‹ Lecons d'anatomie comparée (volume 3)Chapitre 32 sur 92 · Dans 1rs C/wlotiiens · texte numérisé non relu

Dans 1rs C/wlotiiens

Les chéloniens ont deux veines-caves postérieures qui traversent le foie de chaque côté, et reçoivent à mesure une foule de petites veines hépatiques. Immédiatement après être sorties du foie, elles sont jointes chacune par une veine-cave antérieure du même côté, ou par le

§46 XXV' LEÇON. SECT. lïl. RESERVOIRS DU SANG.

tronc commun de la jugulaire et de la sous-clavière,et s'ouvrent toutes dans une espèce de réservoir qui communique dans l'oreillette droite par une embouchure en forme de fente bordée de deux valvules.

[Cette description extrêmement succincte, à laquelle nous avions cru devoir nous borner, a besoin à la fois de rectifications et de développements.

Les deux veines que nous avi(5ns déterminées comme des veines-caves postérieures , sont les veines ombilicales de Bojanus, les analogues de Y abdominale unique ou médiane des batraciens, lesquelles confluent en se repliant à la rencontre l'une de l'autre, et en prenant une direction transversale, dans l'isthme moyen qui réunit les lobes latéraux du foie. C'est dans ce tronc unique, transversal, auquel aboutissent les deux veines abdominales, qui n'en sont proprement que des branches, que viennent se rendre, d'autres parts, les veines des organes de chylification, qui composent essentiellement la veine-porte dans les mammifères. ÎNous y reviendrons à l'article de cette veine.

Les veines abdominales communiquent, par un rameau pectoral, avec une intercostale, et, par elle, avec un rameau cervical de la jugulaire (i).

Chaque veine abdominale a de plus une anastomose en arrière, avec l'intercostale commune inférieure ; elle est d'ailleurs la continuation de Viliaque, qui reçoit le sang de la fémorale, de l'iliaque circonflexe, de l'ischiatique, de la caudale, de l'iiypogastrique , des rénales, par l'extrémité descendante du tronc de l'azygos. Celleci, après s'être anastomosée, en avant de la poitrine.

(1) Bojanus, op. cit., f. 124, k**, k**.

avec un rameau cervical de la jugulaire, paraît conduire le sang d'avant en arrière, si l'on en juge par l'augmentation successive de son calibre, à mesure qu'elle reçoit les veines intercostales, les musculaires du dos, et des rameaux des vertébrales. Son tronc, en descendant vers le rein, s'anastomose avec une veine génitale, et se joint à riiypogastrique pour constituer l'iliaque (i). Voilà donc un arrangement, une distribution du système veineux, de celui principalement de la queue, des extrémités postérieures et du tronc , qui détermine la direction du sang vers le foie, et qui fait de cette veine abdominale, et de son ample système, relativement au foie , ce que l'artère pulmonaire est pour les poumons.

Une veine génitale que nous avons dit s'anastomoser avec le tronc descendant de l'azygos (2), se porte aussi vers le foie; mais elle traverse son lobe droit, à la manière d'une veine-cave, reçoit à mesure beaucoup de petites veines hépatiques, et se termine immédiatement, en sortant du foie, dans le sinus commun des veines du corps. C'est dans ce sinus que viennent aboutir directement les principaux rameaux hépatiques de l'isthme du foie et de son lobe gauche (5).]

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