‹ Lecons d'anatomie comparée (volume 3)Chapitre 68 sur 92 · II. Da?is tes Stomapodes · texte numérisé non relu

II. Da?is tes Stomapodes

Le cœur des crustacés stomapode$ est allonge, et s'étend d'un bout du corps à l'autre, de manière à paraître conduire, comme par une nuance intermédiaire, au vaisseau dorsal des insectes. Il a fait illusion , à cet égard, à quelques naturalistes; mais, si l'on voulait lui trouver un analogue, c'était plutôt dans les vers à sang rouge qu'il fallait le chercher.

[Nous avons décrit, en détail , avec les réservoirs du fluide nourricier, la partie antérieure de ce long vaisseau dorsal que nous considérons plus particulièrement, du moins dans Ib. s fjuille mante, comme le cœur, à cause de sa forme et de sa structure.

Ses parois présentent intérieurement dans sa partie cylindrique des plis obliques, que nous croyons produits par des faisceaux musculeux.

Le fluide nourricier, qui est d'un blanc de lait dans ces animaux, et très-abondant, à ce qu'il nous a paru, passe immédiatement du canal intestinal , où il se forme, dans un triple sinus veineux qui enveloppe l'intestin. Ce même sinus fait l'office de veine-cave, et reçoit le sang de toutes les parties du corps pour le diriger vers les branchies, par ses branches latérales. Il revient des branchies au vaisseau dorsal par les veines branchiales, petits canaux branchio-cardiaques , dont les paires répondent à chaque branchie, et se rendent de chaque côté , à la portion correspondante de ce long vaisseau dorsal.

ÏII. Dans les Amphipodes, [Nous ne connaissons que les observations faites sur

436 xxvir LEÇON. cmcuL. des animaux articulés.

la chevrette des ruisseaux , encore tendraient-elles à assimiier entièrement ce crnstacé aux insectes, relativement à son système sanguin, qui ne se composerait que d'un vaisseau dorsal, sans ramifications (i).

Il n'}^ aurait donc plus ici de réservoirs vasculaires du fluide nourricier. ]

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