, une seconde inférieure à l’os pubis près de sa symphyse avec son semblable. Il se continue, de plus, eu avant par une lame charnue qui lui est intimement unie jusque sous les côtes abdominales, aux parties antérieures desquelles il s’attache par autant de faisceaux charnus, dont les plus extérieurs vont aux côtes les
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plus antérieures. Ses lames aponévrotigues forment des angles très aigus dirigés en arrière, et des arcs dont la convexité est en avant. Ce muscle répond à Vischio-coccygien des quadrupèdes, mais est beaucoup plus compliqué..
La troisième paire n’a point d’analogue dans les mammifères, mais elle se retrouve dans plusieurs sauriens, et nous l’avons déjà vue dans les oiseaux quoiqu’autrement constituée * : c’est un fcmoropéronéo-coccygien ; il est épais, conique, enveloppé dans une cavité de l’isc'hio-coccygien sur plus du tiers de la longueur de la queue et s’y insère aux côtés des os en V, le dernier dans cette partie ne s’insérant en dessous qu’à leurs extrémités. Mais ce que celte troisième paire a de plus singulier, c’est son origine par un tendon court et fort, mais qui a de profondes racines dans son intérieur, au petit trochanter en avant du petit muscle analogue au carré du fémur, et de ce tendon même part une corde tendineuse, forte, qui descend parallèlement au fémur, se termine par une dilatation sur l’articulation du fémur avec le péroné, y donne attache au gastro-cnémien, et fournit un tendon au soléaire.
Par ces connexions extraordinaires, il s’établit un rapport entre les mouvements de la queue et ceux des trois parties de l’extrémité postérieure, sans doute utile dans la natation.
[Outre ces trois grands muscles de l’épine, on trouve un iscliio-coccygien supérieur ou transversal , qui nait de l’ischion et se porte presque à la ligne moyenne inférieure du corps de la première et de la seconde vertèbre caudale, embrassant comme par une ceinture le fémoro-coceygien.
Dans les autres sauriens, les muscles de l’épine du dos offrent peu de différence; ils sont seulement plus ou moins distincts, selon le plus ou moins de mobilité de cette épine; mais ceux de la queue nous offrent quelque chose de particulier dans le caméléon. Ici le fémoro-coccygien est moins prolongé sur la queue, etne donne poinL d’attache au péroné. Les deux portions de Y iscliio-coccygien sont séparées, et forment deux muscles : un supérieur qui peut être considéré comme un sacrococcygicn inférieur, qui est ici latéral et portant la queue sur le côté ; un inférieur qui est le véritable ischio-coccygien, mais qui abaisse la queue, et qui ne s’étend que jusque sur les sept ou huit premières caudales. Ce muscle est remplacé par un autre qui naît de ses dernières fibres, cl de deux ou trois faisceaux qui se détachent plus antérieurement du sacro-coccygicn latéral, ainsi que de toute la partie inférieure de son aponévrose, et va se fixer par des tendons longs à la ligne moyenne ou aux apophyses épineuses inférieures de toutes les autres
* AI. Meckcl la suppose analogue aupyriforme, mais le py ri forme va du sacrum un grand trochanter.
vertèbres caudales. Ce muscle et le précédent, extrêmement épais dans le sens vertical, font que la queue est comprimée latéralement, quoique les vertèbres n’offrent point de trace de cette compression. C’est un véritable épineux inférieur qui enroule la queue en dessous. Lorsqu’on en a ôté la peau, qui s’enlève chez ces animaux avec une grande facilité, ce muscle apparaît comme deux cordes accolées à la face inférieure de la queue.
A la naissance de cette queue se trouve aussi un ischio-coccygien supérieur, qui embrasse également le fémoro-coccygien.
Dans les serpents (la couleuvre à collier, par exemple), dont la colonne vertébrale est très mobile, les muscles de l’épine reprennent une disposition plus éloignée de celle des poissons : preuve nouvelle que les organes ne suiventpas, de l'homme aux invertébrés , une ligne continue de dégradation, mais qu’ils sont partout en rapport avec la nature de l’animal.
Les trois grands muscles de l’épine y sont très développés et faciles à distinguer.
1° L 'épineux du dos : outre son origine à la face latérale des apophyses épineuses, il reçoit des tendons qui se détachent du long dorsal et qui s’épanouissent et se perdent à sa face inférieure; pareille chose se voit, au reste, déjà parmi les sauriens, mais seulement entre les aponévroses des deux muscles. Dirigé d’avanten arrière, ce muscle se divise à sa partie interne en faisceaux égaux en nombre à celui des vertèbres; chaque faisceau se termine par un très long tendon contenu dans une gaine aponévrotique, et qui va s’insérera l’extrémité de l’apophyse épineuse.
2° Le long dorsal naît par des fibres charnues de l’extrémité de la pointe de l’apophyse articulaire antérieure qui tient lieu d’apophyse transverse. Ces languettes, après s’être réunies, fournissent deux ordres de tendons, qui font entre eux un angle plus ou moins aigu; les uns montcnlobliquement et vont, comme nous venons de le dire, concourir à la formation de l’épineux du dos; les autres descendent aussi obliquement, et forment les seuls tendons d’origine du sacro-lombaire; en sorte que ce muscle n’a d’insertion directe aux vertèbres que par ses languettes d’origine.
La partie externe et profonde de ce muscle pourrait être distinguée, du moins dans notre couleuvre à collier et dans la couleuvre bicurénée, et former un grand transversaire composé de languettes qui naissent de la pointe de chaque apophyse Iransverse et du tendon d’origine du long dorsal; ces languettes se portent, en franchissant deux de ccs apophyses, à la pointe dé la troisième plus en avant.
3° Le sacro-lombaire. Ce muscle, dont les tendons d’origine viennent du long dorsal, se divise en langueltes externes, dont chacune va s’insérer par