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[D'autres fois les divisions sont profondes dans un de leur côtés ( Yemys lataria ) ;] ils forment, du côté inférieur, des espèces de circonvolutions comparables à celles du cerveau, et qui donnent à ces organes un aspect singulier.
2, [Les Sauriens les ont aussi très-reculés dans la cavité abdominale ;] cbez plusieurs (les lézards), ils sont compris entièrement dans la cavité du bassin, où ils sont, pour ainsi dire, collés à côté l'un de l'autre, sous lavoûte du sacrum, au-dessus du cloaque, et s'enfoncent même jusque sous la queue.
[ Leur forme est généralement plus allongée, comme celle du corps, que dans l'ordre précédent. Elle y est en cône, en navette ou en massue, c'est-à-dire que leur partie la plus avancée est remarquablementplus épaisse, dans ce dernier cas, que le reste de leur étendue.
Leur volume proportionnel m'a paru très-petit chez ceux qui ne vont pas à l'eau, tels que les lézards proprement dits , etc.
Le caïman à lunettes, parmi les Crocodiliens , les a oblongs, obtus en avant, plus larges dans leur partie moyenne, rétrécis en arrière.] Ils sont aussi plus ou moins divisés en lobules, dans cette famille. [Le crocodile à deux arêtes et le caïman, à la vérité, ne m'ont offert qu'un petit nombre de lobules, surtout à la face dorsale ; ] tandis que nous en avons vu beaucoup dans le crocodile du Nil.
[Les reins sont en massue, épais et arrondis en avant, très-effilés en arrière et divisés en travers en un grand nombre de lobules, dans le varan du Nil, Duaiér. et Biber. Dans le varan bigarré ils sont enfoncés dans le bassin , s'élèvent peu dans les lombes et présentent
aussi la forme en massue.. Us sont ovales, très-rétréeis en arrière, ayant leur bord externe divisé en lobules, dans le caméléon.
D'autres Sauriens, tels que les lézards* les ont peu divisés. Le té tr a dactyle Décrès les a enfoncés dans le bassin, courts, épais et ovales, comme les autres Sauriens.
Cette position reculée, à la même hauteur, se voit encore dans le bipède, dont les reins sont cependant plats et très-étroits, ou en ruban. ]
3. Chez les Ophidiens,\e rein droit est sensiblement plus avancé que le gauche ; et ils ne sont assujettis de chaque côté de la colonne vertébrale, que par un prolongement du péritoine, qui les enveloppe et les suspend sans les y coller ; disposition qui dépend sans doute de la grande mobilité de cette colonne.
Leur forme est généralement plus ou moins allongée, étroite et déprimée. Us sont composés de lobes distincts, séparés, qui sont comme enchaînés l'un devant l'autre.
[ 11 y a cependant quelques différences de forme* de volume et de position qui paraissent devoir distin» guer les reins de plusieurs familles.
Ceux de Yorvet sont reculés, comme chez les Sauriens ; mais comme ils sont plus volumineux à proportion, ils s'avancent davantage dans la cavité abdominale. Us se composent de cinq lobes imbriqués l'un derrière l'autre, et sont situés à la même hauteur.
Chez les tortrix (le ruban), ils ont la position asymétrique des serpents proprement dits. Us sont oblongs et prismatiques, composés de beaucoup de lobules, le droit plus avancé que le gauche de moitié de sa longueur ; l'un et l'autre peu éloignés de l'anus.
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Ils sont au contraire très-éloignés de l'anus dans les boas, J'ai trouvé le droit en forme de massue, le gros bout en avant, et le gauche en forme de navette ; l'un et l'autre composés de lobes lâchement unis et disposés en travers. Le serpent à sonnetteles a très-rapprochés de l'anus, le droit moins que le gauche ; tous deux sont composés de lobes serrés, leur donnant la forme étroite et déprimée, qui est la plus générale dans cet ordre. Leur substance est compacte , avec deux ou trois lignes transversales peu apparentes, indiquant de rares divisions ou lobes , dans les chersydres ( acrochordus fasciatus).
