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AUX. III. DANS LES GASTÉROPODES

vements dans l'air. îl pense aussi que ces colonnes de liquide qui pénètrent entre les diverses parties du corps, empêchent celles-ci d'être refoulées les unes contre les autres, lorsque ces animaux, arrivés à une grande profondeur, sont soumis à une pression considérable.

Mais de même qu'on a expliqué que cette pénétration du fluide rcspirable dans d'autres cavités que celles des poumons , que son contact avec d'autres organes pouvait aussi servir à l'oxygénation; ainsi pourrait-on envisager les effets de cette pénétration de l'eau dans les différentes parties du corps des mollusques. Cette vue pourra me justifier peut-être d'en traiter avec les organes de la respiration.

Selon M. Delle-Clriaje (i), le système des canaux aquifères commencerait à la surface du corps , par un nombre variable d'orifices percés en avant, sur les côtés et en arrière du pied. Ces orifices seraient les embouchures extérieures de canaux qui conduiraient le fluide ambiant principalement dans la cavité abdominale. Ilien , dans cette disposition , ne paraît s'éloigner beaucoup de ce que nous avons décrit comme cavités branchiales accessoires dans les Céphalopodes, Les canaux en question seraient même, dans les Gastéropodes aquatiques , tout-à-fait analogues aux canaux péritonéaux des Sélaciens, des Lamproyes , des Saumons, etc.

C'est à tort, cependant, que M. Delle-Chiaje suppose que dans les Doris le canal excréteur que nous

(i) Descripzione ùi un iîuoyo apparato uquosi, etc. Memorie, etc., I, 1825, et lnstituzioni di Ànatomia comparata, t, i, p. 278-284? et noîi p. 287. Napoli, 1836,

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avons fait connaître, d'après M . Cuvier, avec le foie de cet animal, et qui s'ouvre à côté de l'anus, pourrait bien être un canal aquifère. Mais cet anatomiste expérimenté dit avoir reconnu, dans le même animal, divers orifices ovales sur les côtés du pied.

Chez les Tketliys qui se gonflent d'eau, il n'a pu découvrir les voies par lesquelles entre ce liquide. C'est, il le suppose, sur le bord du pied où l'on voit, dans les aplysies, une série d'orifices ovales.

La carinaire de la Méditerranée a évidemment la faculté de se gonfler d'eau, sans qu'on ait pu trouver, jusqu'à présent, les voies par où pénètre ce liquide. Mais elles sont indiquées , dans l'ouvrage que, nous venons de citer, pour une ou plusieurs espèces des genres Buccin, Murex, Cône, Nèrite , Ormier et Patelle.

M. Delle-C/ùaje a vu pénétrer le mercure, qu'il avait injecté par ces orifices, dans le Buccinum galea, à travers le pied , jusque dans la cavité abdominale.

Meckel (1), qui a constaté souvent, dans beaucoup d'espèces, l'existence d'une quantité d'eau remarquable entre les téguments et les viscères , principalement dans les interstices des faisceaux musculaires, n'a jamais pu faire sortir cette eau, quelque pression qu'il ait fait subir à l'animal vivant ou mort, par des ouvertures naturelles. Mais elle s'écoulait rapidement lorsqu'il faisait des piqûres dans quelque partie du corps, surtout à la face dorsale. Ses observations ont été faites particulièrement sur des Nudibranches, des Infèrobranches et des Tectib rancîtes.

(1) Système d'anatom ie comparée , vi , p. 72 et suiv. , de l'édition allemande.

Il en conclut que l'eau est absorbée par toute la surface des corps, et qu'il n'existe pas , chez ces mollusques , de système de canaux aquifères, ayant a l'extérieur des orifices distincts.

C'est donc encore une question indécise, que la détermination des voies précises par lesquelles pénètre l'eau dans le corps de ces animaux.JJ

ARTICLE IV

Dans les Acéphales.

§ I. Des branchies.

Les Acéphales ont leurs branchies en forme de feuillets , composés chacun d'une double lame et d'une double série de vaisseaux, très-régulièrement serrés les uns près des autres , comme les dents d'un peigne fin, tous transverses à la longueur des feuillets. Les uns de ces vaisseaux sont artériels , et viennent d'un gros tronc qui rampe sur toute la base du feuillet ; les autres sont veineux , et rentrent dans un autre tronc qui rampe le long du premier. Les deux genres de vai sseaux sont perpendiculaires à leurs troncs respectifs.

a. Des branchies dans les Acéphales testacés.

Les Acéphales testacés ont quatre feuillets branchiaux, deux de chaque côté , enfermés entre les deux lobes de leur manteau, et entre lesquels passe le pied quand il en a un.

