De C appareil respiratoire interne
[L'ordre des Myriapodes a généralement des trachées tubulaires dont la disposition varie d'une famille à
l'autre. Un seul genre de la première famille , les jules, et un de la seconde, les scutigèrcs, ont deux rangs de vésicules.
Dans les jules (1) et les glomeris, de la famille des Chilognathes, il y a autant de troncs principaux que de stigmates; ils restent séparés à leur origine, et forment, avec leurs ramifications, autant de systèmes respirateurs distincts, du moins dans le dernier genre.
Chaque tronc trachéen, dans les glomeris, qui prend naissance dans un stigmate, sans éprouver de renflement vésiculeux, se divise et se ramilie de manière que les ramuscules des arbres voisins se mêlent, mais ne s'anastomosent pas.
Cependant les deux premières paires de troncs d'origine produisent deux troncs médians longitudinaux, qui régnent sous le cordon principal des nerfs (2).
Les jutes auraient (5) deux séries de poches pneumatiques disposées par paires de chaque côté du vaisseau dorsal, recevant l'air des stigmates par autant de troncs d'origine, et communiquant ensemble par des trachées tubulaires et avec deux grands troncs longitudinaux, analogues sans doute à ceux que nous venons d'indiquer dans les glomeris.
Dans la famille des Chilopodes, la disposition générale du système respirateur interne est la plus commune; c'est du moins ce qui a lieu dans les scolopen-
(i) M. Straus-Durckheim , Considérations générales sur t'analomie comparée des animaux articulés. Paris, 1828, in-4°. — (2) M. Brandt, Mémoire pour serfir à la connaissance do l'organisation de la Glomeris marginaia. Archives d'anal otnic et de physiologie de J. Muller, pour 1837, p. S20 et pî. xn. — (3) M. Marcel de Serres, op, cit., Mémoires du Muséum, t. t.
dres. Il y a, dans ces insectes, des troncs de communication longitudinaux, d'un stigmate du même côté à l'autre, et qui régnent dans toute la longueur du corps. Ces troncs de communication prennent l'air par des tubes d'origine très-courts, attachés aux stigmates, et produisent toutes les autres branches du système.
Dans les scutigères, il paraîtrait, suivant M. Marcel de Serres (1), que les trachées d'origine qui conduisent l'air immédiatement des stigmates dans le tronc longitudinal, sont autant de poches vésiculaires. ]