Les cècilies les ont étroits, allongés, très-rapprochés l'un de l'autre, très-reculés, à peu près à la même hauteur ; ils sont un peu échancrés le long de leur bord interne dans la cécilie à ventre blanc,
4. Enfin, chez les Batraciens, les reins varient encore beaucoup, dans leur forme et leur volume proportionnel ou leur division en lobules, suivant les familles et surtout suivant la forme du corps et le séjour.
Les Batraciens anoures les ont oblongs ou un peu en massue, proportionnément grands, occupant, rapprochés l'un de l'autre, une grande partie de la longueur de la cavité viscérale (1). Leur substance est peu divisée, assez compacte, d'un rouge clair.
Ceux des salamandres (des tritons) sont oblongs, rapprochés dans le bassin et la région lombaire, non divisés en lobes , d'un rouge brun. Leur volume proportionnel m'a paru moindre dans la salamandre terrestre.
(4) Première édition, t. v, p. 23! H 232.
Parmi les autres Batraciens, j'ai trouvé les reins étroits et plats, médiocrement longs et se portant jusqu'à cinq centimètres environ au-devant de l'anus, dans un ampliiuma tridactylum, Cuv. , dont la longueur était de 0,85 m.
Dans le menopoma alleghaniensis, ils sont dans la partie la plus reculée de l'abdomen, rapprochés l'un de l'autre derrière le péritoine, et ne s'avançant guère que jusqu'à la moitié de la hauteur du rectum. Leur bord interne a quelques échancrures profondes.
Le menobranclius les a épais en arrière, minces en avant, reculés et enveloppés dans le mésentère de chaque oviducte, leur substance est molle et homogène.
Dans la sirène, ih occupent le fond de l'abdomen de chaque côté du rectum, ont un volume peu considérable et reçoivent à proportion beaucoup de vaisseaux sanguins (1).
^ Le protée les a longs, et s'avançant jusqu'au-dessus du foie, en forme de ruban qui s'amincit et se rétrécit à mesure qu'il se porte en avant.
b. Structure intime des r-eins. Dans les reins du crocodile nous avons vu (2) les canaux urinaires se rendre successivement dans un canal commun, l'uretère.]
On aperçoit de même facilement, clans les Ophidiens , les principales ramifications de ces canaux aboutir successivement, en sortant de chaque lobe , à un tronc commun qui suit le bord externe du rein , et forme l'uretère. [Chaque tronc de ces mêmes canaux urinaires qui vien-
(i) Recherches Anatomiques sur les Reptiles douteux , par M. G. Cuvier ; Tari», 1807, p. 44 et 45.
(2) Déjà dam mes observations 4« 4805, dont j'ai conservé Us note».
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nent ainsi se terminer à l'uretère, placé dans la scissure qui sépare deux lobes , se divise très-régulièrement dans leurs moitiés correspondantes ; de sorte que les ramifications sont divergentes et penniformes (1).
Les canaux urinaires ne se distribuent pas aussi uniformément dans les reins des Batraciens anoures (2). Ils sont flexueux à la surface inférieure; tandis que ceux de la surface supérieure se portent presque en ligne droite, et en faisant très-peu de sinuosités, dans une direction transversale,, du bord externe vers le bord interne du rein; si on les suit depuis leur embouchure dans l'uretère. Dans ce trajet ils sont p-esque parallèles, se divisent peu, tout au plus en deux branches, et ils aboutissent à une dilatation vésiculaire, qui est proprement leur origine.
Les reins des embryons et des jeunes reptiles se composent de vésicules pyriformes, disposées transversalement au rein, ayant leur pédicule inséré perpendiculairement à l'uretère; ou bien ils sont formés de canaux simples affectant la même direction (3).
c. Vaisseaux sanguins des reins. Les artères des reins pénètrent dans ces organes par leur bord interne. Chez les Ophidiens, entre autres, il sort de l'artère rénale, à mesure qu'elle se porte en arrière , en longeant le côté interne du rein, une branche qui pénètre entre deux lobes, et qui fournit pour chaque lobe deux rangées de rameaux superficiels et divergents.
