DES MUSCLES DU BASSIN
A. Dans l’homme.
Les muscles du bassin de l’homme sont en petit nombre : 1° le carré des lombes ( iléo-costien ) occupe l’intervalle compris entre l’os des îles auquel il s’attache, et la dernière fausse côte à laquelleil donne une de ses insertions, les autres se portant aux apophyses transverses des quatre premières vertèbres lombaires. Il agit ici plus manifestement sur l’épine que sur le bassin.
2° L e petit psoas (prœlombo-pubien) naît sur le corps de la dernière vertèbre dorsale, et forme un tendon plat et mince qui s’attache à l’éminence iléo-pectinée : il fléchit le bassin sur l’épine.
B. Dans les mammifères.
Dans presque tous les mammifères, ces muscles ont les mêmes attaches ; ils ne diffèrent que pâlies proportions qui dépendent du nombre des vertèbres lombaires. Le petit psoas manque dans le rat.
Dans les chauve-souris, il n’y a point de carré des lombes ; mais le petit psoas est très fort et son aponévrose fort large.
[ Le carré des lombes monte quelquefois fort avant dans la poitrine : ainsi, dans le buffle il donne des languettes aux quatre dernières côtes, ou plutôt aux quatre dernières vertèbres dorsales, car l’insertion de ses faisceaux antérieurs se fait au corps même de la vertèbre. Dans le même animal les fibres qui naissent de l’extrémité des apophyses transverses des cinq dernières vertèbres lombaires, se réunissent pour former un tendon qui se dirige obliquement de dehors en dedans et qui va s’insérer à l’angle interne de l’iléon. Il semble au premier coup d’œil que le grand psoas soit au milieu de deux petits psoas. ]