380 XXXe LEÇON. SECT. I. RESPIRATION DES MOLLUSQUES.

La face interne des quatre feuillets triangulaires qui entourent la bouche, et tiennent lien de lèvres ou de tentacules, est aussi striée par des vaisseaux semblables à ceux des branchies, et pourrait bien servir de même à la respiration, ou à l'oxygénation du sang. [Ce ne serait jamais, à la vérité, qu'un moyen très-accessoire; le principal usage de ces feuillets étant de servir au toucher, comme l'exprime le mot de tentacules par lequel M. Cuvicr les désigne. Meckcl observe à ce sujet que leurs proportions sont en quelque sorte inverses des branchies.

Les branchies des Acéphales testaccs montrent une grande uniformité dans leur nombre et leur disposition symétrique.

La forme des feuillets branchiaux varie avec celle du manteau et de la coquille , et conséquemment avec la forme générale de tout l'animal.

Nous traiterons dans le paragraphe suivant de la manière dont ces feuillets sont enveloppés par le manteau, et des modifications que le mécanisme de la respiration en reçoit.

Leur structure est généralement lamelleuse, c'està-dire que les deux surfaces de chaque feuillet sont divisées par des plis longitudinaux et transverses plus ou moins saillants.

Mais cette structure se change quelquefois en une forme plus divisée; ce sont alors, au lieu de plis, des filaments très-nombreux flottants dans l'eau; telles sont les branchies des spondyles^ des peignes et des arches (i). ]

(i) Meckcl, op. çiL> p. 60, et Règne animal, nouvelle édition ; Mollusques, pi. 74. Og- 2» a.

Aîlï. IV. DANS LES ACÉPHALES. 38!

b. Dans les Acéphales sans coquille.

Dans les Bipkores ou Salpa et Tkalia, la branchie ne fait qu'un ruban étroit, traversant obliquement l'intérieur du corps. [Elle est composée d'une double membrane formée par un repli intérieur de ceîîe qui tapisse l'enveloppe générale; ce repli s'élève obliquement de la partie ventrale de la grande cavité du corps, un peu en arrière de l'orifice postérieur de cette cavité, vers la partie dorsale et antérieure de cette même cavité, jusque très-près de l'orifice buccal. Ce feuillet branchial est, de même que ceux des acéphales testacés, garni d'un réseau vasculaire dont les ramifications sont en grande partie transversales et parallèles (i). ]

Dans les Ascidies^ les branchies forment de même un seul feuillet, ou plutôt un très-grand sac à réseau vasculaire extrêmement fin, au fond duquel est la bouche. [Cette cavité, ou ce sac branchial, varie beaucoup pour l'étendue, pour la profondeur et pour la forme. Les parois montrent constamment, dans leurs tissus, une infinité de petits vaisseaux qui se croisent à angles droits, et interceptent des mailles quadrangulaires ; au microscope , on remarque des vaisseaux plus petits qui subdivisent encore les mailles.

Les petits vaisseaux verticaux viennent des vaisseaux transverses, et ceux-ci tiennent, parleurs extrémités, à deux troncs, aussi verticaux, qui occupent chacun

{\) Mémoire de M. GuYier, sur les ThalUs ci sur les lUphora

38§ XXXe LEÇON. SECT. I. RESPIRATION DES MOLLUSQUES.

une des arêtes du sac. L'un des deux aboutit au cœur, c'est la veine branchiale ; l'autre tient lieu d'artère.

Le plus souvent les parois du sac branchial sont étendues et sans plis; mais, dans quelques espèces, ces parois forment des plis profonds et réguliers , premiers indices des quatre feuillets branchiaux des bivalves (1). ]

§ IL Du mécanisme de la respiration.

[ Ce mécanisme est très -différent dans chacun des ordres de cette classe.

a. Dans les Acéphales testacés.

Pour le comprendre, dans les Bivalves, il faut se rappeler les différentes formes qu'affecte leur manteau, et les lobes dans lesquels il se divise.

Lorsqu'il est largement ouvert, comme dans les Ostracés,] l'animal fait parvenir l'eau sur ses branchies, en entr'ouvrant simplement sa coquille et les bords antérieurs de son manteau ; il l'en fait ressortir en refermant cette coquille.

[ Dans la seconde famille, celle des Mytilacés, l'ouverture branchiale du manteau est déjà plus circonscrite par le pied, qui est en avant, et par l'anus, qui est en arrière, et par sa communication extérieure à travers l'enveloppe commune.]

Dans la moule, où la plus grande ouverture de la co-

(1) Mémoire de M., Cuvier, sur les ascidies.

quille est en arrière, c'est de ce côté que se fait l'entrée et la sortie de l'eau; on voit à la surface de celle-ci un petit tourbillon produit par le mouvement imprimé au fluide par la respiration.

