C. Les Gastéropodes
Ont tous, sans exception, un S3'^stème pulmonaire inverse de celui des poissons , c'est-à-dire un seul cœur, composé d'une oreillette et d'un ventricule , lequel reçoit le sang des poumons pour le distribuer dans le corps ; au lieu que celui des poissons distribue le sang du corps dans le poumon ; en un mot , les gastéropodes n'ont jamais qu'un cœur aortique.
Tontes les veines du corps aboutissent dans une ou deux veines-caves, qui, au moment où elles arrivent à l'organe respiratoire, se changent subitement en artères pulmonaires, sans que le passage soit marqué par un ventricule, ni même par des valvules ; c'est absolument comme le changement de la veine-porte cnésaraïque, en veine-porte hépatique.
La position de l'organe pulmonaire détermine celle de ces veines ainsi que leur direction ; mais cet organe est d'ordinaire dans le oisinage du rectum, pour rece-
(1) M. d'Orbigny a représenté et décrit le cœur et les branchies de Vhyale finhalii, p. 85, et pi. 8, f. 5 et 6 des mollusq ues, de son Voyage dans l'Amérique néridionale. Il n'a trouvé, dans cette espèce, qu'un ventricule ayant la forme l'une vessie allongée, sans oreillette. L'artère pulmonaire naît de la partie inférieure et contourne extéricuremeut la branchie eu se ramifiant.
(2) jVîémoire de Cuvkr $ur Je dio bor&alis^ p, 6, et pi. 17, U 4, m et m**
voir plus promptement les veines des intestins qui apportent aussi le chyle. Il y vient aussi des grands troncs du foie»