Les corpuscules de Malpighi se voient même à la
(1) M. Huschke, mémoire cité.
(2) Ibid. ~ (3) Voir M, J, Mullcr, op. cit., Ubl. xn, fig. 7-15.
surface inférieure des reins, dans les Batraciens anoures ( la grenouille rousse ). Leur rapport avec le système sanguin artériel, dont ils font partie, a été démontré ici par les injections , comme dans les autres vertébrés où ils existent.
Les veines ont leurs troncs sur le bord opposé. Il y en a deux : l'un antérieur, celui des veines efférentes, qui, réuni à son symétrique, forme l'origine de la veine-cave postérieure ; l'autre, postérieur, va en diminuant d'arrière en avant, et communique avec les veines qui rapportent le sang des extrémités postérieures et de la queue ; c'est la veine de Jacobi, que ce savant regarde comme la veine-porte des reins (voir ce que nous en avons dit t. VI , p. 245-256, et 266 à 268, passim) .
En général , les veines forment un grand réseau à petites mailles qui recouvre la surface des reins, et reçoit les capillaires de leur substance interne. Cependant M. Huschke a remarqué, et nous avons constaté que la veine de Jacobi montre plutôt des ramifications dans ses divisions, et que la veine rénale antérieure a ses divisions plus disposées en réseau. ]
d. Canal excréteur des reins. Les uretères , dont l'origine est analogue à celle que nous venons de décrire dans les oiseaux, sont plus ou moins longs, suivant la situation avancée ou reculée des reins.
Dans les Chéloniens, ils se terminent dans l'urètre, d'où l'urine reflue dans la vessie.
Ils sont courts, gros et à parois très-épaisses dans les crocodiles , et percent la paroi supérieure du cloaque à une assez grande distance l'un de l'autre.
Parvenu au-dessus du cloaque, dans les Ophidiens , chaque uretère se dilate assez généralement en une
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petite vessie de forme ovale, avant de s'y aboucher par un orifice séparé.
En général ils se terminent dans ce cloaque à proximité de la vessie , ou sans ce rapport , suivant que ce dernier réservoir manque ou qu'il existe; ce que nous dirons plus en détail en le décrivant.
E. Dans les Poissons.
a. [Position, forme, volume^ couleur, substance. Nous examinerons successivement ces différentes circonstances dans les deux sous-classes des poissons osseux et des poissons cartilagineux.
i . Les reins des Poissons [osseux] ont généralement un volume proportionnel plus considérable que ceux des classes précédentes. Ils sont souvent étroits, collés l'un à l'autre [dans unepartie de leur étendue, principalement en arrière ] et ne formant en apparence qu'une seule masse.
Fixés de chaque côté de la colonne vertébrale , dans la plus grande partie ou même dans toute la longueur de la cavité abdominale, ils pénètrent chez quelques poissons, dans des sinus de cette cavité qui s'avancent audessus des branchies, jusque sous la base du crâne.
Chaque rein montre [quelquefois] dans sa moitié antérieure, un large lobe du côté externe qui donne à la masse des deux organes la forme d'une croix. C'est ce qui a lieu dans les cyprins , chez lesquels ils se renflent vis-à-vis de l'étranglement de la vessie natatoire.
[Généralement séparés et distincts l'un de l'autre dans leur partie antérieure, qui peut être étranglée avant de se terminer, puis dilatée en massue à sa dernière extré-
ART. II, Ui.l.\S DES VERTÉBRÉS. 585
mité (le cottus scorpio) (1) ; ils se rapprochent et se confondent en apparence en une seule masse dans leur partie postérieure. Il en résulte que l'ensemble des deux reins paraît fourchu.
