Daris les Sauriens
Dans les sauriens et les opliidiens^ il n'y a qu'une veine-cave postérieure et deux antérieures, dont celle
(l)Ibi(l., op. cit. s. Voir d'ailleurs pour nntelligence'de ceUe description tous les détails de cette lig. 124 et ceux des fi}?. 127 et 128, tabl. xxv.
(2) Bojaniisy op. cit., fig. 124, o-z et zl; et fig. 128, z« et z^.
(3) ïbid., y, y, y. *
du côté gauche passe au-dessus du cœur, de gauche à droite, et se rend dans le réservok commun, à côté de la veine-cave postérieure. Ce réservoir analogue à celui observé dans les chéloniens , a de même son entrée dans Toreille droite, en forme de fente, et bordée de deux valvules.
[La veine-cave postérieure ne commence, dans l'un et l'autre de ces ordres, qu'au-delà des reins par la réunion des deux veines réjiales internes (les rénales efférentes de Jacobsofi),
Nous verrons, en décrivant la veine-porte de ces animaux, qu'une partie du sang des extrémités postérieures , de la queue et des parois abdominales , dans les sauriens , ou de la queue et des parois abdominales dans les ophidiens , peut être détournée dans cette veine pour la sécrétion de la bile.
Celui de la queue dans les ophidiens^ de l'hypogastrique et d'une branche de la fémorale dans les sauriens , n'arriverait dans la veine-cave , suivant M. Jacobson , qu'après avoir parcouru d'arrière en avant les rénales externes , qui se comporteraient à l'égard des reins comme une veine -porte, en s'y ramifiant à la manière des artères.
a) Système veineux des Crocodiliens,
Le système veineux des crocodiliens nous semble s'écarter, à plusieurs égards, de cette description générale.
Les deux veines-caves antérieures ne sont proprement que la continuation des jugulaires , auxquelles viennent se joindre premièrement l'axillaire, ou plutôt
sa suite, la soiis-clavicre, et, après un court intervalle, Tazygos du n^fine côté.
Les jugulaires commencent ù se rencontrer sur les côtés du cou , immédiatement en arrière des mâchoires (i).
Elles prennent leur origine dans un plexus occipital auquel se réunit un plexus spinal (2). ]
La veine-cave postérieure est formée par la continuation médiane de la veine caudale. Elle est déjà considérable à la hauteur de la partie postérieure des reins, et elle reçoit successivement de ces organes, avant d'avoir atteint les testicules, trois veines rénales.
Une autre veine rénale, qui sort de Textrémité postérieure des reins, se porte directement en arrière à la rencontre d'une'continuation latérale de la caudale, qui devient abdominale et pourrait passer l'analogue de l'abdominale des batraciens.
La veine-cave postérieure s'avance au-delà des testicules, gagne le lobe droit du foie, reçoit les veines hépatiques de ce lobe , puis un tronc qui réunit les hépatiques du lobe gauche et de l'isthme du foie , et pénètre immédiatement dans le péricarde et dans l'oreillette droite, où elle se termine (5).
b) Dans les Sauriens ordinaires.
Les veines des parties antérieures ne se réunissent pas toujours en deux troncs distincts que l'on pourrait
(1) Planche inédite de M. Cuvier, pour le caïman à lunettes.
(2) M. Panizxa, op. cit., pour le caïman à museau de brochet*
(3) PanizzOf op. cit., t. iv, f, l et 3.
considérer comme deux veiiies-caves. J'ai vu dans 1<; lézard vert la jugulaire interne se termii^r immédiatement dans l'oreillette droite, entre deux autres troncs fort courts formés par la réunion de la jugulaire interne et de l'axillaire de chaque côté.
La veine-cave postérieure semble particulièrement composée de la réunion des rénales antérieures et des veines génitales. Une veine abdominale de chaque côté, qui se rend dans le foie et se termine au tronc de la veine-porte, reçoit des veines des extrémités postérieures et de la caudale, des vésicales, des rénales postérieures, une partie de leur sang, comme dans le cas précédent.]