‹ Lecons d'anatomie comparée (volume 3)Chapitre 12 sur 92 · II. DU LIQUIDE PLASTIQUE DU SANG · texte numérisé non relu

II. DU LIQUIDE PLASTIQUE DU SANG

Nous donnons le nom de plastique, ainsi que nous l'avons déjà exprimé, à la partie liquide du sang dans laquelle roulent les globules ou les vésicules, parce qu'elle paraît fournir, par une sorte de cristallisation vitale, la trame de tous nos organes. Cette partie est celle qui se coagule au contabt de l'air, et qui prod^iit ensuite le sérum et la fibrine, la partie liquide et la partie solide non colorée du sang.

(1) Annales des Seicnccs natur., S"'" sCnic, t. i, p. 520, et London mcà>€al Journal , mai 1823,

§4 XXV'^ LEÇON. DU FLUIDE NOURRTCICIEK, ITC.

I/cxpérience de Heivson que nous avons citée, par laquelle on en sépare les globules, après quoi on peut en extraire la fibrine , prouve, contrairement à l'opinion de Home, que la fibrine ne provient pas du noyau des globules. On a remarqué que la quantité de cette substance animale produite par le liquide plastique, et celle du sérum, varient suivant beaucoup de circonstan^ ces, qui paraissent dépendre du degré de vitalité dont jouissait le sang au moment où son mouvement organique, ou vital, a été arrêté, et sans doute de la cause qui a détruit ce mouvement avec plus ou moins de célérité, ou plus ou moins complètement.

M. Schultz croit pouvoir en conclure que le liquide plastique du sang n'est pas une simple dissolution chimique de la fd3rine dans le sérum, ainsi que le pensent MM. Berzélius et J. Millier; mais que l'un et l'autre forment un tout organique, pendant la vie, conservant sa liquidité par le mouvement intérieur continuel de ses molécules constituantes.

Par une suite des propriétés vitales dont il jouit à différents degrés, suivant les circonstances, ce même liquide conserve la faculté de se prendre en une masse plus ou moins compacte, soit dans les vaisseaux qui le contenaient, soithors de ces vaisseaux, lorsque le mouvement intérieur de ses molécules est arrêté.

Il est intéressant d'étudier l'influence que certains agents physiques ou chimiques que Ton mêle au sang, au moment où il sort d^ ses vaisseaux , ou qui ont agi sur ce fluide lorsqu'il y était encore contenu, en produisant la mort de l'individu, peuvent avoir sur la production de ce phénomène de coagulation.

Aillai on sait que le sang des animaux tués par

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