ART. VI. DANS LES CIÎUUIOPODES
d'eux, éloigner ainsi les excrétions qui sortent de leur corps, et attirer à eux les substances alimentaires et l'eau aérée ou respirafale. ]
Jusqu'ici on peut dire que, dans tous les mollusques, le système respiratoire est aussi complet que celui de le circulation.
ARTICLE VI
Des organes de la respiration dans les Cirrkopodes.
§ I. Des branchies.
Dans les animaux singuliers nommés anatifes et balanes , qui composent cette classe , il y a de chaque côté, à la base des bras, ou tentacules, des feuillets coniques, en nombre pareil à celui des bras, mais dirigés en sens contraire, c'est-à-dire vers le dos, et couchés contre le corps sous le manteau.
[ Le nombre de ces productions pyramidales adhérentes au dehors de la base des tentacules varie selon les espèces. On distingue les vaisseaux qui se rendent des branchies vers le dos de l'animal, où se trouve le cœur ( 1 ) .
Nous avons déjà dit que le système vasculaire semble interrompu dans l'intérieur des pyramides branchiales, qui forme une lacune, comme la vessie, la lame ou le tube branchial des crustacés , et ne montre
point de réseau capillaire (2). "
(1) Mémoire de M. Cuvler, sur les Anatifes et les Balanes.
(2) Voir le t. fi , p. 881 de cet ouvrage.
390 XXXe LEÇON. SECT. Il, RESPIRAT. DES ANIM. ARTICULÉS.
Il paraîtrait cependant que, dans la famille des Batanes il y a des différences très-grandes dans les branchies, comparées à celles des anatifes. M. Burmeister (1) décrit celles de la coronule diadème, comme placées symétriquement de chaque côté du corps, et trèsremarquables par leur grande proportion. Elles se composent chacune de deux lobes, situés au-dessus l'un de l'autre, dont le supérieur est plus grand que l'inférieur ; chaque lobe est plissé en travers , et ces plis principaux en ont de plus petits qui croisent les premiers. Ils divisent la cavité principale qu'intercepte la membrane branchiale ainsi plissée ; c'est une forme qui a de l'analogie avec celle que nous décrirons dans les sphcromes parmi les Icopodes. On voit régner le long de leur bord interne, un cordon qui parait contenir les vaisseaux afférent et eflerent; il part des parties latérales du corps, avec un muscle qui se déployé sous les branchies et qui est enveloppé, comme ces organes, par le manteau.
§ II. Mécanisme de la respiration.
[Ce mécanisme, dans les anatifes, n'a rien de particulier à l'organe qui, étant extérieur, se trouve baigné dans le fluide respirable, toutes les fois que l'animal sort de sa coquille, ou seulement lors que celle-ci devient bâillante. Il dépend donc des mouvements des valves et de ceux des tentacules auxquels ces pyra-
(4) Mémoire pour servir à l'Histoire Naturelle des Cirripèdes, p. 38. Berlin, 183/|. Eu allemand.
mides branchiales sont annexées. J'ignore si elles sont mises en mouvement par des muscles particuliers.