Nous devons dire de la forme des reins ce que nous avons exprimé sur le foie; que ces organes, n'étant pas des instruments physiques, mais chimiques, leur forme ne leur est pas aussi essentielle que leur composition intime.
Aussi est-elle évidemment sous l'influence de la forme générale du corps, et plus particulièrement de celle de la cavité abdominale, et de l'espace qui leur est laissé par les autres viscères. Cette dernière proposition est facile à démontrer chez les cyprins, où l'étranglement de la vessie natatoire et la place qui en résulte permettent aux reins d'y développer un lobe latéral, ainsi que nous venons de le dire. ]
Leur substance est molle, d'un rouge brun , et trèsuniforme ou homogène dans toute son étendue.
[ Elle est recouverte par une membrane propre , de nature fibreuse , extrêmement mince , qui s'en sépare difficilement.]
Le péritoine est tendu sous leur face inférieure et sert à les assujettir, [ainsi que la vessie natatoire quand elle existe, et dont les prolongements qu'elle envoie souvent aux côtes, traversent la face inférieure des reins.]
Cette description convient au très-grand nombre des
(i) A. J. D. Toussaint, Commentatio de systtmalt uropovtico pisemm, tabl. h fig, 5-6. Lagduni Batav*, iS35.
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poissons osseux. Il n'y a guère que leur forme, et peut être leur volume proportionnel, qui paraissent varier.
2. [Dans la sous-classe des Poissons Cartilagineux. Parmi les poissons de cette sous-classe, les deux familles desSélaciens et des Suceurs présentent des différences caractéristiques, à cet égard comme à beaucoup d'autres.] Ainsi on les trouve sensiblement moins grands dans les raies [et surtout dans les chimères], que dans les autres genres de toute la classe. [Us y sont divisés plus ou moins profondément en un nombre variable de lobules.
Presque toujours séparés dans toute leur étendue, il est plus rare qu'ils se réunissent en arrière, comme dans la chimère, la raie bouclée, la mourine narinari.
Dans cette dernière espèce, je les ai trouvés composés d'un grand nombre de lobules irréguliers, lâchement unis. Les deux reins étaient confondus dans leur moitié postérieure , et comme séparés en deux grands lobes dans leur moitié antérieure.
La raie ronce les a étroits, allongés, composés d'une série de lobuTes appliqués sur chaque côté de la colonne vertébrale, dans la partie la plus reculée de l'abdomen ; ayant , dans les mâles, les canaux déférents contre leur bord interne.
Dans les lamproyes (la lamproye marine), les reins sont étroits, aplatis en rubans, très-longs, étendus depuis la partie la plus reculée de la cavité abdominale jusqu'au-delà de sa moitié antérieure, et comme suspendus et complètement enveloppés par les replis du péritoine, de chaque côté du sinus veineux génital, sous la veine-cave.
Leur substance a paru en général moins molle, plus compacte dans les familles de cette sous-classe que
dans la sous-classe précédente, surtout dans les esturgeons et les sélaciens.]
b. Structure intime des reins. Les nombreuses racines des canaux urinifères, qui prennent leur origine dans la substance des reins, à la manière de celles des canaux biliaires, ont des parois d'abord transparentes , qui deviennent opaques en grossissant, et montrent souvent une couleur argentée. Leurs rameaux et leurs branches se rassemblent enfin, comme dans les deux classes précédentes, en un tronc unique, l'uretère, qui suit la face inférieure du rein, [et dont nous exposerons plus bas la marche ultérieure et les différents modes de terminaison.
Les canaux urinifères ont paru très-flexueux , intestiniformes dans les reins de la carpe et de la torpille. Us sont très-peu flexueux , presque parallèles, transverses, en cœcum à leur origine, dans les lamproyes (1). Ij'ammocète les a très-flexueux (2).