[Le genre dreissena, que M. Van Beneden place dans cette famille entre les moules et les anodontes, a même son ouverture branchiale en forme de tube court ; cette ouverture est d'ailleurs la seule par laquelle la cavité branchiale reçoive ou rejette l'eau delà respiration; le manteau étant fermé partout ailleurs, comme dans les enfermés, excepté pour l'issue des excréments (1).

La troisième famille, 'celle des Camacès, est à peu près dans le même cas que la plupart des mytilacés ; mais, dans les deux familles suivantes, le manteau se prolonge en arrière en deux tubes séparés ou soudés, dont l'intérieur donne issue plus particulièrement à l'eau de la respiration, et le supérieur, qui répond à l'anus, porte les excréments au dehors.

Il y a à cet égard une différence sensible entre la quatrième et la cinquième famille. Dans la première, le manteau reste ouvert par devant, et quand l'animal n'est pas enfoncé dans la vase, l'eau peut sortir par cette ouverture. C'est ce qu'on voit dans les cœurs, les venus, les martres 3 les tellines, qui ont leurs tubes séparés, et d'autant plus longs, que ces mollusques s'enfoncent davantage dans le sable des rivages.

Mais dans la cinquième famille, celle des Enfermés, qui comprend les pholades, les solens, les tarets, le manteau est complètement fermé, et les branchies, ne

(4) annales des Sciences Naturelles , deuxième série s t. b, j>i. #; f»g. it a.

384 XXXe LEÇON. 3ECT. 1. RESPIRATION DES MOLLUSQUES.

communiquant au dehors que par le canal inférieur du double tube, rejettent ou reçoivent l'eau par ce canal (1). ]

Ces animaux peuvent, en partie, retirer leurs tubes dans la coquille, an moyen de deux muscles rétracteurs plats, en éventail, attachés aux lobes du manteau; mais ce n'est pas par l'action musculaire seulement qu'ils les dilatent; nous avons souvent observé dans les pholades qu'elles les étendent à la fois en longueur et en largeur ; il faut qu'il y ait alors un gonflement vasculaire, ou une sorte d'érection.

b. Dans les Acéphales sans coquille.

[ Dans la famille des BiphoreS; le manteau ou l'enveloppe commune forme un grand sac ouvert par ses deux extrémités ; les contractions ou les dilatations alternatives de ce cas produisent un courant d'eau dans son intérieur, lequel est dirigé de l'ouverture qui répond à l'anus vers celle qui répond à la bouche ; ce courant, qui sert aux mouvements de l'animal, à son alimentation, etc. , sert encore à sa respiration. En effet, il renouvelle l'eau mise en contact avec la branchie en ruban, étendue obliquement dans la longueur de ce sac.

Dans les ascidies, les choses se passent comme dans

(1) Ces rnpports des deux tubes , môme lorsqu'ils ne sont séparés que par une cloison, sont entre autres très-clairement indiqués dans la pi. 15, %. 3 du Mémoire de M. Âudoirin , sur l'animal de la glycimère (Annales des Sciences Naturelles , t. 28). Nous verrons dans le paragraphe suivant, l'anus avoir aussi , dans le manteau des ascidies, un orifice qui iui est propre.

les testacés de Tordre des Enfermes; c'est-à-dire, que l'eau qui va dans ce sac branchial par l'ouverture supérieure du manteau, et qui s'y trouve précipitée par la dilatation de celui-ci, n'a d'autre issue que cette même ouverture. Ce sont les contractions du manteau qui l'en font ressortir.

Il ne faut pas perdre de vue d'ailleurs que c'est au fond du sac branchial que se trouve la bouche, et que la cavité branchiale est la seule par laquelle entrent les substances alimentaires. ]

§ III. D'un système de vaisseaux aguifères dans les

Acéphales.

[Plusieurs anatomistes admettent, comme dans les classes précédentes, un système de vaisseaux ou de canaux aquifères, pouvant être considéré comme un moyen accessoire de respiration.

C'est à ce sujet que M. Cuvicr s'était exprimé comme il suit dans notre première édition : ]

M. Poil admet de petits canaux respirateurs , duclus respiralorii 9 qui auraient leurs orifices dans les petits tentacules placés d'ordinaire au bord postérieur du manteau, ou autour de l'ouverture du tube branchial; qui de là pénétreraient jusqu'à un certain réservoir, d'où le mercure injecté passe dans l'intérieur des branchies. Je n'ai rien pu voir de pareil, et la respiration m'a semblé se faire dans les acéphales, comme dans les autres mollusques et comme dans les poissons,

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par le simple afflux de l'eau à la surface extérieure des branchies (1).

