III. STRUCTURE D£S POUMONS
fort bien, dans les grands oiseaux, des libres élastiques dont la eontinuation doit s'arranger en réseau, dans les divisions de ce tronc aérien.
C'est ce défaut de strueture réticulée qui me fait penser que la bronche s'arrête avant d'arriver au bord postérieur du poumon, et que le canal qui en est la continuation, et qui conduit immédiatement l'air dans la grande cellule latérale, n'est plus cette bronche, mais une de ses branches; ses parois se distinguant de celles de la bronche proprement dite, par cette structure en réseau qui montre qu'elles sont déjà respiranse.
La bronche intra-pulmonaire est donc, pour nous, un tronc aérien à parois non respirantes, percées d'embouchures de canaux aériens secondaires. Les unes de celles-ci sont disposées en séries régulières ; elles appartiennent à des canaux qui se terminent hors des poumons proprement dits, dans les grandes cellules aériennes; ces canaux, en traversant une partie de l'épaisseur du poumon, ou en longeant leur surface , communiquent dans les canaux aériens intra-puhnonaïf es du troisième ordre.
Les autres embouchures, dont les parois de la bronche intra-pulmonaire sont percées, plus petites , plus nombreuses, de grandeurs variées, sont celles des canaux qui vont immédiatement et exclusivement dans le tissu pulmonaire.
Leurs parois sont réticulées et criblées des orifices des canaux tertiaires. Les parois de ceux-ci montrent un réseau à mailles polygonales qui limitent des cellules de même forme, dont les plus grandes en renferment de plus petites et de plus profondes.
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C'est contre les parois de ces cellules, sou tenues par un réseau élastique, à filet de plus en plus lin ou délié, que viennent s'étaler les vaisseaux sanguins respirateurs.
Les canaux aériens infra-pulmonaires secondaires, ceux qui partent de la bronche ; et tertiaires, ceux qui ont leur origine dans les canaux secondaires, traversent le poumon dans tous les sens , se rencontrent souvent, se terminent les uns dans les autres ; ne montrent tout au plus, et dans les grands ciseaux seulement , qu'un trajet de 4 ? 5 ou 6 lignes, droit ou arqué, dans lequel il n'y ait pas d'embouchure d'un autre canal de même ordre; dansée dernier cas, leur canal reste béant et paraît soutenu par des filets du réseau élastique très-résistants., devenus comme cartilagineux, qui cerclent ces tubes tertiaires et font même saillie dans leur paroi interne, de manière à intercepter un peu les mouvements de flux et de reflux des colonnes d'air qui les traversent.
Ces filets rendent comme frangée la coupe longitudinale des tubes en question. Le réseau qui circonscrit les mailles les plus fines dans lesquelles doit s'opérer la respiration , s'aperçoit à peine dans l'intervalle de ces petits arceaux, dont j'ai constaté l'existence dans Yautruclie, le casoar^ et même dans le cygne, où il est déjà plus difficile de les voir. M. Retzius les admet généralement.
Je les regarde comme une modification du réseau fibro-élastique, qui forme la trame du tissu pulmonaire, dans tous les poumons des vertébrés.
Dans le poumon des oiseaux, ce réseau élastique montre extérieurement un cordon plat et large, en-
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tourant immédiatement les orifices des canaux aériens tertiaires , qui viennent se terminer à la surface des poumons; ce cordon est lui-même percé de petites inailles.
Dans les inten ailes des orilices en question , ce même réseau, formé d'un cordon plus fin, intercepte des mailles plus petites, que tapisse la muqueuse respirante > derrière laquelle s'étalent les vaisseaux sanguins.
Dès qu'on a enlevé cette couche extérieure plus forte du réseau élnstiquc (t), le réseau intérieur ne montre plus qu'un cordon fin , à mailles très-petites; mais interceptant et formant les parois des canaux tertiaires, circonscrivant leurs embouchures (2) , et remplissant les intervalles de ces dernières.
il est d'ailleurs facile de distinguer., par leur forme ronde, tous les orifices de canaux aériens; tandis que ceux des cellules aériennes de différentes grandeurs, ont toujours la forme potygonale.
Les canaux aériens tertiaires qui pénètrent dans tous les sens le tissu pulmonaire, viennent se terminer à la surface du poumon , où leurs nombreux orifices ronds seraient béants, s'ils n'étaient pas fermés par la plèvre, à la surface viscérale, ou par le tissu cellulaire, à la surface vertèbre -costale de ce viscère. Ce tissu cellulaire semble même prolonger le poumon de ce côté, en formant des cellules régulières en ruche d'abeille, dans
(1) Telle qu'on la voit fig. 6, dans la planche annexée à la dissertation de M. Levebaullct , déjà citée. — (2) Ou voil Iruis de ers embouchures indiquées par des lâche:* rondes plus foncées , dans la iig, 7 de la même planche.
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lesquelles les vaisseaux pulmonaires se divisent comme dans l'intérieur du poumon.
Nous avons dit que les canaux aériens secondaires sillonnent, en partie, la surface des poumons, avant d'aboutir dans les grandes cellules. Les canaux tertiaires viennent aussi se continuera cette surface; ils y forment des sillons nombreux , figurés par des cannelures arrondies.
Celles-ci figurent des zigzags ou des ondulations continues ou interrompues, dirigées principalement en travers, à la surface inférieure et le long du bord vertébral du poumon; disposés obliquement ou en éventail à la surface dorsale.
Les mailles rondes du réseau aérien le plus superficiel sont fermées, comme nous venons de le dire, soit par la plèvre qui revêt la surface inférieure du poumon, soit par le tissu cellulaire qui unit la face dorsale à la voûte du thorax; elles sont mises en évidence dans les sillons qui séparent les cannelures que nous venons de décrire 3 dès qu'on a enlevé ces enveloppes (1).
On comprendra la disposition et la structure des voies aériennes , dans le tissu intime du poumon des oiseaux, si l'on se représente un réseau, dont le cordon formerait de grandes mailles rondes, à peu près d'égales dimensions, ouvertes et formant les embouchures des canaux aériens tertiaires; dont le filet, de
(1) C'est ce qui nous avais fait dire, dans notre première édition, t. iv, p. 32 7, d'une part, que la surface d'un poumon d'oiseau est percée comme un crible; et d'autre part, que les dernières ramifications bronchiques ne se terminent pas toutes par des culs-de-sac. Aucune des voies aériennes n'est fermée que par les •nveloppe» du poumon, comme nous venons de l'indiquer.