‹ Lecons d'anatomie comparée (volume 2)Chapitre 122 sur 141 · XXXI* LEÇON. DE L URINE ET DES ORGANES URINA1RES · texte numérisé non relu

XXXI* LEÇON. DE L URINE ET DES ORGANES URINA1RES

pierres d'urine, ressemblant à un moule de coquille turbinée. Elles étaient de même presque entièrement composées d'acide urique (i). Il faut observer que ces animaux ne boivent pas.

C'est à Vauquelin que l'on doit la première observation de cette singulière consistance et composition de .l'urine pour Tordre des Ophidiens , et de son durcissement à l'air en une masse blanche craveuse.

Il l'a trouvée presque entièrement composée d'acide urique, sauf un peu d'ammoniaque, de potasse et de soude combinés à l'acide urique, et aussi un peu de phosphate de chaux et de matière animale.

Les Chèloniens et les Batraciens ont une urine bien différente; elle est liquide, aqueuse, limpide ou peu colorée. [J^auque lin a. reconnu qu'un dépôt trouvé par Vicq~d'Azyr, dans une vessie de tortue, était composé de muriate de soude , de phosphate de chaux, de matière animale et d'acide urique. Il a trouvé plus tard de l'acide urique dans l'urine même.

[MM. Lassaigne et Boissel (2) indiquent de l'urée et de l'acide urique et différents sels à base d'ammoniaque , de soude, de potasse et de chaux, dans l'urine de la tortue des Indes. L'urine de la tortue géométrique et de la tortue franche , analysée par J. Davy, lui a montré de l'acide urique (3). Stoltz en a découvert dans l'urine de Yèmyde d'Europe. Cependant MM. J. Mulier et Magnus (4) n'ont trouvé qu'un peu d'urée, sans

(i) Cette forme turbinée , dont on yoit des traces dans quelques coprolithes, m'a fait présumer que, parmi les pierres qui ont reçu cette dénomination, il pourrait s'y trouver des urolithesi (Institut , 1835, p. 81 et 97. ) — (2) Journal de Tharmacie , t. vi, p. S81. — (3) Archives île Phys. et d'Anat,, 1835, p. 214. — (4) Trans, Philos, pour 1818.

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acide urique, clans l'urine de la tortue clèphantine y dont la maladie avait pu produire cette différence.

John Davy (i) a examiné l'urine de la rana taurina et du pelotâtes fascus ; celle de la première ressemblait à de l'eau , était à peu près transparente et avait l'odeur du sérum ; celle du pelobates était jaune paille limpide. La pesanteur spécifique de ces urines était de 1 oo3; elles tenaient en dissolution du chlorure sodique, de l'urée et un peu de phosphate calcique ; il n'y avait pas d'acide urique. ]

ARTICLE II

Des reins dans les animaux vertébrés.

Ce sont les organes qui séparent l'urine. Ils existent dans tous les animaux vertébrés, et sont constamment au nombre de deux. Leur structure, comme nous le verrons, y présente deux grandes différences.

Dans les trois dernières classes leur canal extérieur y prend naissance par un grand nombre de racines (2).

Dans les mammifères, au contraire, l'uretère commence par une ou plusieurs parties évasées en forme d'entonnoir, qui reçoivent l'urine de canaux excréteurs d'un autre ordre.

(1) Annales de Chimie et de Physique, t. 18, p. 137. — (2) Nous ne changeons pas cet ancien texte, qui attribue trop généralement à tous les ovipares ces ramifications des uretères dans la substance du rein. Chez les poissons, les tubes urinifères qui composent celte substance, viennent aboutir à l'uretère, et ce ne sont pas les branches ou les rameaux de ce canal qui pénètrent dans le rein, à leur rencontre.

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