Quelques poissons (les gades^\es brochets , les pleuronectes) montrent, dans la substance de leurs reins, de petits grains noirs, qui paraissent plus ou moins évidemment adhérents aux circonvolutions des vaisseaux sanguins et urinaires (3).]
d. Vaisseaux sanguins. Leurs artères se détachent de l'aorte ou de ses premières branches, ordinairement des intercostales, en rares et très-petits rameaux. La veine-cave est cachée dans leur masse, qu'elle sépare. Elle y reçoit beaucoup de petites rénales; mais une
(!) J. Multer, op. cil., tabl. xn, fig. 1, 2, 3 et 4. — (2) M. Ralhhc, mémoire pour servir à l'histoire du Règne animal; Halle, 1827, dOme partie, p. 93. (3) M. Toussaint , mémoire cité, p. 11.
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autre partie de ces veines se jette dans un tronc principal, qui se joint à la veine-cave au-delà du rein.
[Au reste, le système veineux des reins, qui est généralement très-considérable, varie beaucoup dans ses rapports et sa distribution, suivant les familles.
Il est indubitable que, dans un grand nombre de poissons (1), plusieurs petits troncs veineux, après avoir rassemblé le sang des parois abdominales , se rendent successivement dans chaque rein, et s'y distribuent à la manière des artères.
Dans ce cas les veines caudales, en longeant les reins, reçoivent à mesure leurs veines efférentes.
Dans d'autres poissons (2), la partie moyenne des reins reçoit, dans un sillon de sa face inférieure, un sinus veineux, dans lequel viennent aboutir les veines efférentes des reins; tandis que les veines caudales, et même celles de la partie moyenne du corps, s'y distribueraient à la manière d'une veine-porte soit en totalité , soit en partie.
L'autre partie, dans ce dernier plan, se rendrait dans la veine-porte hépatique (3).
Dans les lamproyes c'est encore un tout autre plan. Ici, les reins n'ont point de veine-porte, et le sang veineux des autres parties du corps n'y pénètre pas. Ils ont, tout le long de leur bord interne, un sinus caverneux, qui reçoit leur sang et le transmet dans la veinecave correspondante (voir notre t. VI, p. 260, 262 et 265).
(!) La perche, la btennie vivipare; les cyprini, les dupes; lesgades, suivant MM. Jacobton, Rathho el Toussaint. — (2) Les irlgLs, les esoc es , les pleuronecies. les sélaciens. — (5) Les murènes et la baudroye, suivant M. Jaeobson ■ de S\s(*mate vereso pecuti ri ; Hafoise* I83i,
. e. Canal excréteur des reins. L'uretère peut être formé par les premiers canaux de la partie la plus avancée du rein, et paraître déjà sous cette partie, d'où il se porte d'avant en arrière, comme nous l'avons dit, dans toute la longueur du rein, en recevant à mesure les branches des canaux urinaires de tout l'organe.
Dans d'autres cas plus rares, ce n'est que sous la partie la plus reculée du rein que de très-petits canaux urinifères , sortis des différentes parties des reins, se rassemblent en un seul tronc (les gades. les pleunectes).
Les deux uretères se réunissent le plus souvent en un seul canal, avant de se terminer. Par une exception rare, les épinoches ont cinq canaux urinaires, de chaque côté, qui se rendent séparément à la vessie. Dans la raie bouclée femelle, j'ai vérifié que les canaux urinaires qui sortent de chaque lobe convergent d'avant en arrière ou d'arrière en avant, pour se réunir à deux troncs, qui s'insèrent près l'un de l'autre, sur le côté du lobe vésical correspondant (1).]
ARTICLE III
De la vessie urinaire et des autres aboutissants > ou réservoirs de C urine dans les animaux vertébrés.
Une partie seulement des animaux vertébrés possède une vessie urinaire, sorte de réservoir musculo-membraneux qui retient pendant quelque temps l'urine que
(I) M. Toussaint, mémoire rite, p. ifl et ciftbl. il , fig, 2-e , et S.