Des sur-arliculaires-pkaryngiens
Les pharyngiens supérieurs sont des sur-articulaires servant non-seulement à réunir, comme ceux-ci, les
(1) M. Cinier avait bien saisi cette analogie entre les osselets que nous appel- Ions sur-arîiculaires et les pharyngiens supérieurs ; Histoire Naturelle des Poissons, t. i, p. 553, où il dit expressément que le peiit stylet (le seul sur-arîiculaire de la perche ) peut être considéré comme le pharyngien de la première paire d'arceaux ; et p. 256 et 257, où il désigne encore le sur-articulaire unique dts» cyprins , comme un pharyngien supérieur saus dent.
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extrémités supérieures des arceaux ; mais ayant encore pour fonction de contribuer à la déglution. Voilà pourquoi ils hérissent de leurs dents la voûte du palais ou du pharynx.
Nous les avons déjà étudiés sous le rapport de leur surface triturante (t. IV, P. 1, pag. 552 et 61 4). C'est par leur surface opposée, ou par leurs côtés, que ces os se joignent aux arcs branchiaux, ou qu'ils donnent attache aux muscles qui les meuvent et qui servent aussi à les unir au crâne. Dans la perche, il y a trois pièces sur-articulaires pharyngiennes qui tiennent aux trois derniers arceaux de chaque côté. Ce nombre se rencontre assez généralement dans les Acanthoptërygiens.
Cependant il peut être aussi réduit à deux ou même à une seule de ces plaques dentaires.
Ainsi nous n'en avons trouvé qu'une dans la daurade à petites dents. Le spet en a une très-grande. Le maquereau en a une petite en avant et une très-grande en arrière, hérissées comme une brosse plutôt que comme une râpe. Le maquereau bâtard [caranx trachiurus) n'en a qu'une, qui réunit ces deux premiers arceaux.
Les os pharyngiens supérieurs ont éprouvé , dans un ordre d'acanthoptérygiens (les Pharyngiens labyrinthiformes), une singulière modification, qui donne à ces poissons la faculté de vivre long-temps hors de l'eau. Nous avons promis (t. IV, irepart.,p. 6 1 5) d'en donner ici la description.
t Deux os pharygiens supérieurs, de chaque côté, 1 dans Yanabas, qui a cette organisation de la manière »la plus prononcée, se dilatent en lames minces, re- » pliécs diverses fois, et forment ainsi une masse légère, »plus ou moins compliquée, que l'on ne peut mieux
«comparer qu'à un choux irisé, ou qu'à certaines espèces d'escarres ou de millépores lamclleux ; des vaisseaux considérables rampent sur toutes ces lames. » Mais je n'ai pu décider, d'après les individus mal con- » serves qu'il m'a été permis de disséquer, s'ils viennent de l'artère branchiale ou de l'artère dorsale ; ce- » pendant c'est la première origine qui est la plus vraisemblable Il y a une bride charnue et membra-
» neuse qui forme le bord postérieur du palais et se • fixe d'une part à la crête inférieure du crâne et de «l'autre à l'opercule ; elle rétrécit, du côté de la bou- » che , l'entrée de la cavité qui recèle les appendices. «C'est pour les loger que la tête est dilatée en largeur » et que le crâne a en dessus une crête verticale qui » augmente en hauteur l'espèce de voûte latérale où les «masses foliacées sont reçues. Cette voûte est couverte à » l'extérieur par une partie des os du crâne et par les piè- » ces operculaires, et, quand on soulève l'opercule, on » voit encore une membrane tendue de l'opercule à l'os » scapulaire , qui empêche que la masse foliacée ne «communique avec le dehors, si ce n'est par un ori- «fice assez étroit, qui lui est commun avec les bran- » chies ( 1 ) ».
Les autres genres de la même famille ont la même circonstance d'organisation , mais à des degrés de développement bien différents (2).
Les cyprins et les loches n'ont point de sur-articulaires pharyngiens.
Dans le brochet, il y a deux pharyngiens supérieurs
(1) M. Cuvier, op. cit., t. vu, p. 329. — (2),Op. cit., pi. 205 et 206,
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plats et dentelés, qui sont les sur-articulaires des deux derniers arcs branchiaux.
La truite n'a qu'une plaque pharyngienne, qui répond au dernier arceau. Elle existe de même dans le saumon, où elle est recouverte d'une peau molle, traversée comme une gencive par les dents.
Le silurus glanis et , à ce qu'il paraît, les autres poissons de cette famille, ont une grande plaque ovale qui réunit les quatre branchio-articuiaires.] Dans les sciiarmut [silurus anguillaris) , nous avions observé une large plaque pharyngienne , collée sous l'extrémité supérieure du dernier arc, qui s'unit avec celle du troisième arc.
[L 'alose et les dupés n'ont que des sur-articulaires sans dents.
Les gades en ont deux ou trois, recouvrant les extrémités des arceaux qui suivent le premier.
Il n'y en a qu'un dans le lump. ]
Dans le turbot, les os pharyngiens supérieurs sont placés longitudinalement sous la base du crâne, à laquelle ils sont suspendus par des muscles. Ils s'articulent, d'autre part, particulièrement avec l'extrémité des deux arcs postérieurs de chaque côté, et peuvent exécuter, sur cette extrémité, des mouvements de bascule qui servent à la déglutition. Les deux premiers arcs viennent encore y aboutir, mais d'une manière plus lâche et médiate. Le premier se bifurque à cet effet, et lui envoie un fort ligament d'une de ses branches; tandis que l'autre branche se joint immédiatement au crâne.
[Dans Y anguille , c'est une pièce transversale unique qui réunit les deux derniers arceaux. J