‹ Lecons d'anatomie comparée (volume 3)Chapitre 4 sur 92 · ART. I. DU CHYLE · texte numérisé non relu

ART. I. DU CHYLE

7' On reconnaît très-bien l'existence du fer dans le résidu du chyle distillé à feu nu ; il y est mêlé aux substances salines et au charbon.

Le chyle examiné dans les chylifères et le canal thoracique du cheval et du mouton, par MM. Prévost et Lero^er^ était d'un blanc opalin. L'air le rougit légèrement dans le vaisseau où on le reçoit, et où il se forme bientôt un caillot qui nage dans le sérum.

Une once de chyle de mouton a formé un caillot, lequel a pesé, étant sec, 0,424*'.

Ce caillot, plus soluble que la fibrine d'ans les alkalis, était composé de globules blancs, adhérents entre eux, et de o,oo35""' de diamètre. Cependant il s'est comporté comme la fibrine avec les divers réactifs.

Le sérum a pesé, après la dessication à un feu doux, a,332«'"'. Lavé à l'eau chaude, il s'en est dissout 0, 1 06*^'". d'une matière identique avec la gelée.

Ces savants en concluent qu'on retrouve dans le chyle les éléments nutritifs que renferment les aliments (1).

Suivant MM. Leuret et Lassaigne (2), 10,200^'™ contiennent de l'cslbumine ; de la soude ; du chlorure de sodium; du phosphate de chaux; une matière colorante rouge; une matière jaune soluble dans Talkool; de la fibrine, o,o5o ou 4)9 1 pour 1000.

Quel que soit l'animal dont le chyle a été extrait, il présente toujours ces mêmes substances. îl y a, déplus,

Cl) Note sur îa digeslioii, ^-àxlAM. Prcvcst et Lcro\er\ Annale» dus sci^ntes nafur., p. 48Î, t. iv, 1826.

(2) Berhcrchcs physiologiqua et chimiques pouf servir à riiistoire de la digestion, p. iitl et 160, Paris, 1885.

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de la matière grasse, mais qui ne s'y rencontre pas toujours.

Les proportions de la fibrine varient d'ailleurs beaucoup, suivant que le chyle appartient à un Carnivore ou à un herbivore. Le chyle de brebis, suivant MM. Tièdemann et Gmelin , contiendrait, sur 1,000 parties, au moins 2,40 et au plus 8,20 de fibrine; celui de chien au moins 1,70 et, au plus, 5, 60. Ce dernier résultat se rapproche beaucoup de celui obtenu par M^L Leiirct et Lassa igné.

MM. Macaire et Marcel fils {Ann. de Chim. et de Phys. t., LI, p. 571), ont donné une analyse élémentaire comparée du chyle du chien et du cheval^ et conséquemment d'un mammifère carnassier et d'un mammifère herbivore, de laquelle il résulte que :

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