' Personne, que je sache, parmi les anatomistes actuels qui ont autorité dans la science, ne conteste aux feuillets branchiaux la fonction de la respiration telle que M. Cuvier la leur assigne ; mais plusieurs anatomistes, renommés par leur savoir et leur expérience, annoncent un système de canaux aquifères dans plusieurs bivalves.

Suivant M. Basr, il y aurait, dans les mulettes et les anodontes, jusqu'à trois orifices, à la surface du pied; l'un tout près de la bouche, l'autre au milieu du bord tranchant de ce même pied. 11 sort beaucoup d'eau par ces orifices, à l'instant où l'on sort l'animal de l'eau. Us conduisent dans des canaux qui se ramifient dans le pied, et qui pénètrent jusque dans la cavité abdominale (2).

C'est, suivant M. Delle-Chiaje, au moyen de ce système, que l'animal est susceptible de s'enfler beaucoup, etde mettre en érection différentes parties, entre autres son pied.

Meckcl{7>) n'a pu, malgré des recherches réitérées, constater l'existence d'orifices et de canaux aquifères réguliers, tout en convenant de la faculté qu'il a remarquée, dans ces animaux, de comprendre une certaine quantité d'eau dans les lacunes du tissu musculaire de leur pied. N'ayant pas eu l'occasion de faire nous-même des recherches à ce sujet , au bord de la mer et sur des animaux frais, ni sur les mollusques de nos rivières, nous bornons ici notre rôle à celui d'historien.

(1) Testaca? ulriusque Sicilia?, t. I, p. 42.— (2) Froricpss Notizen , Band. xui,

■ (3; Op. cil., p. C4-

Un usage accessoire des branchies, bien extraordinaire, est celui qu elles ont dans les Acéphales testacès, de servir, pendant quelque temps, de réceptacle aux œufs, et même aux petits déjà éclos.

ARTICLE V

Des organes de la respiration dans la classe des

Brackiopodes.

§ I. Des branchies.

[Les branchies des genres peu nombreux de cette classe ont une grande simplicité, en ce qu'elles font partie intégrante de leur manteau, dont les lobes ont la face interne et libre modifiée pour l'acte de la respiration.

Dans les lingules, la moitié du manteau, du côté opposé au pied qui répond à chaque valve, forme un lobe libre et détaché de la valve correspondante. C'est dans le fond de l'écartement de ces deux lobes que se trouvent la bouche, au milieu, et les bras, de chaque coté.

C'est sur leurs faces qui se regardent que les branchies forment une cercle de petits feuillets triangulaires.

Les vaisseaux branchiaux ou respirateurs qui les pénètrent proviennent de deux vaisseaux principaux, d'où partent, du côté externe, des ramuscules parallèles qui figurent un peigne(i). Dans les intervalles des

(î) Mémoire de M. Cuvier, sur la L'mgulc , pi. vi, Gg. 10, etc.

388 XXXe IEÇON. SECT. I. RESPIRATION DES MOLLUSQUES.

premiers, il en revient d'autres qui entrent dans un vaisseau veineux parallèle au vaisseau artériel. Les deux vaisseaux veineux du même eôté, c'est-à-dire celui d'un lobe et celui qui lui est opposé, entrent dans le cœur correspondant.

Ainsi que l'avait présumé M. Cuvier, c'est aussi le manteau des tércbratules, et non leurs bras, qui leur sert d'organe de respiration.

La partie libre de ce manteau montre, du côté de la valve perforée, quatre vaisseaux principaux, et du côté opposé un seulement (i). C'est surtout vers la circonférence des lobes du manteau qu'on aperçoit du côté interne leurs ramifications vasculaires. Le pourtour de ces lobes est d'ailleurs finement traversé par un grand nombre de cils vibratiles.

Dans les orbicules, ce sont encore les lobes du manteau, restés ici, comme dans les tcrc'bratidcs, tout unis et sans plis, qui servent d'organes de respiration. Les vaisseaux sanguins y étaient leurs ramifications vasculaires, lesquelles vont en se réunissant de la circonférence vers les parties centrales et viscérales de ces lobes (2). ]

§ ÎI. Mécanisme de la respiration.

[Les Brachiopodcs étant fixés aux corps sous-marins, n'ont que les mouvements très-bornés de leurs valves, ceux de leurs bras, et l'action des cils qui bordent les lobes de leur manteau pour renouveler l'eau autour

(i) Nous les avons décrits, ainsi que les cœurs, t. v, p. 334 , d'après M. Owen . voir pour les branchies le Mémoire cité de ce savant , p, 55 et 56.

(2) Voirie second Mémoire de M. Owen, sur l'anatomie des Térèbratults et ÇrbL-ui** t &ûJQalcê fe$ Scieaecs Naturelles , 2« série; , t. 3 , pî. i ci 2.

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