De l'appareil respirateur externe
[Les stigmates des glomeris se voient à côté de l'origine de chaque pied.
Les Jules les ont dans la même position ; mais il n'en existe seulement que pour chaque paire alternative de pieds.
Les scutigères auraient sept paires de stigmates plus rapprochés de la ligne médiane dorsale, et abrités, comme ceux des scolopendres, sous le repli saillant des sept plaques de cette origine (2).
Les lithobies (scolopendra forficata) ont seulement quinze anneaux et sept paires de stigmates, comme les scutigères. Le premier et le troisième anneau en ont
(1) Op. cit., p. 116.
(2) M. Marcel de Serres, Mémoire du Muséum, t. iv, p. 560. Cette description , que je n'ai pas vérifiée , est plus conforme à ce qui existe dans cette famille que ce qui est dit t. t, p. 116 , que ces stigmates seraient au milieu du dos, à la base de plaques.
une paire ; puis les anneaux paires , à partir du sixième.
Cette distribution des stigmates dans les anneaux est un peu différente dans les scolopendres (scol. morsitans). Le premier se voit au troisième anneau, le deuxième au quatrième, le troisième au sixième anneau, et ainsi de suite jusqu'à l'avant-dernier ou au vingtième. Il y en a en tout dix paires (1).
Ces stigmates sont situés sous le rebord saillant de la plaque dorsale de l'anneau qui en est pourvu, audessus et un peu en arrière de la hanche correspondante (2). Chacun de ces organes, dans un très-grand exemplaire que nous avons pu examiner, formait un gros mamelon saillant, de ligure elliptique et de substance écailleuse, divisé en deux lèvres rentrantes et arrondies, par une fente oblique, qui en était proprement le pneumostome.
B. Dans les Thysanoures,
[ On ne connaît pas les organes de respiration des animaux de cet ordre; du moins ne leur a-t-on découvert, jusqu'à présent, ni stigmates, ni trachées.
M. Trevlranus suppose que le lépisme du sucre, où il a cherché vainement ces organes, respire par la peau (5).
(d) Et non 22, ainsi que le dit Meckel , op. cit., p. ^1 du t. vi. — (2) Over Ilet Getalder Luchlgaten (stigmata ) Bij scolopendra. Door J. Van der Hœven. Tydschivoor Nalurai. Gesch. D. 5, pi. 6.
(3) Sur la structure intérieure des insectes aplères, Mélanges, t. 1 , p. 16. En allemand.
Dans le rnachile polypode, Latr. , M. Guèrin (1) a décrit, comme des organes présumés de respiration, de petites vésicules, qui sont suspendues ordinairement par paires sous plusieurs des anneaux de l'abdomen, en nombre qui nous a paru variable. Chaque vésicule est d'un blanc jaunâtre et distendue par la substance assez consistante qu'elle renferme. Elle tient au corps par un pédicule qui soulève le bord écailleux de l'anneau précédent, pour aller gagner son point d'attache. Il y a toujours, en dehors de cet organe, un appendice conique, droit, hérissé de poils, et terminé par une épine.
L'absence de stigmates, annoncée par Latr ei lie (2), comme dans les lepismes, et plusieurs caractères qui rapprochent ces animaux des crustacés, entre autres des fausses pattes, sont en faveur de l'opinion de M. Guér-in, sur l'usage de ces vésicules ; mais cette détermination aurait besoin d'être confirmée par des observations sur le mouvement du sang dans ces organes, et conséquemment sur le vivant. ]